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    D3 A, 1è journée
    D3 A, 1è journée

    On pourrait être juste en D3 mais on est en D3 A

    mardi 13 novembre 2012, par Joss

    La plus forte progression de toutes les équipes du Volant Opale Club, c’est la division connue sous le nom de code "des Jardins d’Automne". L’année dernière nous stagnions péniblement dans le ventre mou de la D5 et cette année TA-DAM nous voilà promus en D3 et pas dans n’importe quelle D3, la D3 A. Aha ! L’année dernière on avait embauché un brancardier pour nous aider à déplacer les déambulateurs dans les couloirs glacés des salles de sport de tataouine, en la personne de Marc, et le brave garçon, visiblement débordé par le boulot, nous a ramené une jeune infirmière pour le suppléer, Elise. En même temps nous héritons d’un nouveau pensionnaire Edern, en plus de Jérôme, Dominique et Jocelyn. Quid de Marie ?


    Aaah l’entraînement du vendredi, avant-veille de compétition, est toujours le théâtre d’incompréhensions et d’impréparation qui caractérise les Jardins d’Automne. Evidemment Marie, visiteuse erratique de la salle Gayole, était présente active dynamique ambitieuse vendredi. Aussi libérais-je Roxanne de son engagement samedi, c’était son anniversaire et son partenaire de double Jay-Z était blessé. Marie plus Elise, trois matches chacune, parfaitement gérable pensais-je. Mais le dimanche je vois arriver Marie en bas de chez elle avec un tupperware pour seul accompagnement, nul sac de sport à la main, nulle farouche détermination sur son visage blafard. J’ai son sac de surgelés à la main lorsque j’entends la terrible nouvelle. Marie est malade, elle vient de vomir trois fois. Pensant que Roxanne est du voyage Marie décide de capituler avant que je lui dresse le tableau implacable du parcours féminin de l’équipe. Alors Marie a ce geste magnifique, elle me donne le tupperware rempli de cannelés et de meringues, prend le sac de surgelés, et les larmes dans les yeux et un bout de truc à la commissure des lèvres, me déclare : je prends ma voiture et je vous suis, au péril de ma vie. Je lui dis non c’est bon, Elise est jeune et elle va cavaler. Et je pars sans me retourner vers le lieu de rendez-vous avec cinq minutes de retard.

     Divion 1 les moyens de nos ambitions

    En fait nous n’avons pas vraiment d’ambitions, mais ça rime avec Divion. L’objectif est tout de même de préserver Elise un maximum, vu qu’elle va quand même faire six matches pour sa première compétition. Le VOC ne cherche pas forcément toujours à dégoûter les nouvelles recrues, mais à les rendre plus dures que le roc et insensibles à la vanne. Donc Elise et Marc débutent le mixte d’entrée, alors qu’Edern se lance sur les sentiers de la gloire en simple 2. Croyez-le ou non, mais Elise et Marc s’entendent bien sur un court. Attention, déjà à la base le Marc est assez courtois, jamais un mot plus haut que l’autre, enfin selon nos standards uh uh, mais là malgré la perte du premier set, les p’tits jeunes nous rendent honneur et permettent à Elise de remporter sa première victoire en compétition en trois sets.

    Edern quant à lui fait la preuve de son insupportable capacité à remettre tout volant dans le terrain en deux sets secs sans frémir. Il ne se rend pas bien compte l’animal qu’à force de bras roulé dégueu, de gestes improbables jamais vus dans le bad, de "je remets le volant alors que t’y croyais plus", de placement hasardeux mais efficace, il chauffe à blanc l’adversaire qui va évoluer en double homme juste après. Ceci étant c’est pas désagréable à regarder quand t’as des meringues à grignoter, pis ça devient carrément génial après deux cannelés au rhum. J’sais maintenant pourquoi Marie a dégobillé trois fois : quand elle a démoulé ses cannelés elle a dû être agressée par les vapeurs d’alcool.

    En tant que simple 3 je récolte un gamin sûrement surclassé qui canalise son énergie avec des coups à la "walegen" entre les jambes et autres frivolités techniques, genre attaque de revers, que je serais bien incapable de reproduire. A celà j’oppose mon pragmatisme et mon sens de l’économie de l’effort. A mon âge c’est pas de la fainéantise, c’est du sens tactique. Du coup je remporte tranquille le simple qui nous assure au minimum le match nul, ce qui permet à Elise d’affronter sereinement Elastic Girl.

