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    L’équipe de plomb est de retour

    jeudi 19 décembre 2013, par Joss

    Le dos d’Edern est définitivement dans le sac et on peut dire que sa contribution à l’équipe cette année se sera bornée à la première journée. Son bilan est de trois victoires quand même. Mais nous retrouvons le reste de l’équipe au complet, Marie, Dominique, Kevin, Lucas, Patrick, Jérôme, moi-même et nous embarquons une petite nouvelle, Emilie en remplacement d’Elise pour cause de biture pré-mexicaine. L’effectif étant au complet, c’est avec déchirement que je laisse dormir Anthony. Le grésil de la sensiblerie ne doit pas embrumer les lunettes de l’efficacité.


    La salle d’Houdain est plutôt pas mal, le sol glisse un peu à quelques endroits, surtout le terrain de simple central, mais rien de comparable à celle d’Audruicq. Il y a quand même la petite wassingue mouillée à côté de chaque terrain pour humidifier ses semelles. Ce jour nous jouons les 3e et les 1e de la division, autant dire qu’il s’agit de matches à 6 points à chaque fois, vu que nous sommes 5e à l’entame de la journée.

     Houdain, le sens tactique

    En l’absence d’Edern, la logique voudrait que j’assume sa place. Mais la logique elle sait rester à sa place en D6 et vu qu’on a ressorti Patrick du formol pour faire des doubles, je vois pas pourquoi il ferait pas de simples. En même temps si j’avais vu son adversaire avant de composer la feuille de matches..., mais la logique elle reste à sa place et pis c’est tout ! Bon il faut quoi, une dizaine de points à Patrick avant qu’il ne casse son adversaire, il était déjà un peu rapiécé au départ avec des jambières, genouillères et autres strap - maintenant ils les font en couleur, c’est pas mal, ça égaye ton estropié - le pauvre houdinois sort en boitant et en se tenant les côtes (le pec-pec ne fait pas les choses à moitié), et c’est par grandeur d’âme qu’on ne lui compte pas un abandon.

    Conséquemment, la logique souhaite que je joue le simple 2, mais bon mon tendon décrète que le double c’est mieux pour débuter la journée. Du coup Dominique part pour souffrir face à un adversaire affûté comme un rasoir à main. Et il souffre notre bon Dominique, malgré son endurance, ses services de revers et sa tactique pour économiser sa sueur digne d’une combinaison des Fremen du désert (cf Dune). La sueur peut s’éponger grâce aux manches de son tee-shirt. Quand on commence à être classé au dessus de C, on s’éponge la sueur à la main, qu’on évacue ensuite d’un geste plein d’élégance en dehors du terrain. Dominique adapte la gestuelle en fonction du terrain. Sur terrain glissant, la sueur stockée dans la main sert à humecter la semelle, le surplus s’évacuant habilement sur le short. Bon ça ne suffit pas à emporter la décision, mais sans ce geste il n’y aurait sans doute pas eu trois sets.

    Il est temps pour Kevin de faire un match. Au même instant, notre nouvelle bleue bite arrive sur le terrain du simple dame. Emilie est face à Kevina, soit la réplique de Kevin au féminin : technique, rapide, puissante et mental fluctuant pour pas dire pire. Mais Emilie est efficace et possède un mental en acier trempé. Telle une hyène dont la mâchoire est capable de briser l’arrière-train d’un buffle en pleine course, Emilie traque la victoire dans ses moindres retranchements, et déchiquète la gazelle acculée dans des claquements de dents terrifiants. Vu comme ça ça a l’air peu ragoûtant, mais c’est un spectacle tout à fait réjouissant : première participation, première victoire. Kevin pendant ce temps nous rend un peu fébrile, mais finalement il remporte son match. Et du coup ces trois victoires nous permettent d’envisager le nul au minimum.

