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    D5, 3è journée
    D5, 3è journée

    A y est ! Nous avons enfin trouvé notre simple 2 !

    lundi 13 février 2012, par Joss

    Samedi soir à 17h00 salle Gayole venant soutenir l’équipe de pré-nationale, le moral n’est pas bien haut. Aurore, Renaud et Jérôme sont indisponibles pour raisons diverses, si je vous dis qu’il y en a des sérieuses et d’autres de la rigolade, je pense que vous saurez attribuer qui à quoi. Mais bon je ne vous dis rien. Donc il reste l’Amicale badiste de la maison de repos Les Jardins d’Automne [1] : Dominique Jean-Marc et moi même qui émargeons à plus de 120 ans à nous trois et Marie courageuse abeille et pâtissière hors pair. Coup de théâtre ! Dominique m’appelle à 20h00, il a réussi à recruter Marc, un sportif (il en fallait bien un dans cette équipe) encore classé D4 par manque de tournoi, une perle rare.


    Evidemment quand on est en effectif réduit, on joue toujours les mieux classés et les matches importants : Arras et Billy-Berclau invaincus cette saison et Divion à domicile juste devant nous au classement. Je fonde donc légitimement beaucoup d’espoir sur notre nouvelle arme secrète (tous les ans on a une) : Marc notre bleu-bite du jour. Alors que le 25 mars au Touquet, on aura juste deux rencontres tout mouillé, là je parie que l’effectif sera au complet. Bref nous nous élançons vers Divion suivant Dominique qui connaît presque bien le coin.

     Arras, le drame

    La salle est sympa, chauffée et abrite simultanément une compétition de tennis de table, le baby-foot de la raquette en gros, mais qu’est-ce qu’il peuvent gueuler, c’est incroyable. Mais la salle est aussi glissante. Le problème à résoudre cette journée se situe dans la préservation de Marie vu qu’elle va se taper six matches, donc elle entame direct le premier match de la journée contre l’arrageoise à jupe à deux étages qu’avait affronté Charlotte il y a quelques années. Marie a froid aux pieds et comme chacun le sait moitié de pied pas réchauffée appelle la grosse branlée. Marie ne fait pas mentir l’adage. Comme Marc est associé à Marie dans le mixte, il joue en même temps en tant que simple 2 (je les préserve mes armes secrètes) et s’impose tranquillement en deux sets. A-t’-on enfin mis la main sur le joueur de simple qui nous manque tant ?

    Vu que Jean-Marc doit s’aligner en double hommes avec Dominique, c’est lui qui prend la suite contre un jeune beatnik en devenir, dans le premier set Jean-Marc n’a aucun souci, mais le deuxième pose plus de problèmes et Jean-Marc le concède. Je m’aligne à mon tour contre un autre petit jeune puissant, physique et qui ne fait pas de fautes. Je perds logiquement le premier set. Dans le deuxième j’ai de meilleures sensations je le fais courir comme il faut je construis habilement, je mène au score quand soudain, le drame. Jim se tord de douleur sur son terrain à 17/16 ou 18 peu importe. Il pleure en regardant son genou détruit, de la fumée sort des servomoteurs qui l’assistent en compétition, et un vent de tristesse s’abat brutalement sur la salle. Jim s’apprêtait à arrêter les interclubs pour sa préparation au marathon. Le sort cruel en a décidé autrement. Oui Jim tu t’arrêtes, mais pas pour préparer le marathon, tu pourras faire les crêpes, c’est bientôt mardi gras (j’ai pas trouvé la rime en "ton"). Du coup moi je suis super déstablisé, c’est pas beau de voir les gens souffrir, de les voir face à leur rêve brisé, c’est pourquoi je m’incline de peu, mais je m’incline tout de même dans le second set.

    Heureusement Marc est aussi habile en mixte avec Marie qu’en simple, et que cette dernière arrive à jouer juste (vu qu’elle s’est habilement préservée dans son simple). Et cette jolie paire nous permet de rester à flots. Je dois remplacer Jean-Marc dans le double homme associé à Dominique, mais je suis encore hanté par le souvenir effroyable de bruit de l’entorse et des sanglots déchirants de celui à qui je prends la place. Du coup je n’arrive pas à dégager plus loin que le milieu du terrain, mes services vont dans le filet, j’attaque à contre-temps, et Dominique affecté comme on peut l’être après un tel coup du sort ne joue pas son meilleur jeu. Nous nous inclinons misérablement, incapables de rendre honneur au sacrifice de Jim. Il est temps d’entamer la super brioche aux pralines que Marie nous a concocté. On perd sur le fil, face à une équipe solide mais prenable.