    En fait son adversaire serait plutôt caoutchouc girl, rapport à la tonicité. Malheureusement, Elise est encore un peu tendre pour les simples en D3 A. Elle s’incline logiquement en deux sets. Aah Marie ! AAH MARIE ! Où es-tu donc ? Euh dans les toilettes...

    Marc nous déroule ensuite le match parfait contre un des gars qui m’a mis une tôle l’année passée (cherchez pas qui il y en a beaucoup), en deux petits sets. Ce qui nous permet de compter notre première victoire de l’année. Jérôme et Dominique n’ont alors plus qu’à soigner le point-average. Ce dont ils s’acquittent sur le fil en trois sets serrés ce qui est bien la preuve d’un mental d’acier sur des rouages de béton et vice-versa.

    Il n’est rien de tel pour commencer la saison sous de bons hospices auspices qu’une victoire méritée.

     Verquin retour à la réalité

    On ne change pas une tactique qui gagne, hop le double mixte s’engage avec notre personnel soignant Elise et Marc, mais là pas de bol le gars est un cogneur et la nana est une routière de la compèt’. Notre mixte s’incline mais avec combativité.

    Edern continue son implacable progression en piétinant son adversaire sous les louanges fallacieuses en deux petits sets secs. Venant de tout autre que lui c’est pénible à entendre les "oh franchement c’est super bien joué, dommage que le volant ait fini dehors", mais avec Edern c’est pire. Le mieux c’est que ça lui vient naturellement et quasiment à chaque point. Ajoutons à cela son style de jeu pour le moins agaçant, il ne m’étonnerait outre mesure qu’il lui arrive un accident avant la fin de la saison. Au fait Edern pour les dégradations de rétroviseurs à 200 euros, je serais toi je chercherai dans le milieu du bad.

    Jérôme doit jouer le simple mais après avoir pris renseignements sur son adversaire, il se remémore brusquement qu’il n’y a pas trois ans il était blessé, et du coup me laisse prendre le simple 3 contre le jeune cogneur du mixte. Manque de chance pour moi, il frappe peu et place très bien, en plus il sert court. Moi il faut que je commence le point par un dégagé sinon je perds en deux sets. Aaah là-dessus je suis intransigeant. Du coup j’enregistre ma première défaite de la saison, j’ai été invaincu pendant presque une demie heure cette année.

    Pendant ce temps Jérôme et Dominique s’emploient à ruiner notre chance de remporter la rencontre en deux sets, le premier perdu en diesel style (il faut chauffer longtemps à nos âges) et le second à ras la... d’extrême justesse.

    Elise commence à comprendre ce que souffrir sur le terrain veut dire, d’ailleurs je pense qu’elle va le comprendre encore pendant au moins une semaine, surtout sous les moqueries indignes de ses propres partenaires. Même son adversaire est horrifiée par notre comportement, encore une pour qui respect et fair-play sont des concepts qui font sens, franchement en 2012, j’vous jure !

    Pour le dernier simple Marc décide de Lavier l’honneur du VOC (ouais c’est du Ruquier, mais en même temps je peux pas toujours à côté des jeux de mots nuls), et en deux sets il réduit ce qui eût pu être une humiliation en honorable défaite.

    Verquin est une vraie équipe de D3 A et nous touchons du doigt la limite de la nôtre cette saison.

     Calonne l'équilibre

    On ne change pas une tactique, hop le double mixte s’engage de nouveau avec notre personnel soignant Elise et Marc. Elise apprend cette fois comment amortir des smashes d’ours avec son corps : fessier, thorax et directement dans la face, de bien beaux amortis ma foi avec les bleus assortis. Ce courage magnifique leur permet d’arracher un troisième set dans lequel ils s’écroulent. A force de nous fréquenter, ils commencent à prendre nos habitudes.

