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    D3 A, 3è journée
    D3 A, 3è journée

    Les play-offs ! Les play-offs !

    jeudi 14 février 2013, par Joss

    Pour la dernière journée des qualifications de la D3A bizarre, nous retournons à Saint-Etienne-au-Mont avec un effectif de généraux d’armée mexicaine. Quatre filles Anne, Marie, Elise et Roxanne (j’ai pleuré pour avoir des filles, mes larmes ne furent pas vaines), six garçons, Dominique, Edern, Jérôme Da Killer, Nicolas, Jocelyn et Jérôme Z. le petit nouveau. On a au moins un nouveau par journée, on tient la cadence pour le moment. Jay Z. c’est pas vraiment un perdreau de l’année, c’est une ancienne gloire boulonnaise qui est revenu cette année dans les valises de Jonathan, mais qui s’est foulé un merdier en début de saison, ce qui lui a permis de sécher les deux premières journées.


    Je ne vous refais pas l’article concernant la salle d’Ecault (voir la journée précédente), pis on va arrêter de dénigrer aussi, vu que ça devient l’équivalent d’un déplacement à domicile, et on ne dénigre pas son domicile. On a une série de matches très importants en vue des play-offs, nous sommes septièmes sur dix, et nous affrontons Saint-Etienne troisième, Fruges 2 dernier et Fruges 1 cinquième à deux points au dessus de nous. Autant vous dire qu’il peut y avoir des changements de place cruciaux.

     Saint-Etienne 1 : devant son public

    Jérôme Da Killer nous fait une tête de cochon d’entrée de jeu et refuse de commencer par les doubles, et moi en tant que capitaine faible je cède. Edern et moi entamons donc les simples. Edern étrenne son nouveau statut de D2 (eh oui il est classé D2, je déconne pas la preuve : entrez 06564802). Il est vraiment D2 ! Trop feignant pour vérifier ? Allez je vous fais une fleur. Il a le même classement qu’Antonin ! Il est donc favori mais bon le gars en face déclaré D3 est virtuellement C4. Il s’agit d’un petit jeune plein de sève qui ne fait pas de cadeau à notre D2, vu qu’il l’explose en deux petits sets. Première défaite d’Edern en tant que D2, virtuel ou pas il va falloir le défendre ce classement ! Si nous étions enclins au vulgaire nous pourrions ajouter "c’est l’D2 d’mes deux", mais le Volant Opale Club n’est pas versé dans l’art contreversé de la vulgarité gratuite.

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    Je suis opposé au pote de l’adversaire d’Edern qui est quasiment le sosie de Simon Astier l’un des protagonistes de Hero Corp en plus jeune et sans la barbe. En plus il a les mêmes expressions de djeuns incompréhensibles pour qui ne côtoie pas d’ados, heureusement j’ai mon Kevin au club. Bref il me met une gifle dans le premier set et est bien parti pour faire pareil dans le deuxième. Mais sans trop savoir comment, je recolle puis remporte le set. Dans le troisième je suis mené rapidement jusqu’à 20 à 15, mais devant la décontraction du jeune homme, je décide de ne pas la lui laisser trop facile. Je lui laisse faire les fautes et j’obtiens même un volant de match, mais à l’aveuglette encore une fois. Je n’arrive pas à "voir" comment gagner le point et du coup je perds le match. Tsss il va encore falloir que j’apprenne à gagner un match à l’aveugle tel Shiryu le chevalier du Dragon. Bon bin la rencontre ne part pas du meilleur pied, alors que Dominique et Anne s’avancent à leur tour.

    Mais quel est cet adversaire qui ne nous est pas inconnu ? Ne serait-ce point l’homme au coup droit à deux mains, l’Edern stéphanois, contre qui nous jouâmes la journée précédente ? Pour sûr, messires et gentes dames, mais est-ce bien légal à défaut d’être dans l’esprit de la loi ? Pour éviter un forfait fort fâcheux, voilà que les stéphanois nous opposent un adversaire déjà rencontré ! Jérôme veut saisir le tribunal arbitral du sport, la FFBaD, la ministre des sports, la cour européenne des droits du badiste et si ça ne suffit pas on ira à l’international ! Je le calme, c’est juste de la D3, mais n’empêche. Dominique arrive à grand’peine à contrer les coups atypiques (pour être gentil) de son adversaire dans le premier set, avant de dérouler une partition sans couacs dans le second.

