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    Cette année nous faisons un bond jusqu’en 6e division !

    mardi 12 novembre 2013, par Joss

    Alors, c’est vrai, la saison dernière ne fut pas la meilleure pour la section "Jardins d’Automne" du Volant Opale Club, mais de là à passer de D3 à D6, alors même que nous comptons deux D3 et deux D4 en simple hommes et femme confondus, c’est à n’y rien comprendre aux calculs des divisions. Carte chance : le comité a fait une erreur en votre faveur, vous passez par la case D6 et touchez 10 000 Francs. Cette année les Jardins d’Automne fusionnent avec la crèche Bady Bad en enrôlant Lucas, Kevin "ne-joue-qu’un-match" et Elise tout en gardant ses bon vieux piliers Marie-Laure, Jérôme, Dominique, Edern, Jocelyn, en sortant même Patrick du formol. Nous perdons Anne, Nicolas et Yanis, selon la malédiction ancienne qui veut que, dès que les loisirs commencent à s’extirper de la gadoue fangeuse de la défaite injustifiée, ils disparaissent vers d’autres horizons.


    Quand je tends la feuille de match à nos adversaires j’ai l’impression d’être le Seigneur des Ténèbres en personne à la tête de ses légions infernales. Aaarrgh comment allons-nous affronter deux D3 ? Nous ne sommes que des paysans sans défense, à peine un D4 ou deux et quelques faux et fourches pour faire joli. Ceci étant, il n’est pas désagréable de répandre la peur dans une salle de sport, surtout celle d’Ecault, elle a été construite sur un cimetière indien. HA HA HA !

     Audruicq, les contreforts

    Du coup pour bien installer la terreur, Marie joue le premier match de la saison et ne fait pas de quartier en laissant royalement treize points à son adversaire sur l’ensemble du match. Et elle persiste à prétendre qu’elle n’humilie personne. Lucas pour son premier simple sous les couleurs du VOC ne laisse guère plus d’espoir à son adversaire en lui concédant seulement seize points. Les D3 ne sont pas encore en action, mais la peur a déjà fait son œuvre HA HA HA ! En même temps il faut voir la tronche des D3, Edern tout d’abord, qui s’est fait un look à la Yanis : la barbe du prophète dans des baskets fluo. Il boucle un match propre et rapide face à un adversaire puissant mais inconstant.

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    Edern ou Yanis ?

    Ensuite moi, eh oui, c’est moi l’autre D3 ! Je vous l’avais pas dit ? HA HA HA ! Bon je commence par perdre le premier set face à un non classé, un NC quoi ! Je remporte le deuxième en grillant un gros tas de cartouches et grâce à la supervision de Marc. Marc n’est pas superman, il n’a pas vraiment une super vision, il m’a juste supervisé. Et après une bataille féroce, je laisse le gain du match à un gars qui exulte d’une joie méritée. Eh bien, croyez-le ou pas, mais ça fait plaisir de constater que quelqu’un est si heureux de vous avoir battu. Le mixte composé d’Elise et Patrick fonctionne à merveille et permet à l’équipe de remporter le point qui manquait à la victoire.

    C’est ce point qui est crucial dans la compréhension du match de double hommes qui suit. Le capitaine-président d’Audruicq signe la feuille de match 5-1 alors que les joueurs ne sont pas encore sur le terrain, aaah, la puissance de la peur sur la raison. Dans ces cas-là, les esprits rebelles de Jérôme et de Dominique s’insurgent : Non, Mesdames, Messieurs rien n’est jamais écrit à l’avance, m’entendez-vous ? RIEN ! Ils s’effondrent volontairement dans le premier set, mais le destin fait rouler les dés en leur faveur dans le deuxième. Alors, ils sortent tout ce qu’ils ont au fond d’eux-mêmes, et service dans le filet, et jugement erroné sur les lignes, et volant trop bas, et dégagé d’enfant, et mésentente dans la zone de divorce. Il leur faut déployer toute cette palette pour engranger cette défaite pour que, penaud, le capitaine-président d’Audruicq, vienne raturer la feuille maudite où sa signature est pourtant apposée.

