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    Pouah ! Quelle reprise !

    lundi 12 novembre 2007, par Joss

    La saison 4 des loisirs en interclub commence un 11 novembre. Ca c’est de la série à succès, bon je pense pas qu’on va concurrencer la p’tite maison dans la prairie, mais on va commencer à lorgner du côté de 24 h chrono. En plus le rebondissement inédit de cette année, c’est que notre équipe de demi-bras cassés (ouais il y a quand même Patrick qui joue super bien sous la pression), évolue cette année en D2.

     A vot' bon souvenir, M'sieu Dames

    Et ouais, cette année nous sommes en D2. L’Prez et le Codep ont décidé vu qu’on se la pétait un max, de nous faire basculer en D2 à l’insu de notre plein gré. On se dit bien que cette promotion ne s’est pas faite vraiment à l’aune de notre brillante saison passée en D3 (6è sur 12), mais bien parce que la D3 et la D4 étaient déjà complètes, et qu’il manquait de chair à volant dans les divisions supérieures. Du point de vue de l’équipe proprement dite, cette année, nous déplorons le départ de Guillaume Contart qui est parti évoluer sous d’autres cieux (là où les gens ont dans leurs yeux le soleil qu’il n’y a pas dehors, vers Lens et au delà, parce qu’ici à Boulogne, c’est pas pareil, avec le vent à décorner des bœufs, les nuages, hé bin, ils arrivent pas à s’accrocher bien longtemps, sauf quand il y a un tempête, mais bon une tempête par semaine c’est seulement histoire d’hydrater l’jardin). Mais nous avons toujours notre noyau dur composé dans le désordre de Charlotte, Marie-Laure, Patrick, Ricou (Kirikou m’a-t’on soufflé à l’oreille), Xavier, Jérôme, Jean-Marc, Jocelyn et Pierrick pour sa dernière journée officielle sous les couleurs du VOC. On se fait chier à former un gars à l’âpreté de la compétition, et quand, enfin, il commence à se sortir le poing du fondement, c’est pour aller s’expatrier dans un bled où on fabrique des parapluies !

     C'est pour qui le derby ?

    Un seul objectif cette année en D2 (sachons à l’esprit garder que il y a pas deux ans nous évoluions encore en D4), c’est remporter le derby de la côte contre Saint-Etienne-au-Mont comme l’année dernière. Etant donné que les stéphanois arrivent à l’heure et que le VOC est au complet, sont lancés, non pas deux, non pas trois, mais pas moins de quatre matches simultanément, du jamais vu en interclub départemental. Pec-Pec contre Papy, Xavier contre Martial le Maudit, ainsi que Marie et Pierrick entament le bal des simples.

    Bougnat tu peux garder ton vin, Patrick est revenu... Bon le premier simple est désormais un classique de notre derby, mais au vu des performances patrickiennes de l’ultime journée de la saison passée, les médisants auraient pu enterrer notre numéro 1 sous des tombereaux de critiques. Il faut savoir que le Patrick n’est pas un être humain, en fait c’est un mollusque. Il ne possède pas à proprement parler de squelette interne, comme chaque être humain peut s’en enorgueillir, non lui ce qui le maintient debout c’est l’âme de la compétition et son calcium c’est la rage de vaincre. Il faut savoir que le mardi précédent la compétition, Laurence l’a lâché route de Calais près d’Haffreingue, après notre entraînement vers 22h15, pour qu’il retourne chez lui à Wimereux en courant dans le noir complet, avec un jambon entier cousu sur le corps et sept pitbulls à ses trousses. D’accord j’exagère pour le jambon et les pitbulls, mais le reste est vrai ! Il a trop regardé Rocky avec son fils, moi j’dis. Tout ça pour dire qu’en face il y a du répondant et Patrick passe encore une fois sur le fil, grâce à sa présence et son physique de monstre (un mollusque avec un endosquelette en testostérone, c’est quand même pas très esthétique).

    Xavier nous refait le coup du mental de roseau dans un corps de chêne, et en plus face à Martial il ne faut pas faire de fautes. Bon on peut dire que Xavier il est pas du matin et chercher des excuses bidon, mais les faits sont là : il souffre indubitablement d’une surcharge capillaire évidente. Faut pas chercher plus loin, c’est l’Samson à l’envers et pis c’est tout.

