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    D3 A, 4è journée
    D3 A, 4è journée

    La journée type de la saison

    jeudi 28 mars 2013, par Joss

    Pour la dernière journée des interclubs de la D3A bizarre, nous allons à Oignies avec le presque minimum syndical. Deux filles Anne et Marie et cinq gars, Dominique, Jérôme, Jocelyn, Yanis et François. Yanis, c’est l’incruste du bad, il voit des gens jouer au bad dans une salle, il entre avec sa raquette et il joue jusqu’à ce que quelqu’un le foute dehors. Heureusement chez nous il a raqué la licence. Quant à François c’est le rescapé du crash de l’équipe de la D2 qui a déclaré forfait. La responsable des interclubs était tellement abasourdie au téléphone qu’une équipe du VOC soit forfait, que si vous l’appelez et que c’est occupé, c’est qu’elle n’a pas encore raccroché. Bref encore une équipe presque toute neuve avec des combinaisons inédites va tenter de dérouler une partition presque harmonieuse.


    Nous sommes septièmes sur dix et nous nous battons pour ne pas devenir seizièmes sur vingt. Après une heure trente de trajet nous arrivons presque sans nous gourrer à la salle de Oignies. J’ai préparé mes feuilles la veille avec comparaison des équipes sur Badnet, les bons numéros de licence et les classements au propre. Le spectacle peut commencer.

     Beaurains : Salt 'n Peppa Team

    Aaah quel bonheur de retrouver des gars de son espèce, des tempes grisonnantes, des pattes d’oies autour des yeux, le regard dur et déterminé et de l’expérience plus qu’à ne savoir quoi en faire, enfin ! je vais pouvoir m’exprimer entre vieux cons. On est tellement heureux que c’est limite si on se renifle pas le cul. Du coup on se chauffe doucement en commençant par le double homme que Jérôme et moi inaugurons pour la deuxième fois cette saison. Le premier set est perdu plus nettement que le score en témoigne, mais en nous ouvrant des pistes (taper le revers, c’est pas nouveau, mais c’est une piste). Nous l’appliquons dans le début du deuxième set, menons largement avant un passage à vide presque mortel. On arrive à limiter la casse puis on vivote jusque 17 égal. A ce moment Jérôme nous fait du grand Jérôme. Non pas le Jérôme qui trouve un point de règlement inventé dans son esprit torturé, pas non plus celui qui voit le volant faute seul contre tous, non, NON, mesdames, messieurs, le Jérôme capable de se déboîter la hanche pour aller chercher une amortie parfaite et de finir le point sur un smash. Et bien c’est le tournant du match, le maillon faible qui se révèle être en adamantium. Le set est remporté, et puis le troisième dans la foulée avec la pause à 11 et le renversement de camp, mais plus jamais celui du score. C’est cool de marquer un point pour son équipe, mais c’est meilleur de le faire en équipe.

    Marie-Laure et François frôlent l’exploit d’empocher le mixte après deux sets extrêmement serrés, mais un effondrement total dans le dernier met une nouvelle fois à mal la tactique du "j’improvise les doubles on verra bien" qui m’est chère. Yanis le bleu-bite du jour se prend une leçon de bad en tant que joueur 3 face à un des deux du double, malgré son magnifique tee-shirt fluo du VOC qu’il a brillamment remporté en arrivant en finale du tournoi interne. Ce qui met d’ailleurs aussi à mal la tactique du "c’est un nouveau, je l’aligne en le laissant se démerder on verra bien" qui m’est presque aussi chère. Anne réussit à inscrire le même score que Yanis mais dans des sets différents, d’ailleurs elle aussi possède un tee-shirt fluo, mais rose. Je devrais peut-être les associer en double mixte en inaugurant la tactique du "ils ont le même tee-shirt et le même score, si on les réunit ils perdront juste un seul match à la place de deux".

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    315 ans vous contemplent.

    Dominique est un diesel tout comme son adversaire, sauf que ce dernier a déjà un double dans le moteur. Le temps que Dominique devienne "opé" comme on dit dans le circuit (il a bien un circuit où une connerie pareille doit être passée dans le langage courant, genre : j’suis opé dans 30 secondes), fuzz, le match est perdu pour deux petits points ridicules. Je ne suis pas tout à fait refroidi quand je joue le simple 1 face au prez de Beaurains. A nous deux il y a presque 210 ans sur le terrain, en tout cas c’est l’impression que ça fait quand on arrive au troisième set. J’arrive in extremis à placer la bonne attaque qui fait basculer le match en ma faveur. Si le talent n’était l’égal de ma modestie, je m’écrierais : Ho ! il n’y a que moi qui soit foutu de ramener des points à l’équipe ? Mais je garde ça pour le compte-rendu en ligne.

