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    Vive le vice

    mercredi 5 février 2014, par Joss

    Arras, ta grand’place, ta petite place, et la toute petite place derrière la petite place, c’est à Arras que nous venons chercher la deuxième place, celle du championnat de D6, la plus belle, vu que pour la première, place, c’est mort. Nous récupérons Elise pour cette ultime journée, le reste de l’équipe type est au complet, si on excepte Edern parti voir sa tendre et douce briller sous les feux de la rampe parisiens et Emilie à Paris pour ne pas échouer en Guyane, Marie, Dominique, Kevin, Lucas, Patrick, Jérôme et Jocelyn sont donc dans la place.


    La salle d’Arras est plutôt pas mal, le sol ressemble à une espèce d’imitation granit pour éviter de glisser je suppose, ou pour le plaisir des yeux, car comme chacun sait, derrière chaque sportif, un esthète sommeille. En parlant de sommeil, l’organisateur doit drôlement en manquer vu qu’il me demande quatre fois la feuille de match, et que je lui répond quatre fois docilement jusqu’à ce que Jérôme lui en fasse la remarque bruyamment. Oulà, Jérôme pète le feu et fait déjà le spectacle, alors qu’on débarque à peine. Ah pis on embraye direct avec Elise, qui a la tenue parfaite de la compétitrice chevronnée, donc jupe et haut assorti de chez Adidas (Yonex si tu nous lis), mais qui a oublié ses chaussures de sport. Heureusement elle est pas venue en talons ou avec des Grelush semelle compensée, elle est juste en Converse (ah bah oui, Elise c’est pas le style espadrilles de chez Lidl). Ah bravo ! Ça commence fort. Hé, j’ai réussi à placer cinq marques dont une inventée en deux phrases, j’vais pouvoir devenir blogueuse mode.

     Billy Berclau - désolés

    Patrick se paye un numéro 1 tranquille, mais quand il n’y a personne en face Patrick est moins concentré, et de temps en temps il laisse échapper un set. Quant à Dominique il a affaire au simple super balèze que chaque équipe garde en réserve pour lui en faire baver un max. Pis Dominique, il est pas du matin, j’ai beau le savoir, je l’aligne tout le temps en deuxième. Sûrement pour le motiver davantage. Toujours est-il que notre solide gaillard en bave comme un russe, mais remporte son match à son tour en trois sets.

    Kevin tombe sur carrément moins fort que lui et torche l’affaire avec quand même un peu de mal dans le second set. Incroyable. Du coup Jérôme et moi avons direct, dans nos raquettes le moyen d’assurer la victoire dans la première rencontre, et on le fait, et même avec facilité je dirais. Quand Jérôme pète le feu et te sort la bonne vanne au bon moment, il est difficile à battre. Note pour plus tard : se méfier de la vanne à Jérôme.

    C’est au tour d’Elise en Cons d’apporter sa pierre à l’édifice. Elle affronte une adversaire qui a le même profil qu’elle. Durant toute la saison les deux filles qui entrent sur le court n’ont jamais remporté un simple. A ma gauche Elise : depuis sa licence au VOC, elle a disputé 12 simples en compétition pour autant de défaites avec un K.O. 21-7 21-0 en tournoi. A ma droite Coralie 9 simples sans victoire dont 3 sur abandon : LE match du siècle. De plus Elise possède un handicap supérieur, elle joue en Converse. A la surprise générale Elise assomme son adversaire dans la première reprise, de manière fébrile, mais nette. Alors qu’elle a le K.O. dans les poings dans la deuxième, son adversaire lui jette du sable dans les yeux pour remporter le round ! Il est temps d’enlever les gants et de se plonger les poings enduits de glu dans du verre pilé. Il va y avoir du sang et du cartilage sur le court ! Elise joue avec son adversaire telle une racaille de cité avec un chaton et un mur. C’est une boucherie au bout de laquelle Elise émerge enfin, la mâchoire dégoulinante de hachis de Coralie, nantie de sa première victoire en simple de badminton de tous les temps.

    Pendant ce temps Marie et Lucas étrillent leurs adversaires en deux sets mignons.