    En parlant de défaite en deux sets pas glorieuse, penchons-nous maintenant sur le match de Marie-Laure. C’est sûr que venir à quatre entraînements depuis le début de l’année, ça aide moyen à retrouver des sensations. En plus l’année dernière Marie a chopé un set à son adversaire et ouais ! Bon c’t’année j’vois pas bien, elle était tout juste rosé clair à l’issue de son match, pas écarlate à n’avoir plus une goutte de sang dans le corps sauf à la périphérie de la peau. Surchage capillaire ?, non pas possible les filles gèrent ça beaucoup mieux que les gars. On peut pas toujours tout analyser, c’est comme les soucoupes volantes, personne ne sait rien et arrêtons avec les ballons sondes qui se cassent la gueule dans l’atmosphère, et le triangle des Bermudes en connexion directe avec l’Atlantide et Mû, il y a quelqu’un qui l’explique ? Alors !

    Un petit rappel, nous possédons dans notre équipe le tenant du titre du tournoi NC de Marles. En face de lui un classé D4 (p’têt même un D3). Son nom il le signe à la pointe de la raquette, d’une croix qui veut dire Pierrick, Pierrick, Pierrick, renard fûté qui fait sa loi, Pierrick, Pierrick, Pierrick vainqueur tu l’es à chaque fois... qu’il se retire le poing du fondement. Non parce que c’est sûr que son adversaire a progressé par rapport à l’année dernière, mais Pierrick se fait, nous fait, peur : un volant de set contre lui dans le premier, la concession du deuxième set, si tu t’enlèves un poing pour en remettre un autre j’vois pas l’intérêt, à la limite tu te claques les deux d’un coup pour le record, non ! Ceci étant il joue remarquablement le physique dans le troisième set et son adversaire craque à l’issue d’un point très disputé.

    Bon deux à deux restent les doubles, officiellement notre point fort. Sur la journée je joue un match et avec le chevelu encore ! Honnêtement Xavier et moi tenons la cadence jusque 10 égal dans le premier 15 égal dans le second. Ensuite il nous manque un service fort pour enchaîner les points, vu qu’on s’effondre tel une tour Jenga en fin de partie. Pas du glorieux encore le double homme.

    Le double mixte composé de Charlotte et Jean-Marc affronte Martial le Maudit et une stéphanoise qui livrera plus tard dans la journée LE match énorme contre la pensionnaire de Longuenesse. Autant dire que c’est du lourd. Il faut préciser que Jean-Marc a passé le cap de la quatrième dizaine la veille et a noyé son chagrin à grands coups de tartiflette, de cookies, de glace et j’en passe. Donc le jeu aérien et délicat s’en ressent forcément. C’est vrai qu’à ce moment-là je suis en train de foirer mon double avec Xavier, ceci étant un observateur chevronné, expert du "on refait le match", à corps de mollusque remarque que le double ne joue pas comme d’habitude. Ils arrachent néanmoins un set à leurs adversaires, mais sur trois joués ça ne suffit pas.

    Du coup on foire notre objectif de la saison, gagner contre Saint-Etienne-au-Mont. Le pire c’est que l’objectif de Saint-Etienne, c’est de nous battre. Le partage des points n’aurait pas été du vol, mais un derby sans victoire c’est de la meeeeerde. A l’année prochaine.

     Aire 1, c'est de la grosse cylindrée

    Pendant que Xavier et moi tentons d’égorger notre chagrin en échauffant Jérôme et Pierrick sur un court dédié (du jamais vu en interclub D2), Ricou entame son simple contre un gabarit semblable, tonique, du "qui court partout". Le Ricou, il aime pas être mené, du coup il tente des coups de ouf qui se terminent dans le filet, du coup il s’énerve et sort ses volants. Attention, ’faut rien enlever au mérite de son adversaire qui est un ancien du Codep, même s’il s’est fait une petite nuit blanche avant d’arriver à Boulogne. Du coup le match se termine en deux sets et Ricou, frusté tente de broyer son chagrin avec les gars de Saint-Etienne sur le court dédié (unique en interclub D2). Patrick, au même instant, entreprend de dégoûter son p’tit jeune de l’année.

    Le numéro un de Aire ressemble physqiuement à Richard Gasquet, grand, qui court partout, technique et qui possède une grosse frappe. Il entraîne Patrick dans un faux-rythme qui énerve notre bon vétéran. Ils se font visiter tout le court à tour de rôle et remportent un set idem. Mais notre fieffé vieillard en a encore sous le pied alors que notre jeune pousse de dix sept commence à donner des signes d’épuisement (la fatigue c’est dépassé depuis un moment). Dans le troisième set pendant que Patrick sautille sur place pour rester chaud entre chaque service, son adversaire est plié en deux les mains sur les cuisses. Mohammed Ali / Georges Foreman à Kinsasha. Hop, hop, danse du chat, PAF, grosse patate, eh ouais il claque même un ou deux smashes le grigou ! Et hop il cueille le match comme un fruit mûr. Bon je suis quasiment sûr qu’au moment où vous lisez ces lignes, il se déplace à l’aide de son déambulateur parce que la marche à pied, c’est plus la peine d’y penser avant une semaine, mais dimanche il sautillait entre chaque point, si, si !