    Jérôme et moi sommes alignés en double et le temps de le dire nous remportons le match. La cheville tient le coup et pour tout dire je ne souviens pas vraiment du match. Un peu à la manière du flash qui t’aveugle, notre jeu est tellement lumineux qu’il reste invisible au commun des mortels, et comme je suis commun des mortels... Du coup Marie et Lucas n’ont plus de pression pour l’ultime match, et sans pression, Marie est impitoyable et Lucas bazarde du missile. J’irai pas prétendre que leur jeu est lumineux, mais il fait du dégât.

    Cinq à un contre le numéro 3 chez lui, la journée s’annonce radieuse.

     Le secret de Grenay

    Je vous le révèle direct. Grâce à Badnet qui - enfin - donne les résultats quasi instantanément, j’ai pu longuement étudier le parcours de Grenay, la veille de la journée. Et le secret de leurs cinq victoires consécutives réside dans le classement de leur fille qui est D3. Elle seule donne deux victoires à chaque rencontre. C’est pour ça que j’aligne une fois encore Patrick en simple, alors qu’à la base il ne devait faire que des doubles en tant que joueur 1. De l’aveu fort désobligeant de Patrick, il n’y a pas de match, pas de rythme, c’est pour ça qu’il se relâche dans le second set, sans toutefois rien laisser espérer à son adversaire.

    Je respecte la logique quelquefois et je fais le simple 2. Je suis tellement fébrile que je suis mené tout le premier set jusqu’au coup de collier du mieux classé. Le coup de collier du mieux classé, c’est gagner les points essentiels pour remporter le set. Le moins bien classé les voit défiler avec fatalité, "c’est normal je suis moins bien classé" se dit-il, c’est ce qu’on appelle aussi les points Kevin. Je remporte sur le fil le premier set, puis trouve enfin ma longueur de service dans le second qui n’est qu’une formalité. Ça fait du bien de remporter un simple.

    Marie se fait écharper dans le sien, malgré un démarrage excellent. Elle décrypte le jeu de son adversaire au moment où le match est perdu. Marie n’est jamais aussi bonne que quand elle est outsider, ça nous fait un match agréable à regarder, même si l’issue est fatale. Lucas exécute son adversaire. Nous bénissons le jour où il saura servir proprement. Il reste à Jérôme et Dominique de nous assurer le point de la victoire. C’est toujours laborieux dans le premier set, on est stressé pire qu’à un concours de l’Eurovision devant les notes de la France, ouf ça passe. Dans le second set, ils déroulent et nous avons notre victoire. Nous allons pouvoir passer sereinement à la contreverse de Kevin.

    C’est à Emilie que nous confions la lourde charge du mixte avec Kevin. Et ça se passe carrément bien, vu que l’équipe mène tout le set avant de le remporter ? Tout le set ? Non ! Il reste un petit village d’irréductibles points qui disparaissent et réapparaissent au gré de nos adversaires, en l’occurrence de la fille D3. Alors que Kevin pense le set gagné, les points changent de camp, ah les salauds, Kevin tente bien de les retenir, mais en vain, et le set part à l’adversaire qui a du culot et de l’aplomb. Il faut compter tout haut, Maître Kevin, cette leçon vaut bien un set, sans doute, mais pas tout un match ! Bin si, ça vaut tout un match qui voit défiler des points Kevin par brassées.

    Kevin est colère, mais l’essentiel est fait, nous dominons aussi le numéro 1.

     Fruges, le point average

    Patrick se prend au jeu et veut enchaîner son troisième simple d’affilée. Ne pouvant laisser Dominique avec le goût amer d’une défaite en simple, il est de nouveau aligné en joueur 2. Patrick déroule une fois encore, solide à l’entraînement, mais irrésistible en compétition. Et Dominique se tape encore l’adversaire le plus coriace de l’équipe, un gars qui se place bien et décoche quelques smashes ravageurs, mais Dom a raison et du placement et des smashes, et engrange un simple bien mérité en deux sets.