     Divion, le frémissement

    Alors que Jean-Marc part faire une radio à l’hôpital de Divion - qui est à un quart d’heure de la salle de sport, c’est pratique - nous sommes condamnés à enchaîner les matches. A que n’avons-nous pas de solides rocs en interclub, le VOC en D5 n’est-il donc peuplé que de brindilles verglacées se brisant au moindre coup de vent ? Un rapide coup d’œil à la feuille de match divionesque nous indique que nous allons affronter un D2 et deux D4. En Division 6 on aligne quoi les élites ?

    Marc et Marie commencent chacun leur simple et ont des résultats diamétralement opposés ou presque. Marie doit commencer à se réchauffer tout de même vu qu’elle se débrouille bien mieux dans le second set, même si elle ne conclut pas favorablement. Marc tout en maîtrise domine son sujet en deux petits sets. Je pense qu’on tient un joueur de simple qui nous manque tant. Dominique entame un match de guerrier, face à un adversaire qui ne lâche rien. Et vas-y que je te construis des points, que je place des volants, que je réfléchis à une stratégie. Incroyable, trois sets d’une intensité rare et à la fin du troisième c’est tellement beau qu’on croit tous que c’est Dom qui gagne. Pas de bol la victoire est à son adversaire, mais quel match ! Marie et Marc se retrouvent à nouveau dans un mixte de compét’, fille devant gars derrière et ça fonctionne tellement bien que les pieds de Marie pourraient presque refroidir. Encore un point remporté tranquillement.

    Dominique et moi avons le point du match nul au bout de notre double. Nos automatismes commencent à se remettre en place, nos dégagés sont plus profonds, notre complémentarité est plus évidente : Dominique court, je le regarde, bref chaque équipe remporte un set. Mais c’est la volonté de rendre hommage à l’indicible sacrifice Jim et pour ne pas trop me mettre la pression dans le simple homme qui va suivre, qui transcende notre jeu dans le troisième sets nous souffrons, nous plions mais nous ne rompons pas ! Et nous avons ce point qui nous assure le match. En revanche je ne me suis pas trop économisé et je le paye cash contre le D2, encore un ex-jeune entraîné par Dany notre Prez adoré. Je me bats pourtant, mais au lieu de conclure rapidement ses points, mon adversaire continue à me faire courir. Moi en général j’aime bien parce que je sais que ce genre de tactique peut vite se retourner contre son instigateur. Sauf là. Pendant ce match interminable que je perds, Marc entame son simple contre Billy-Berclau. Nous partageons les points avec Divion, ce qui n’est pas une si mauvaise opération.

     Billy-Berclau, défaite Interdite

    L’Interdite à Billy-Berclau, boîte de nuit mondialement connue pour... pour des trucs me permet ce petit jeu de mot. Marc emporte une nouvelle fois son simple en se faisant un petit peu peur dans le second set, juste histoire d’entretenir le suspense. C’est bon nous l’avons ce joueur de simple qui nous manque tant ! Marie se prend une claque justifiée face à une adversaire vraiment au dessus du lot, autres équipes comprises, mais c’est la tactique. Dominique remporte facilement son simple, on a aussi un solide joueur numéro 3 à la maison de repos les Jardins d’Automne [2]. Dominique se révèle être un joueur de simple redoutable, derrière son air bonhomme de sergent recruteur de l’US Army se cache un impitoyable tueur.