    Pendant ce temps Anne s’emploie à briser le dos de son adversaire, échoue dans le premier set. Un craquement lugubre dans le deuxième met fin au suspense et Anne, grande princesse lui laisse huit points à répartir à son gré dans les deux sets suivants. Et bien nous voilà à égalité, un bon coup est à jouer, la stéphanoise a le dos en miettes, Jay Z. a le sourire, Marie les cannelés, Nicolas et Jérôme se sont libérés d’un méchant poids dans les vécés, ça va cartonner !

    Dans le double hommes, il n’y a pas eu trois points d’inscrits que Jérôme se manifeste déjà bruyamment et il y a de l’écho à Ecault (uh uh uh). Aaaaah Jérôme, Jérôme, Jérôme, c’est un peu notre Maître Collard d’avant le Front, celui qui brandit bien haut une enveloppe kraft vide à défaut de preuves tangibles et déstabilise la partie adverse. Mais là il a le gars d’Hero Corp en face, celui qui juge un volant bon ou mauvais au son qu’il fait. Tous ces cris et autres vitupérations affectent grandement notre bon Nicolas qui ne connaît pas la violence. Lui se voit gambader dans la prairie au milieu des fleurs des champs avec Marguerite, une magnifique blonde d’Aquitaine rêvant de lui enfoncer le bras..., d’exercer son métier tout simplement. Le métier de Nicolas, c’est son échappatoire face au monde brutal qui l’entoure, c’est le seul moyen qu’il a de ne pas devenir fou. Alors, lorsqu’il émerge de sa douce rêverie, le match perdu, il ne sent même pas la douleur de la fessée administrée en deux petits sets par les battoirs de la mère Denis.

    En matière d’humiliation penchons-nous maintenant sur le double mixte. Marie est en ce moment d’une humeur de fourmilière sur laquelle on a trébuché. Est-ce de notre faute ? Nenni, messires et gentes dames, mais Jérôme Da Killer s’en prend plein les dents quand même, alors qu’il hurlait tranquillement de manière non ostentatoire du haut des gradins. Malgré l’abattage incroyable de Jay Z. en fond de court, notre paire a du mal à se trouver (sans jeu de mot pourri, il faut arrêter à un moment). Elle est déroutée face à l’atypique (qui a déjà joué contre nous, est-ce légal, doit-on se renseigner ?) et la vraie-fausse blessée qui a reconstitué une colonne vertébrale tel un lézard sa queue. Et Marie, qui voyait déjà le match gagné avant d’avoir joué (elle est comme ça Marie à faire des plans sur la comète), déchante, malgré un second set moins mauvais que le premier.

    Bon Saint-Etienne est mieux classé, mais cette défaite laisse un goût d’inachevé, malgré la performance d’Anne et de Dominique qui jouent peu de simples. Ce n’est pas avec cette rencontre qu’on fait la bascule vers les sommets de la division.

     Fruges 2 : la lanterne pas si rouge

    Les trois simples et le double hommes sont reconduits à l’identique. Edern démarre très mal son premier set, il est mené de cinq ou six points ce qui est souvent rédhibitoire avec ce système de comptage de points, mais pas quand on est une mobylette. Deux ou trois bras roulé et autre coup dégueu plus tard il a fait son retard en remporte le premier set. Dans le second, il assure sans frayeur inutile. Je suis opposé à un gaillard d’1m90 à vue de nez et forcément quand j’essaie d’imposer un jeu en puissance il me renvoie fermement à mes chères études avec des gros dégagés qui partent à deux ou trois kilomètres de haut et redescendent sur la ligne de fond, pile dessus. Je concède encore le premier set en ayant peu de solutions. Au début du deuxième je réussis une amortie croisée et Edern qui joue à côté me conseille - entre deux points, il ne peut s’empêcher de bavarder en match - de continuer là-dessus. Et tel Néo suivant les conseils de Morpheus, je vois enfin la Matrice. Un quintal et quart c’est pas évident à déplacer, alors j’alterne tranquillement trois amorties pour un dégagé et remporte enfin les deux sets suivants.

