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Marles is nice !!!
Marles is nice !!!

(tournois NC/D4/D3 du 28/10/07)...

jeudi 1er novembre 2007, par Pierrick

Quand 2 "loisirs" rencontrent 2 "compets" c’est nice... et ils deviennent des killers... (private joke à l’attention de ceux qui se reconnaitront)

Partir à 7H30 un dimanche matin pour aller à Marles-les-mines, ça signifie rarement qu’on est en vacances. Non, ça signifie qu’on est remonté à bloc et qu’on veut faire résonner les initiales du V.O.C. jusque dans les contrées les plus lointaines du Pas de Calais . Les objectifs sont clairs : de mon côté, 2 tournois dans ma courte carrière et pas un match gagné, alors si je sors des poules, je serai déjà bien content. François, lui ? Ben il est là, tout cool, il vient histoire de voir. Et les filles ? Eh bien Sophia et Céline sont des habituées de ce genre de journées puisqu’elle sont toutes les deux classées et entendent bien faire parler la poudre.

Pour faire un peu plus connaissance dans la voiture, nous évoquons chacun notre top 5 des « chansons à écouter pour se mettre la patate le dimanche matin pour partir en compet’ à Marles-les-mines » . Alors que François est plutôt « classic rock » (The Clash etc.), Sophia est tendance « Metal » et Céline, une "pro Avril Lavigne ». Quant à moi, au vu de ce qu’ils annoncent, je me garde bien de citer mes choix de peur d’essuyer quelques critiques acerbes (pour vous je les donne : Big bisou, La Chenille, La danse des Canards, Chaud Cacao d’Annie Cordy et Le Petit Bonhomme en Mousse. Ça, ça vous met une pêche d’enfer !!!)

La matinée passe rapidement, enfin, surtout pour François et moi, car les filles doivent attendre très longtemps pour jouer leurs matches de poules. François se sort honorablement des qualif’. Il est dans une poule de 4 et perd contre celui qui deviendra un des demi-finalistes. En revanche, il gagne les 2 autres avec des gestes de grande classe, notamment avec un jeu au filet qui m’a plutôt impressionné. Il est flegmatique, il a la classe… Finalement, c’est un peu le Roger Federer du V.O.C. .

Il est malheureusement défait en 1/8e par un joueur qui empêche donc notre confrontation potentielle en ¼, c’est finalement là que le 2e déclic a lieu pour moi : la vengeance !

Le premier a eu lieu lors de mon 2e match de poule. Alors que j’ai remporté le premier (match) de manière laborieuse (ben oui, je voudrais bien vous y voir vous, à jouer votre meilleur bad à 8H50 un dimanche matin !!) je commence a avoir de bonnes sensations lors de mon 2e affrontement de la journée. Je suis défait en 3 sets par un musclor aimant se promener torse nu dans la salle (pectos, abdos, biceps, quadriceps, etc. tout ça étant bien saillant) mais dont nos deux jeunes amies nous disent : « il est bien foutu mais il est pas très beau ! ». Comme quoi, les discussions de la gente féminine égalent parfois le niveau de celles de la gente masculine.... Bref, le premier déclic, c’est tout simplement le niveau de jeu que j’ai su produire.

En ¼ de finale, je venge donc François (après avoir essuyé 2 volants de match, ça a été très chaud !) et je vole vers la finale après une ½ plutôt facile. C’est alors que s’engage contre musclor un nouveau combat comme rarement j’ai donné. Affûté à bloc (hommage à toi Patoche !), le sang chargé d’adrénaline, la tension à son comble : un de ces moments où en plus, la réussite vous sourit. Les échanges sont interminables : amortis, contre-amortis, dégagés en catastrophe, défenses réflexes, smashes en extensions etc. Toute la palette du joueur loisir (j’enlève donc les slices et autres coups un peu trop techniques ;) ). Ce que j’ai de plus ? : le soutien de François et des filles (si, si, je vous jure, même qu’un moment Céline a dit « allez Pierrick ! »). Et puis, suivant le conseil qu’avait un jour prodigué notre cher Joss, je mets en route l’hyper ventilation de l’espace. C’est alors qu’à 17-17 dans le second set, mon adversaire craque et me laisse filer vers la victoire finale. Tout ça, pour 3 verres et une bouteille de 75cl de bière !!! Heureusement que mon public était là pour m’applaudir chaleureusement.

Enfin, quand je dis public, je veux dire François car pendant ce temps, Céline livrait elle aussi son combat final, soutenue allégrement par Sophia, aussi expansive que sa compatriote dans ses encouragement, mais pas pour autant rancunière d’avoir été battue par celle-ci lors de la demie-finale.

Sophia, je l’aime bien parce qu’elle est un peu comme Joss : comme elle sourit tout le temps, on a presque l’impression d’être drôle avec elle. Elle aura finalement perdu 2 matches dans la journée (un contre chacune des finalistes) pour deux victoires, mais de classe. Si François c’est notre Roger Federer, Sophia, elle, c’est un peu notre Chris Evert Lloyd.

Céline, elle, sourit beaucoup également mais intériorise un peu plus. Elle joue par à-coups, mais quand elle s’y met, attention les dégâts ! Elle gagne la finale du simple dame, après être menée 6-16 dans le premier set mais en le remontant de manière fulgurante (elle le gagne finalement 21-19). Elle perd le deuxième et, menée à nouveau 17-19 dans le 3e, elle lâche tout ce qu’elle a pour mettre les 4 points qui suivent et remporter le match. Bravo ! Les gestes sont beaux à voir, la technique est là, et l’envie aussi. D’ailleurs, sa première phrase pour fêter sa victoire ne trompe pas et n’est autre que : « je dois être toute décoiffée là, non ? »

Finissons par quelques lignes sur les doubles mixtes. La paire Sophia/François est battue en ¼ par les futurs vainqueurs, avec un match épique : François court partout (et après il dit qu’il est limite physiquement ??!) et Sophia, comme d’habitude, elle sourit, car elle ne sait pas où se placer, François étant omniprésent. C’était leur premier match ensemble et ils auraient mérité mieux car je pense qu’ils ne sont pas passés très loin de la victoire.

Céline et moi gagnons difficilement notre ¼ mais faisons imploser l’équipe adverse lors des ½. Et ce, malgré mes bois à répétition, à tel point qu’elle finit par me surnommer ’Suzy 2’. Pour ceux qui ne la connaissent pas : Suzy est une des compétitrices de l’âge des filles mais qui malgré ses bois est classée D2, donc trop haut pour jouer le tournoi de dimanche dernier. Boiser un max et être classé D2 ? ok, ça m’irait.

Enfin, la finale se joue une fois que tout le monde est parti. Quand je dis tout le monde, c’est qu’il reste environ 10 personnes dans la salle, les 4 joueurs sur le terrain inclus. La tension des finales simples retombant, nous nous inclinons en 3 sets en passant cependant tout près de la victoire (nous perdons le 2e set 20-22). C’est pas grave, nous gagnons un nouveau lot par personne, dont une brosse pour Céline, ce qui la rend folle de joie, surtout que, dans la foulée, elle retrouve la barrette qu’elle a cherchée toute la journée.

Tout est donc bien qui finit bien. Nous rentrons fatigués mais heureux !

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