    Emilie la tueuse poursuit son impitoyable karnage, ouais parfaitement karnage, parce que carnage avec un "C" ne suffit pas à décrire l’état dans lequel elle laisse son opposante après le match. Elle a l’air cool, souriante, accessible, mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est le regard impavide d’un requin qui brille dans ses yeux quand elle brandit une raquette. Kevin est colère. Tellement blanc de colère qu’il aurait été courtisan numéro 1 chez le Roi Soleil, Louis XIV s’entend, pas le vrai soleil, Kevin il l’aime pas bien. Tout ça pour dire que Kevin nous déroule un bon match en deux sets secs, qui nous assure la victoire.

    Pour le double homme, je rempile avec Jérôme et on remporte le premier set sur le fil. On se fait éparpiller dans le deuxième et dans une partie du troisième. Là je prends conscience que la rencontre n’est pas gagnée (alors que si, enfait), donc je prends mauvaise conscience, je sers mieux, nous resserrons le jeu, remontons petit à petit, jusque 19-19. Dans le point qui suit, je vois le volant dehors. Mon adversaire s’enflamme, il est pourtant à quinze kilomètres de la ligne et Marie abonde dans son sens, alors qu’elle est si loin qu’elle pourrait faire doublure cascade de Sandra Bullock dans Gravity. En plus elle a des lunettes de repos. Sans déconner, des lunettes de repos ! Qu’est-ce qu’ils ne vont pas inventer les opticiens pour creuser davantage le trou de la sécu, Jonathan si tu me lis. D’ailleurs en parlant d’œil, je suis jeune presbyte, et je suis tellement près de la ligne que si ça se trouve je l’ai vue floue. Bref, nous remettons le point en jeu - grands seigneurs - et Jérôme trouve le moment fort à propos pour conclure sur un violent smash, droit sur mon contradicteur. TOUCH ! Et pour finir, Jérôme ne cherche rien moins que la zone de divorce, afin que nos adversaires fracassent leur raquette pour un volant qui finit dans le filet. On ne peut pas retirer à Jérôme l’art du point qui fâche. On se quitte bons amis avec le double de Fruges, mais pas tout de suite.

    Pour le double mixte, Marie est sans pression, avec Lucas. Du coup elle lui demande de modérer ses frappes, alors que dans badminton il y a bad ! Mais bon ça fait sûrement retomber la tension, d’autant qu’elle est sympa cette équipe de Fruges et le match est remporté sans fausse note.

    Hoplé une roue de bicyclette pour finir la journée.

     Pour conclure

    Sur le bilan comptable, il est indéniable que nous avons fait une bonne journée. Pour passer devant Grenay, il nous fallait trois victoires et eux deux défaites, ce qui s’est réalisé. Malheureusement c’est contre Saint-Etienne que Grenay a perdu. L’ABS s’envole donc au classement, suivi de Longuenesse, les deux équipes qui nous ont battu la journée précédente et nous prenons la troisième place. Lors de la dernière journée, nous allons affronter les mal classés, mais Saint-Etienne aussi. En revanche nous regarderons avec intérêt la rencontre Grenay Longuenesse qui nous permettra peut-être de finir deuxième. Le grésil du regret ne doit pas embrumer les lunettes de l’ambition.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Trois victoires.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 5/1 Houdain
    Patrick 21-10 21-8
    Dominique 18-21 21-17 15-21
    Kevin 21-17 21-19
    Emilie 21-19 21-14
    Marie./Lucas 21-15 21-10
    Jérôme/Jocelyn 21-12 21-13
    Boulogne 4/2 Grenay
    Patrick 21-8 21-16
    Jocelyn 21-19 21-9
    Lucas 21-8 21-10
    Marie 14-21 11-21
    Emilie/Kevin 21-23 9-21
    Dominique/Jérôme 21-19 21-11
    Boulogne 6/0 Fruges
    Patrick 21-14 21-9
    Dominique 21-19 21-17
    Kevin LECOINTE 21-12 21-16
    Emilie 21-15 21-10
    Marie/Lucas 21-18 21-19
    Jérôme/Jocelyn 21-19 13-21 21-19

    Les photos arriveront quand Lucas arrivera à faire un transfert correct de sa tablette vers ma clé USB