    Dominique fait face à un petit jeune en devenir, qui possède beaucoup de technique et de coups différents mais qui n’a pas l’expérience pour les distiller efficacement. Et de l’expérience, si Dominique en vendait sur LeBonCoin à 1 euro la livre, il ferait des blagues sur Steve Jobs avec Bill Gates dans l’avion de Warren Buffet, en bouffant du caviar sur la tête à Mittal. Il remporte le premier set rien qu’avec sa manière de demander "Tu veux faire une pose à 11 ?" avec un regard de requin blanc. Dans le deuxième le petit se rebiffe et Dominique, grand seigneur, le laisse filer. Il siffle la fin de la récré dans le troisième et assez brutalement du reste. On peut rigoler avec Dominique des fois, mais sans exagérer.

    Jérôme et Nicolas ont les trois points de la victoire à portée de raquette. Ils entament magnifiquement le match en remportant le premier set sur le fil. - On a fait le job, pérore même Da Killer à la pause, mais un match se joue en deux sets gagnants, serait-on en droit de rétorquer. Car notre paire commet un impair en laissant échapper le deuxième set, puis le troisième en oubliant carrément son jeu, sûrement dans une prairie sympathique où broute de la Holstein peu farouche.

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    Gravure sur bois

    Elise, pendant ce temps-là, fait de l’art moderne. Elle tente de réaliser un bas relief sur bois dans l’estrade de la salle de sport à mains nues. A épaule nue aussi, à tête nue, à jambe nue, à thorax nu, le tout en même temps. Tout ça pour ramener un malheureux volant qui était peut-être même dehors si ça se trouve. Le score, serré jusque là, va échapper au contrôle de la malheureuse qui s’incline en deux sets. Estrade 1 Elise 0. Roxanne et Jay Z. entament le double mixte. Manque de chance la fille - qui a fait s’encastrer Elise dans la fabuleuse estrade stéphanoise - est vraiment très forte en double et le gars n’est pas mal non plus. En face le VOC a aussi des arguments qu’il fait valoir dans le second set, mais ça ne suffit malheureusement pas à inverser la tendance.

    Nous concédons le nul face au dernier de la division, c’est ballot et ça ne nous fait guère progresser.

     Fruges 1 : devant son public ou quasiment

    Il y a deux équipes de Fruges dans la salle, donc forcément autant de supporteurs, donc nous sommes quasiment en infériorité numérique. Malgré ce lourd handicap nous ne nous décourageons pas. Une fois encore, les trois simples et le double hommes sont reconduits à l’identique, pour que, à l’horizon 2013, des automatismes puis des synergies se mettent en place pour enfin réaliser les bons chiffres. Edern nous fait du Edern, mais du Edern bavard ce coup-ci. Après un point particulièrement éprouvant des deux côtés, notre brave licencié déclare : - Chouette ! J’aime bien son jeu, j’espère qu’il y aura trois sets. J’y reviens dans quelques instants.

    Edern et moi jouons donc contre deux types à lunettes, si tu es un type à lunettes enlève-les avant de continuer ta lecture. Franchement on ne peut pas se permettre de perdre contre des types à lunettes ! Le mien fait dans le brutal, ça tombe bien, en ce moment je suis tellement gavé de testostérone que j’ai les dents du fond qui baignent, encore un peu et je vais avoir des poils. Au bout de six points le gars se tient les côtes en grimaçant, mais continue d’essayer de s’imposer en puissance. Oh oh oh ! Comme si... Moi ça m’arrange, j’ai pas à réfléchir, et avec ma Prince sous-tendue je déroule tranquillement en deux sets. Prince forever.

    Edern a réussi pendant ce temps à gagner puis perdre un set. Il est heureux, il va pouvoir jouer un troisième. Manque de chance, son adversaire a un fond physique proche du sien, mais avec une vraie technique de badminton à l’appui. La fin de match est épique, l’adversaire d’Edern est obligé de faire apparaître une troisième veine frontale pour obtenir un volant de match, magnifiquement sauvé par le bras roulé dégueu édernien. En fait c’est horrible à dire (et même quelquefois à regarder), mais tous les gestes d’Edern sont d’une précision de sniper serbe. Et son adversaire de vitupérer : - il fait toujours la même chose !, tout en ramassant le volant dans son camp. Malheureusement pour le VOC, Edern ne sauve qu’un seul volant de match. Ce dernier a décidément du mal à porter son nouveau costume de D2.