    Bon face à des adversaire directs mais mieux classés on fait comme Tsonga : on perd. Quatre à deux c’est pas infamant, surtout avec deux nouveaux dans la troupe.

     Locon : toi-même eh malotru

    Marie-Laure refuse d’entendre nos encouragements et le résultat, c’est deux petits sets et puis s’en va. Bon c’est sûr le manque d’entraînement, bi-hebdomadaire, hebdomadaire, non, pas mensuel quand même, il y a des mois on la voit plusieurs fois, c’est quand même pas le dahut de la salle Branly, se fait aussi sentir, mais sur les photos on la voit nettement courir des fois.

    Grâce à la tactique "il est plus jeune, a le même classement que moi je l’aligne en simple 1", François défie un gamin chevelu décoiffé avec cinq kilos de gel structurant et l’air de s’en foutre royalement de Locon. François frôle tellement l’exploit en trois sets que se dernier le gifle en minaudant : je ne suis pas celui que vous croyez. François quitte une nouvelle fois le terrain avec une défaite en simple dans sa besace déjà bien lourde. Sera-ce la dernière ? Vous le saurez si vous avez le courage de tout lire jusqu’à la fin. Qui sait si je ne vais pas l’aligner dans le dernier match de la journée ? Ha ha ha (rire démoniaque) !

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    Yanis et Jérôme sont une nouvelle tentative de faire de la victoire avec du neuf. La tentative se voue à l’échec devant nos yeux ébahis, mais Jérôme joue son rôle de transmetteur : fais-toi plaisir déclame-t’-il à Yanis, je préfère que le volant soit dans le filet suite à un smash que de perdre mollement après dix échanges fébriles. Yanis voudrait déjà bien savoir ce qu’est un smash, par contre les volants dans le filet il sait faire. Dans une nouvelle nouvelle tentative de faire de la victoire avec du neuf, j’aligne Anne et François, et tenez-vous bien ils font EXACTEMENT le même score que Jérôme et Yanis. C’est quand même fou et sans inverser les sets ! Et je suis sûr que si on divise la somme au carré de leur score par π on obtient un chiffre magique. En attendant on engrange notre quatrième match perdu. Anne vient de jouer son dernier match de la journée, mais elle ne le sait pas encore. Comment j’installe la tension dramatique, Stephen King, viens prendre des leçons gamin.

    En simple 2 je joue face à un gaucher, heureusement que Jérôme me le signale sous forme de boutade, je ne m’en suis pas aperçu à l’échauffement. Et comme des gauchers j’en mange trois au petit déjeuner - grand merci à Edern pour ça - je croque l’adversaire en deux sets. Dominique fait face au clone du joueur 1 avec une tête et demie en plus et souffre comme un galérien dans le premier set, ce qui lui fait dire : aligne-moi en double dans la dernière rencontre, alors qu’il se dépêtre habilement de la situation dans le deuxième et déroule carrément dans le dernier. Ce sont les papys du VOC qui marquent les points !

    Une fois encore, on échoue au pied du nul, au pied du match nul évidemment, pas de celui qui est nul, on a sa fierté quand même.

     Oignies : une femme à terre (ou tout comme)

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    Marie-Laure et Jérôme commencent le double mixte et là le drame, la fille de Oignies se blesse. Ce qui n’empêche pas de Jérôme de lui décocher un smash pleine face, ni à la paire de Oignies de marquer presque trente points. Et Jérôme nous prouve, photo à l’appui, qu’il est encore foutu de nous faire un grand écart. François entame son ultime simple de la journée. Le match va t-’il tomber dans la besace de la défaite ou dans l’escarcelle de la victoire ? Il nous faut patienter trois sets interminables pour le savoir. Pendant cet affrontement, Yanis a le temps d’apprendre à nouveau à ses dépens que c’est bien d’arriver à vingt, mais que c’est pas bien de s’y arrêter, surtout dans le second set quand on a pris une purge dans le premier. Il n’en reste pas moins que l’expérience s’engrange au fil des compétitions.