    Une petite parenthèse pour faire état du plus beau et intense match de cette journée, qui a opposé Capucine de Longuenesse à Pauline de Saint-Etienne-au-Mont. Le match a duré des heures, et deux compétitrices énormes se sont fait face, elle n’ont rien lâché, trois sets exceptionnels qui ont vu la victoire de la fille de Longuenesse. Après elle a enchaîné un match idem contre Montreuil, qu’elle a reporté pareil. Ca va être la fille à battre de cette division, et encore là elle a joué en short, qu’est-ce que ça va être quand elle aura touché sa jupe officielle !

    En même temps Charlotte prend un point précieux à une fille dont c’est la première compétition. Pas de problème et une petite dizaine de points concédés sur deux sets. Bon bin RAS, c’est du sérieux, c’est de l’appliqué. En ce qui concerne probablement l’ultime match de Pierrick sous nos couleurs, Charlotte résume l’enjeu simplement : "Allez Pierrick, on a besoin du point". Et on ne tarit pas d’éloges quant à l’entame du match : "depuis qu’il a remporté le tournoi de Marles, il a eu un déclic", "c’est sûr que c’est pas grâce à nous qu’il aurait pu l’avoir, ouarf, ouarf, avec la pression qu’on lui met tout le temps, ouf, ouf !". Il nous remporte un premier set de maître. Mais l’airois montre un tout autre visage dans les deux sets suivants, qu’il remporte à la biene. On avait besoin du point, on fait confiance et voilà !

    Maintenant que Ricou s’est calmé avec les stéphanois, il prend part au double mixte avec Marie-Laure. Bon pareil, un match tranquille rondement mené. Nous menons trois à deux à la fin du double messieurs de Jean-Marc et Jérôme.

    Après la perte sèche du premier set, Jérôme et Jim se trouvent enfin et remportent le deuxième sur le fil. Mais Jim n’est pas content de lui, et quand Jim est pas content de lui, il joue pas le jeu de Jim, il oublie ses services inspirés par le Malin, tellement ils sont vicieux, il est pas content quand il marque un point de défense, bref il est pas content de ne pas développer du beau jeu. Mais quand on joue pas bien, parce qu’on veut faire le beau jeu, bin c’est pas beau quand même. Ceci étant, Jérôme vend chèrement la peau du VOC, lui il s’en fout du beau jeu, c’est un killer, il a encore failli se battre sur un détail de ligne ou de plafond, avec une mauvaise foi de McEnroe. Nous laissons le gain du dernier match de la journée à Aire-sur-la-Lys. Ce qui nous fait quand même trois à trois et le point du match nul.

     Conclusion

    Trois équipes se détachent nettement au cours de cette journée : Saint-Etienne-au-Mont, Montreuil et Longuenesse. L’analyse de ces équipes, montre encore davantage qu’en D2, les filles comptent pas pour des prunes. Donc on va organiser un stage de survie d’une semaine dans les dunes d’Ecault pour Marie et Charlotte, avec une raquette et un volant comme moyen de se nourrir. C’est fort giboyeux dans ce coin-là, un volant ça peut sortir à 300 km/h de la raquette, maintenant il suffit d’adapter sa frappe à l’arrêt du sanglier en pleine course. Et la viande crue il n’y a rien de tel pour le teint. Si, si c’est important d’avoir un joli teint en compèt’ !

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Une défaite, un nul.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 2/4 Saint-Etienne
    Patrick PECQUEUX 22/20 - 21/19
    Xavier OUDIN 13/21 - 13/21
    Pierrick MARY 23/21 - 19/21 - 21/15
    Marie-Laure HUMBLOT 6/21 - 5/21
    Charlotte V./Jean-Marc M.  15/21 - 21/15 - 14/21
    Xavier O./Jocelyn K. 14/21 - 16/21
    Boulogne 3/3 Aire-sur-la-Lys
    Patrick PECQUEUX 19/21 - 21/19 - 21/15
    Eric STROMBONI 17/21 - 15/21
    Pierrick Mary 21/19 - 10/21 - 10/21
    Charlotte VERPOORT 21/7 - 21/5
    Marie-Laure H./Eric S. 21/9 - 21/15
    Jean-Marc M./Jérôme T. 9/21 - 21/19 - 15/21