    Il s’agit de notre première victoire depuis pas mal de temps et grâce aux filles qui plus est, ça fait du bien à son cœur. - Et Kevin ?, vous dites-vous. Kevin ne joue qu’un match.

     Calais, la porte principale

    Étant donné que notre double hommes est chaud et qu’il au roule au diesel, il est aligné au début de la rencontre. Leurs adversaires ne veulent pas être éblouis par le soleil qui darde quelques rayons, ce à quoi répond, impavide, Dominique "on peut jouer à 22h aussi, on sera encore moins gênés". Nos deux bougres se trouvent enfin, remportent le premier set et se baladent tellement dans le second - à peine le temps de prendre quelques photos - qu’ils se retrouvent à 19-9 à deux points du match. Oui à deux points du match allez Yannick, c’est ce qu’un commentateur un peu limité de France Télévision aurait pu dire. Parce qu’en fait ils sont à 13 points du match ! Les calaisiens vont enchaîner un 11-0 et un service dans le filet. A vingt égal Dominique et Jérôme se sortent enfin les doigts du fondement et font la différence à l’attaque avec un smash de Jérôme après un point interminable de mollesse terrifiée. Mais je vous jure quoi !

    Elise quant à elle est opposée à une brindille plus technique et plus puissante qu’elle, mais voulant briller devant sa sœur ébahie, après la concession du premier set, elle se bat pour remporter le deuxième, en lui infligeant même un 9-0 en fin de set. Dans le troisième ça n’est plus la même musique et Elise s’incline logiquement, mais en s’étant battue et c’est ce qui importe. Lucas continue de son côté à faire le rouleau compresseur sur le même score que son match précédent s’attirant une remarque du banc de Camiers : fais semblant d’être en sueur au moins !

    C’est enfin au tour des D3 de profiter de l’aura de terreur qui règne dans les rangs clairsemés de l’ennemi. HA HA HA ! Je joue encore contre un jeune non-classé gaucher qui a du coffre et je dois encore puiser dans mes réserves pour remporter le premier set. Le temps de récupérer je suis mené 11-4 à la pause, je rattrape gentiment mon retard avec un point très disputé à 11 égal, puis suis mené de nouveau 20-17. Alors je me souviens des paroles du vieux sage "si tu ne veux pas faire trois sets gagne en deux", je récolte alors les dernières étincelles d’énergie et de sens tactique qui me restent et je gagne enfin contre un non classé cette saison. Je sens que je ne vais pas le garder longtemps ce classement. Dans le même temps Edern déroule sa partition, égrène quelques mots mielleux et irritants tout à la fois et gagne en deux sets. Marie et Patrick jouent l’ultime match de la rencontre face à des calaisiens qui n’ont pas décidé de baisser les bras face aux succube et incube de l’armée des ténèbres. Mais Marie et Patrick se connaissent quand même pas mal, depuis le temps qu’ils se croisent sur le béton des salles de sports de badminton et cette complémentarité fait mouche face à Calais.

    Hé hé ! Deuxième victoire consécutive de la saison et avec la manière en plus, serait-on vraiment cette légion sombre qui terrorise la D6 ? - Et Kevin ?, vous dites-vous. Kevin ne joue qu’un match.

     Camiers, les derniers remparts

    Quand on enchaîne deux doubles avec Jérôme, on brûle de faire un simple, personne ne sait à quoi c’est dû. Du coup j’accède au désir inavoué de Dominique de s’exprimer, de se vider physiquement, d’aller au bout de ses ressources d’enfin se péter ces articulations qui le font souffrir, de jouer en tant que simple 2 quoi. Et bien ce sera pour une autre fois, parce que le simple 2 de Camiers, tétanisé par la terreur que nous inspirons désormais, ose à peine marquer quinze points sur l’ensemble du match. Edern, en fait, on ne va même plus assister à ses prestations, on mange de la tarte à pommes avec cannelle et battu de Marie, du gâteau au chocolat d’Elise que sa sœur a brûlé, on boit un café, on mate des fessiers musclés, on envoie des textos. Ah tiens t’as gagné ? Bin tu jouais où ? Encore en deux sets ? Mmmh cool.