    Pendant ce temps Jérôme et moi passons carrément à côté de notre match. C’est vrai, on ne s’entraîne jamais ensemble, c’est vrai qu’on laisse toujours automatiquement le gain du premier set à nos adversaires, mais là nous sommes en dessous de tout, même en cri de combat nous ne sommes pas au taquet ! Sans gloire nous nous inclinons lamentablement, partageant le même goût d’inachevé. Le bad c’est pas drôle tous les jours. Heureusement pour rigoler on a Edern.

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    Si si c’est un geste de bad

    Ce gars est un puits sans fond de coups qui devraient être interdits dans tout sport de raquette, d’habitude il ne termine jamais un point, il attend que l’adversaire sorte le volant ou n’ait plus l’énergie de remettre ce dernier encore une fois en jeu. Là il doit sentir que c’est la fin de journée, parce que Mesdames, Messieurs, Edern se met à construire ses points, et même à claquer du smash. En face il a l’adversaire qui a défiguré Elise et il ne rend pas facilement les armes. Mais ce dernier cède tout de même en deux sets, ce qui lui vaut ce commentaire doucereux de l’inénarrable Edern - Ah j’aurais bien aimé voir ce que ça aurait donné dans le troisième set ! Un bourre-pif, voilà ce qu’il mérite.

    Pendant ce temps Dominique fait le job contre un jeunot bouillonnant, pareil en deux sets. Il a de l’avenir ce Dominique, pis il a mal nulle part, c’est à peine s’il a dû enlever le pull. Ensuite Marc régulier comme un métronome, dispose de son adversaire en deux sets également avec sa technique si particulière de masquage de coup.

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    Hop je cache ma raquette

    A la préparation, il cache intégralement sa raquette derrière son dos, franchement c’est impossible de savoir où le coup va partir, les distraits se demandent même s’il joue sans raquette. Cet ultime point nous garantit le nul.

    Pour finir Elise se retrouve face à Badminator, une solide walkyrie qui smashe plus fort que Antonin, Jérôme et Matthieu réunis. Heureusement cette dernière a le sens de la mesure et épargne à Elise les coups pleine face, mais pas une correction en deux sets. En même temps c’est le sixième match de la pauvre Elise, une rude performance pour un premier engagement en interclub.

    Calonne est exactement le type d’équipe de notre niveau, agréable à jouer et sans prise de tête.

     Pour conclure

    Pour composer l’équipe nous avons fait appel en dernier recours à Marc et à Edern, et c’est vrai qu’ils ont fait tous les deux du 100% sans concéder un seul set. Nous avons donc une chance de figurer une fois encore dans le ventre mou de la division. On peut noter que le niveau est sensiblement le même que celui de la D5 de l’année dernière, exception faite des filles qui sont plus fortes. Elise a eu un joli baptême du feu, six matches en une journée bravo et merci la jeunesse ! Depuis quelques années déjà nos faiblesses viennent encore des doubles, on le sait mais je pense qu’on ne fera pas grand’chose pour l’améliorer, genre avoir un partenaire régulier, parce que l’équipe est toujours composée à la dernière seconde. Bon l’essentiel c’est qu’on a bien rigolé sans être ridicules.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Une victoire, une défaite, un nul.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 5/1 Divion
    Marc LAVIER 21/10 - 21/15
    Jean-Edern CHARTIER 21/18 - 21/18
    Jocelyn KOLASA 21/11 - 21/13
    Elise PANNEQUIN 9/21 - 9/21
    Elise P./Marc L. 17/21 - 21/16 - 21/19
    Dominique D./Jérôme T. 14/21 - 24/22 - 21/19
    Boulogne 2/4 Verquin
    Marc LAVIER 21/13 - 21/18
    Jean-Edern CHARTIER 21/14 - 21/10
    Jocelyn KOLASA 15/21 - 17/21
    Elise PANNEQUIN 3/21 - 5/21
    Elise P./Marc L. 18/21 - 22/24
    Dominique D./Jérôme T. 12/21 - 20/22
    Boulogne 3/3 Calonne
    Marc LAVIER 21/13 - 21/16
    Jean-Edern CHARTIER 21/13 - 21/19
    Dominique DECOUT 21/18 - 21/12
    Elise PANNEQUIN 4/21 - 6/21
    Elise P./Marc L. 19/21 - 21/19 - 12/21
    Jocelyn K./Jérôme T. 15/21 - 10/21