    Je termine à peine mon simple contre Divion que j’enchaîne celui de Billy. Je me dis que vu que je suis chaud, c’est le moment idéal, après tout en séance d’entraînement, on en fait autant. Je prends relativement vite la mesure de mon adversaire, je sers super trop bien et hop le premier set dans la musette. Dans le second je suis mené de cinq points tout du long lorsque pointe une crampe à 19. Du coup je me déplace moins réfléchis plus et fais moins de fautes jusqu’à renverser la vapeur et obtenir un volant de match. Je suis pris sur une contre amortie et vois le volant de mon adversaire finir faute, jusqu’à ce qu’il tombe sur la ligne. Argh ! Ce dernier ne laisse pas échapper sa chance et obtient le deuxième set. Le troisième démarre plutôt bien malgré la crampe, je sers à nouveau comme un Dieu (le fils aîné), mais je ne peux plus courir, alors je place ou fais semblant d’être dépassé (oui pour de faux, je ne suis jamais dépassé). Je me paie même le luxe de mener au score jusqu’à la deuxième crampe. Cuisse droite, cuisse gauche, je ne peux littéralement plus bouger, je m’effondre à genoux, tel Vercingétorix déposant les armes devant César (j’arrive pas à faire les trucs simplement, désolé). Je ne peux qu’abandonner les larmes aux yeux face à mon rêve brisé : remporter un simple avant la fin du monde de 2012.

    Pendant ce temps Marc et Marie remportent encore leur mixte comme si c’était du gâteau. En parlant de ça la brioche de Marie aux pralines : du nanan ! Comme le dit Dominique en Interclub de cuisine Marie serait number one et facilement. Du coup se pose l’épineux problème de mon remplacement dans le double homme. Ah si nous avions de solides rocs en Interclub, à la place de brindilles verglacées se brisant au moindre coup de vent ! Du coup, à l’instigation du capitaine de Billy qui n’est autre que mon adversaire du simple, propose que Marc me remplace. Président, si tu ne veux pas avoir à être au courant d’un acte illégal ferme les yeux à présent. Et oui on ne peut pas réglementairement aligner un joueur 3 fois dans la même rencontre. Fi des règlements ! Nous sommes blessés et victimes de trahison (non c’est pas pour vous Jérôme et Renaud, c’est notre corps qui nous a trahi) et le capitaine de Billy voit la détresse qui nous envahit. Alors Marc se lève pour accomplir ce que nul avant lui n’a fait et ne fera jamais plus : un grand chelem, gagner sept matches sur six possibles. Avec l’aide précieuse de Dominique le VOC accomplit l’exploit incroyable de remporter le double homme et la victoire face à Billy l’invaincu !

    Je rends hommage au capitaine de Billy et de son fair-play qui fait chaud au cœur.

     Pour conclure

    Ça y est on a Marc. Manque de bol avec tout ce qu’il a gagné aujourd’hui il est foutu de passer D3. Finalement c’est une bonne journée au plan comptable. Nous n’oublions évidemment pas Jim qui à l’heure où j’écris ces lignes a le genou d’un éléphant. Du coup on passe de ventre mou à ventre moins mou. La dernière journée verra un double derby de la côte, Calais et Saint-Etienne. Je suis fier des performances de l’équipe.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Une défaite, un nul, une victoire

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 2/4 Arras
    Jocelyn KOLASA 17/21 - 20/22
    Marc LAVIER 21/11 - 21/15
    Jean-Marc MAUCCI 21/11 - 17/21 - 17/21
    Marie-Laure HUMBLOT 9/21 - 6/21
    Marie-Laure H./Marc L. 21/18 - 19/21 - 15/21
    Dominique D./Jocelyn K. 13/21 - 15/21
    Boulogne 3/3 Divion
    Jocelyn KOLASA 17/21 - 20/22
    Marc LAVIER 21/11 - 21/15
    Dominique DECOUT 21/16 - 13/21 - 19/21
    Marie-Laure HUMBLOT 13/21 - 18/21
    Marie-Laure H./Marc L. 21/18 - 19/21 - 15/21
    Dominique D./Jocelyn K. 21/15 - 17/21 - 21/17
    Boulogne 4/2 Billy-Berclau
    Jocelyn KOLASA 21/12 - 20/22 - 8/21
    Marc LAVIER 21/9 - 21/17
    Dominique DECOUT 21/17 - 21/10
    Marie-Laure HUMBLOT 10/21 - 11/21
    Marie-Laure H./Marc L. 21/17 - 21/17
    Dominique D./Marc L. 21/13 - 21/17

    [1Tous droits réservés Dominique Decout

    [2Tous droits réservés toujours Dominique Decout