    Anne ne joue pas, son adversaire déclare forfait, ou plutôt déclare défaite en deux sets. Anne est frustrée, mais c’est la vie Anne, la vie est pleine de frustrations. Du coup je joue contre un gars d’une correction incroyable. J’ai une sainte horreur de ça. La gars est courtois, il met le volant dans le filet au terme d’un échange acharné, il demande pardon ! Il y a un gars dans le club, poli courtois, aimable, c’est Greg. Ça pourrait presque être Edern, sauf que Edern est obséquieux, obséquieux c’est péjoratif et obséquieux, ça me motive à mort. Mais poli, courtois, intelligent, franchement qui a envie de gagner contre des mecs ainsi ? Edberg a pas été numéro mondial parce que c’était un attaquant exceptionnel, mais parce que personne n’arrivait à s’énerver contre lui. Le fair-play, c’est pas pour rien que c’est une invention anglaise. Du coup moi aussi je veux être aimable et je lâche le match en deux sets avec sévère mais courtoise fessée dans le second.

    Nous retrouvons François et son adversaire non pas écarlates, mais rosé forcé, j’ai pas dit foncé, mais bien forcé. C’est un rose pas naturel, on dirait une pigmentation de bonbon chimique ou de coup de soleil sur peau de rouquin déjà pelée. Ils sont cramés tous les deux à force de se faire visiter le court chacun leur tour : tu vois c’est là-bas que je mettrais la chambre du petit, et la kitchenette, tu l’as vue la kitchenette, mais si juste à l’angle de la ligne droite et de celle du fond de court. Et François remporte enfin le simple fondateur d’une confiance en soi qui va s’écrouler dans quelques instants.

    Parce que c’est pas le tout, mais Jérôme est attendu à l’anniversaire de petit deuxième, le gamin ça fait 34 heures qu’il attend de souffler ses bougies, donc François et son adversaire remettent le cœur à l’ouvrage et l’ouvrage sur le métier, avec comme guest stars Eric, le courtois d’Oignies et Dominique. Ils sont morts tous les deux, mais on les voit encore courir comme des lapins, celui de Pâques ou celui d’Alice à la rigueur. Dominique et Eric font le job attention, et encore trois sets à regarder avec une tension palpable. Malheureusement la victoire nous échappe une fois de plus.

    Oignies nous arrache le nul, le match nul évidemment, le nul on l’a gardé il est même rentré avec nous, je précise pas dans quelle voiture, j’ai pas envie d’un œil au beurre noir.

     Pour conclure

    Nous repartons avec une journée fortement semblable aux précédentes et je m’aperçois que mes victoires sont inversement proportionnelles à celle de l’équipe. Le papillon du joueur s’est extrait de la larve du capitaine, je file en D2, là où réside ma destinée. Ah non c’est vrai, la D2 s’est auto-détruite. Encore une chouette saison, avec de chouettes rencontres, nous finissons en bas du ventre mou de la division, mais l’équipe est rigolote et les nouveaux venus, à la cadence minimum d’un par journée, se sont intégrés avec bonheur. Allez vivement l’année prochaine, promis la sélection sera drastique et les nouveaux ne serviront que de bouche-trous éventuels sans espoir d’être titulaires un jour, parce que l’intégration sans victoire, il y en marre !

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Deux défaites, un nul.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 2/4 Beaurains
    Jocelyn KOLASA 19/21 - 21/17 - 21/19
    Dominique DECOUT 15/21 - 19/21
    Yanis BOJU 17/21 - 13/21
    Anne COLON 13/21 - 17/21
    Marie-Laure H./François I. 18/21 - 21/19 - 4/21
    Jocelyn K./Jérôme T. 17/21 - 21/16 - 21/13
    Boulogne 2/4 Locon
    François IDZIK 21/16 - 19/21 - 19/21
    Jocelyn KOLASA 21/13 - 21/18
    Dominique DECOUT 12/21 - 21/16 - 21/5
    Marie-Laure HUMBLOT 8/21 - 12/21
    Anne C./François I. 18/21 - 15/21
    Yanis B./Jérôme T. 18/21 - 15/21
    Boulogne 3/3 Oignies
    Jocelyn KOLASA 18/21 - 13/21
    François IDZIK 11/21 - 21/17 - 21/17
    Yanis BOJU 15/21 - 22/24
    Anne COLON 21/15 - 21/15
    Marie-Laure H./Jérôme T. 21/15 - 21/14
    Dominique D./François I. 14/21 - 23/21 - 12/21

    Les photos prises par Jérôme pour la plupart, sont magnifiques. Il y en avait 220, je ne devais en publier qu’une trentaine, mais il n’y aurait eu que moi dessus. Du coup j’en ai laissé plus d’une centaine. Je fais tourner encore pendant quelque temps la carte avec les 220 en HD, même les "artistiques" Da Killerienne avec les premiers plans tous aussi zarb que un volant, des pieds, une bouteille...