    Allez on n’a pas extirpé Patrick de sa crypte pour rien, il est enfin aligné avec son fils pour leur permettre de s’engueuler sur un terrain de bad non seulement en semaine mais aussi le dimanche. La paire pourtant expérimentée de Camiers ne résiste pas bien longtemps aux Pec-pec qui s’imposent en deux sets. Marie de son côté continue d’humilier ses adversaires, elle laisse marquer treize points - le chiffre du malheur - à sa pauvre victime. - Et Kevin ?, vous dites-vous. Kevin ne joue qu’un match. D’ailleurs le gars de Camier qui va l’affronter, me déclare, en lisant la feuille de match, Kevin, c’est un nom de jeune ça, mmmh, j’aime pas jouer contre les jeunes. C’est vrai ça personne n’aime jouer contre les jeunes, même les jeunes n’aiment pas jouer entre eux, c’est dire. Comme Kevin est là depuis 8h30 à nous regarder j’ai un petit peu l’impression qu’il se venge sadiquement sur son adversaire en ne lui laissant marquer que 11 petits points. Hééé une victoire en simple en compétition officielle pour Kevin, ça valait le coup d’attendre.

    Elise et moi finissons la journée avec le double mixte. Je suis un peu tendu, parce que ça fait une éternité que je n’ai pas fait de double mixte, que la pauvrette s’est faite quasiment déchirer le visage la veille par le chat d’un ami alors qu’elle est allergique (change d’amis Elise), et je crains qu’une nouvelle défaite ne l’achève. Vous allez me dire, fais donc appel à tes qualités naturelles, ton sens du placement, ton intelligence de jeu et je réponds, oui, oui, une minute. Ce qui est jouissif en double, sachant que c’est le dernier match et que la victoire est empochée, c’est de pouvoir frapper comme un sourd. Alala que c’est bon. Mine de rien heureusement qu’Elise conclut habilement les points parce que nos adversaires nous poussent vers un troisième set. Là je repense à tous les chats de la terre qui me pourrissent la vie y compris le mien, et je cogne, et je cogne, et je cogne et Elise frappe, et frappe, et frappe, je suis pas dans sa tête, mais elle doit sûrement penser à ses amis chat-philes (je ne veux même pas savoir comment s’appellent les gens qui aiment les chats) et bref on gagne le match.

    Nous clôturons la journée sur un 6-0, c’est simplement énorme. - Et Kevin ?, vous dites-vous. Ah il faut suivre tout de même, Kevin a remporté un match.

     Pour conclure

    Bon je ne sais pas comment les autres équipes sont constituées, mais nous passons d’un extrême à l’autre. Autant l’année passée la D3 était un poil trop relevée pour nous, que cette année la D6 nous paraît carrément accessible. Il faudra bien entendu compter les blessures et les absences et voir les réactions des bady bad face à une résistance plus âpre, mais c’est pas trop mal d’être dans la peau de l’équipe à battre.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Trois victoires.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 4/2 Audruicq
    Jean-Edern CHARTIER 21/14 - 21/8
    Jocelyn KOLASA 18/21 - 21/17 - 18/21
    Lucas PECQUEUX 21/9 - 21/7
    Marie-Laure HUMBLOT 21/5 - 21/8
    Elise P./Patrick P. 21/15 - 21/17
    Dominique D./Jérôme T. 10/21 - 21/18 - 16/21
    Boulogne 5/1 Calais
    Jean-Edern CHARTIER 21/18 - 21/12
    Jocelyn KOLASA 21/18 - 22/20
    Lucas PECQUEUX 21/9 - 21/7
    Elise PANNEQUIN 14/21 - 21/11 - 9/21
    Marie-Laure H./Patrick P. 21/14 - 21/19
    Dominique D./Jérôme T. 14/21 - 24/22 - 21/19
    Boulogne 6/0 Camiers
    Jean-Edern CHARTIER 21/9 - 21/10
    Dominique DECOUT 21/7 - 21/8
    Kevin LECOINTE 21/4 - 21/7
    Marie-Laure HUMBLOT 21/3 - 21/10
    Elise P./Jocelyn K. 21/15 - 18/21 - 21/6
    Lucas P./Patrick P. 21/13 - 21/15

    Les photos arrivent incessamment, il y a un joli tri à faire.