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    D3, 4è journée
    D3, 4è journée

    Les derniers exploits de la saison

    lundi 28 mars 2011, par Joss

    Faut-il rappeler qu’en D3 on adore se blesser l’avant-veille d’une journée d’interclubs ? Cette fois le gagnant s’appelle Jérôme qui s’est killé tout seul la cheville vendredi soir. Jérôme si tu nous lis... Hum ça fait deux fois consécutivement qu’il fait défaut à l’équipe, ça appelle la sanction, je vais finir par le remplacer par Edern. Non, c’est drôlement disproportionné comme sanction.


    Les couleurs du VOC sont défendues en ce dimanche de changement d’heure par Marie-Laure, Anne, Sylvie, Patrick, Renaud, Antonin, Dominique, Xavier le grand (père d’Alexandre) et Jocelyn qui ont du mal à se lever mais se réjouissent de n’avoir pas deux heures de route pour arriver à la salle Degand, même si pour certains d’entre eux, il faut tourner deux plombes dans Boulogne telles des glennes soûles pour en trouver le parking. En même temps, ça leur apprendra à ne pas avoir assisté aux deux éditions du tournoi déboulonné qui se sont déroulées dans cette salle. Et si !, finalement j’ai appelé Edern, je lui ai ouvert les portes de la D3, mais il n’a pas su en saisir les poignées. Edern, une convocation ne se refuse pas, même si elle a lieu à 21 heures la veille. Les portes de la D3 viennent de se claquer, j’espère sur tes doigts boudinés.

     Béthune : LE match à 6 points

    Béthune est juste au dessus de nous au classement et c’est le test de la journée. On commence par les doubles où nous sommes lamentables cette année. Et nous ne dérogeons de nouveau pas à la règle Renaud et moi, malgré des boudiou d’automatismes chèrement acquis le mardi qui s’évanouissent comme rosé au soleil le dimanche (il n’y a pas de faute d’orthographe, parce qu’un petit rosé en terrasse ça traîne pas, sinon ça réchauffe, quel barbare boit du rosé tiède ?). On se mange deux sets sans déclic, ni traits de génie qui sont pourtant notre marque de fabrique. Dans la même foulée Marie et Dominique s’inclinent face à une paire rodée et une compétitrice de qualité. Elle dispose ensuite de Sylvie en puissance en simple dame, et pourtant c’est pas tous les jours qu’on dispose de Sylvie en puissance. Au rang des satisfactions on note le retour définitif de Patrick l’impitoyable qui provoque des cauchemars à son adversaire et ce pour plusieurs jours au vu des étirements qu’on lui voit faire. Xavier tôt le matin, n’est pas l’invincible machine de guerre vers laquelle tout compétiteur tend. Il arrive à s’incliner en trois sets âprement disputés. Que peut-on dire d’Antonin, mis à part qu’il a un goût médiocre en matière de séries télévisées - comment peut-on même seulement imaginer comparer la bouse How I met your mother et la sublimissime Community, et préférer la première à la seconde ? - voilà un gars dont on pourrait croire qu’il dort sur son potentiel. Certes l’adversaire était coriace, technique, retors, avec une frappe de mule, supérieur, mais perdre en deux sets, sans rire, quoi, on dirait un de mes matches !

    Du coup on prend six points dans la face, avec un point average drôlement minable.

     Loos : L'AUTRE match à 6 points

    Loos, c’est la même configuration, sauf qu’on est juste au dessus au classement. Patrick entame la danse avec un jeune D1 qui pêche par excès de confiance. Alors que Patrick remporte le premier set in extremis, notre godelureau de Loos remet un volant de set dans le second (remesttre un volant de set n’este que folye, messire !). Quelle erreur jeune homme ! l’emprise du Patrick sur un match est comme la mâchoire du pitbull, refermée, elle ne se relâche qu’une fois tous les os brisés. Cette leçon valait bien un match, assurément. Xavier est enfin en mode invincible machine de guerre, deux sets secs et rapide avec ça. Sylvie se bat tel une lionne in Zion, mais le physique n’est pas là, au grand étonnement de Patrick. Il s’agit néanmoins d’une défaite honorable en trois sets avec effondrement relatif dans le dernier. Antonin justifie enfin la confiance placée en lui et vient à bout en trois sets disputés de son adversaire, on peut affirmer sans nul doute qu’il nous apporte le point du nul (ça n’est PAS péjoratif). Renaud et Anne héritent du jeune homme floué en mixte, qui du coup se venge violemment sur Anne, trois volants pleine face (respect Anne), à peine si elle tremble et Renaud qui ne fait rien pour la protéger ! Deux sets expéditifs. Dans le même temps je décide de changer de compagnon d’infortune en la personne de Dominique qui, fortement impressionné par mon aura, hésite à sortir les coups qui le rendent si célèbre à l’entraînement, et c’est ainsi que le premier set s’en va. Dans le second, un réveil salutaire nous offre un volant de set, mais cette incapacité chronique cette saison de forcer la décision au moment M, nous coûte le match. J’avoue ma contrariété de cet état de fait en lançant ma raquette telle une fusée de feu d’artifice, oooh la belle rouge.