    Dominique hundred percent nous fait un simple royal, deux sets vite expédiés avec branlée en prime dans le second. Ça y est nous tenons notre titulaire simple 3. Il nous reste une victoire à engranger pour espérer un nul. Marie-Laure commence à prendre des marques avec Jay Z., on voit que le gars est un ancien bon, notamment du revers et le premier set aurait mérité de tomber dans leur escarcelle, mais finalement non. Pis le second non plus. Bon on va essayer de voir si Nicolas et Jérôme vont enfin se sortir les doigts (pas le bras) du fondement.

    Les gars à lunettes ont décidé d’arrêter de rire. Jérôme débute superbement en leur souhaitant bon match. C’est le graal à l’entraînement, le premier qui le dit gagne le match en général. Bon à Fruges ça doit être différent, je vois que ça pour expliquer la perte du premier set. La déroute dans le second s’apparente plus à l’oubli de l’appareil photo à 10.000 de Jérôme. C’est une midinette, Jérôme, si les flashes crépitent pas autour de lui, non seulement il sort tous ses volants, mais aussi il laisse Nicolas s’envoler vers les vertes prairies de l’oubli du badminton. Elle est où la cohésion les gars ? On gagne les simples vous remportez les doubles, c’est limpide pourtant. Il reste Anne pour entretenir la flamme de l’espoir sur le Zippo du destin.

    Son adversaire est en jupe, ce qui n’est jamais bon signe quand on est soi-même en short. Encore une fois il ne s’agit pas d’esthétique. Si une fille achète une jupe de sport, c’est pas pour faire siffler dans les gradins, non, c’est pour la rentabiliser un max. Alors une nana en jupe avec un maillot floqué avec le nom du club, ça te paralyse pareil qu’une fléchette au curare sarbacanée par un gus qui se promène le zgueg dans un étui au cœur de la forêt amazonienne. Mais Anne nous sort son plus beau jeu et son adversaire commet des fautes énormes. Au courage Anne remporte le premier set. Dans le deuxième, jupeminator envoie la chevrotine, et Anne est nettement moins précise. Il y a donc un troisième set, ressemblant malheureusement beaucoup trop au deuxième et Anne s’incline et notre équipe avec.

    Nous engrangeons donc une défaite supplémentaire face à un adversaire direct. A chaque fois les scores sont étriqués, mais jamais en notre faveur, c’est la loi implacable du sport de bas niveau, de niveau honnête disons.

     Pour conclure

    Du coup, l’opération reconquête est quasiment un fiasco total. Nous sommes donc bien partis pour jouer les play-offs de la loose, si ils ont lieu. Bon en même temps nous ne jouons pas non plus la montée, c’est la montée qui joue avec nous la plupart du temps. Les doubles manquent encore d’automatismes, mais l’équipe est soudée, et si les cookies ont un peu trop de cuisson - à une minute ou deux près - les cannelés étaient superbes et moins alcoolisés que d’habitude.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Deux défaites, un nul.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 2/4 Saint-Etienne 2
    Jean-Edern CHARTIER 17/21 - 11/21
    Jocelyn KOLASA 10/21 - 21/17 - 22/24
    Dominique DECOUT 21/17 - 21/11
    Anne COLON 21/23 - 21/6 - 21/2
    Marie-Laure H./Jérôme Z. 13/21 - 18/21
    Nicolas D./Jérôme T. 10/21 - 17/21
    Boulogne 3/3 Fruges 2
    Jean-Edern CHARTIER 23/21 - 21/19
    Jocelyn KOLASA 16/21 - 21/10 - 21/14
    Dominique DECOUT 21/12 - 9/21 - 21/13
    Elise PANNEQUIN 21/14 - 21/8
    Roxanne P./Jérôme Z. 6/21 - 14/21
    Nicolas D./Jérôme T. 21/19 - 17/21 - 11/21
    Boulogne 2/4 Fruges 1
    Jean-Edern CHARTIER 21/15 - 14/21 - 19/21
    Jocelyn KOLASA 21/16 - 21/12
    Dominique DECOUT 21/14 - 21/3
    Anne COLON 22/20 - 6/21 - 11/21
    Marie-Laure H./Jérôme Z. 19/21 - 16/21
    Nicolas D./Jérôme T. 16/21 - 11/21