    On fait jeu égal à cause de la faiblesse de nos doubles, ça c’est parce qu’on a trop de terrains maintenant, on privilégie le simple alors qu’avant on n’avait pas le choix, c’était double ou rien. Ah bravo Boulogne, en construisant Gayole tu prives tes badistes de victoires de double !

     Rouvroy, le ventre mou face au mal classé

    Le ventre mou c’est nous. Y-a-t’-il jamais eu un joueur de départementale qui pût se targuer de mettre Patrick minable ? Pas que je me souvienne. Ma foi le jeune C4 de Rouvroy peut désormais s’en enorgueillir (facile à lire, difficile à prononcer). Laisser juste deux fois onze points à Pec-pec, c’est l’exploit du jour. Xavier tombe quant à lui sur un excellent frappeur, il lui faut toutes ses ressources mentales (et les vannes de son pitaine adoré) pour en venir à bout en trois sets. Dominique se remet habilement en selle en éparpillant son adversaire (il retrouve ses coups qui le rendent si célèbre à l’entraînement). Mais la très grande satisfaction de la journée nous vient de Anne. Certes d’aucuns peuvent lui trouver un air d’animal traqué dans le regard, mais c’est une prédatrice sans complexes qui s’impose sans façons et en deux sets secs s’il vous plaît et face à une adversaire de valeur qui plus est. D’ailleurs c’est cette adversaire que je faillis éborgner dans une frappe superbe, centrée dans le tamis avec un angle et une puissance mes aïeux. C’est le seul geste qui surnage dans l’océan de médiocrité dans lequel je naufrage une nouvelle compagne d’infortune en la personne de Marie, qui ne méritait pas une telle humiliation. En même temps l’adversaire masculin n’est autre que le jeune C4 de sinistre mémoire, on se console comme on peut... Heureusement Antonin et Renaud ne jouent jamais ensemble en double, pas d’automatismes, pas de tactique des frères catapulte, du coup alignés dans le double homme ils portent au firmament ce que fût jadis l’esprit du VOC en départementale : l’improvisation. Et grâce à cette ultime victoire, ils nous permettent d’engranger les trois points sans lesquels la journée n’aurait pas été complète.

    Il est à noter que je réussis l’exploit de perdre avec trois partenaires différents, mais je n’arrive pas à en tirer une conclusion satisfaisante...

     Pour conclure

    Cette journée est la parfaite illustration de la saison qui s’achève, on perd large contre les mieux classés, on fait jeu égal avec le milieu du classement, et on gagne face aux mal classés, bref du ventre mou. Les carences sont connues, les solutions pourraient être apportées, mais qu’importe, là n’est pas véritablement notre objectif. L’objectif est de s’amuser tout en étant opposé à des personnes différentes, de former du compétiteur avant qu’il ne s’en aille, de motiver d’autres membres du club pour leur refuser de participer pour cause de surnombre et, face à la joie d’une équipe qui a terminé une saison laborieuse (larme qui coule sur la joue, visage qui se tourne vers le soleil couchant) se dire que tout ne fût pas vain.

     Prochainement dans Departmental III

    Edern restera-t’-il définitivement à la porte de la départementale ? Thierry rentabilisera-t’-il enfin ses Arc Saber ? Xavier Pouille demeurera-t’-il à jamais une cellule dormante ? Une nouvelle équipe sera-t’-elle jamais inscrite pour évacuer le trop-plein d’amateurs de sensations fortes ? Bien d’autres mystères seront opposés à votre sagacité dans la prochaine saison de Departmental III.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Une défaite, un nul, une victoire.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 1/5 Béthune
    Patrick PECQUEUX 21/19 - 21/7
    Xavier OUDIN 22/20 - 16/21 - 15/21
    Antonin LOUVET 13/21 - 17/21
    Sylvie MASSUARD 10/21 - 8/21
    Marie-Laure H./Dominique D. 13/21 - 12/21
    Renaud D./Jocelyn K. 11/21 - 15/21
    Boulogne 3/3 Loos
    Patrick PECQUEUX 21/19 - 22/20
    Xavier OUDIN 21/4 - 21/15
    Antonin LOUVET 17/21 - 21/17 - 21/16
    Sylvie MASSUARD 21/14 - 18/21 - 12/21
    Anne C./Renaud D. 5/21 - 11/21
    Dominique D./Jocelyn K. 18/21 - 21/23
    Boulogne 4/2 Rouvroy
    Patrick PECQUEUX 11/21 - 11/21
    Xavier OUDIN 21/13 - 15/21 - 21/16
    Dominique DECOUT 21/6 - 21/4
    Anne COLON 21/13 - 21/15
    Marie-Laure H./Jocelyn K. 6/21 - 8/21
    Renaud D./Antonin L. 21/16 - 21/17