    Six à rien pour nous, le score est tout de même sévère, mais qui aime bien châtie bien, et force est de constater qu’on ne déteste pas Billy-Berclau.

     Arras - du stress

    Contre Arras, je ne sais plus bien pourquoi, je décide d’aligner les doubles forts. Donc je commence le simple un, où, sans comprendre bien pourquoi non plus, je domine le premier set de manière outrageante, avant un passage à vide aussi incompréhensible dans le deuxième. Le troisième est plus disputé, mais je ne trouve pas la solution et je perds sur le fil devant un adversaire plus mordant. Pendant ce temps Lucas expédie son adversaire de manière tranchante et brutale, la diplomatie et la compassion n’étant pas les qualités les plus prégnantes du Pecqueux junior, ni du Pecqueux vétéran du reste.

    Passons à Kevin. Cher Kevin sors tes mouchoirs, tu vas prendre cher. On peut avancer les circonstances atténuantes, d’accord, d’accord, Kevin s’est soûlé la veille. Madame, Monsieur L. si vous me lisez, désolé, Kevin n’était pas en train de réviser la langue de Shakespeare chez Cindy LaFreudreuse, samedi soir, mais bien en train de s’enfiler des shooters au Malibu Passoa par paquet de un. Mais bon ! un lendemain de biture n’a jamais arrêté personne dans le club, genre c’était même une tradition il fut un temps, comme dans tous les clubs du Nord/Pas-de-Calais, où le trophée encore le plus disputé s’appelle la couperose. Bref, quand on pleure pour disputer des simples en interclubs, on ne joue pas en marchant ! Oui en marchant Mesdames Messieurs ! et en ayant l’air de se faire pis que chier sur un terrain. Non seulement on insulte l’adversaire, mais aussi ses partenaires, l’équipe et le club ! Kevin a la chance inouïe de tomber sur un adversaire beaucoup plus faible que lui et du coup de remporter son simple. Heureusement un reste d’éducation lui fait présenter des excuses à son adversaire.

    Marie joue et Marie est pâle. Quand Marie joue, elle est écarlate d’habitude, là elle est d’une pâleur qui ferait peur à Kevin (désolé mais il prendra cher jusqu’au bout de cette chronique). Elle met une méchante claque à son adversaire dans le premier set, mais après elle est trop pâle pour remporter ne serait-ce que l’un des deux suivants. Quand, en plus, on voit comment notre double homme, Jérôme et Patrick, est malmené dans leur premier set, on pense : aïe, aïe, aïe, avec de la chance on partagera les points.

    Mais la chance n’a rien à faire au V.O.C., Jérôme et Patrick changent radicalement leur jeu et parviennent à inverser la tendance et emportent le morceau. Quand l’orgueil de Patrick croise la rage de Jérôme les jardins d’automne sont invincibles. Elise encore galvanisée par sa victoire en simple associée à Dominique ne laisse aucune chance à nos adversaires durant le double mixte.

    Quatre à deux, le score reflète encore une magnifique preuve d’intelligence dans la composition d’équipe hum, enfin surtout une belle leçon de sortie de doigts, dans une rencontre pourtant mal engagée.

     Souchez - la peur de louper le vice

    Complètement échaudé par ma piètre performance en simple, je décide courageusement d’envoyer au charbon Patrick et Dominique. Patrick ne fait qu’une bouchée d’un adversaire qui prétendra ensuite qu’il aurait pu le battre. Si j’avais gagné un euro à chaque fois que j’ai entendu un adversaire malheureux faire cette déclaration au sujet de Patrick je serais au moins millieraire.

    Quant à Dominique il se chope un gamin non-classé, virtuel D2, sympathique comme tout du reste, poli et tout. Le genre grand dadais raisonnable, à te donner du Monsieur et à te vouvoyer juste après t’avoir claqué la gueule à terre pendant qu’il l’écrase à grand coup de Dr Martens. Je devais être à ta place, Dominique, bien content que ça n’aie pas été le cas. Du coup Lucas se paie leur numéro trois encore plus violemment. Lucas c’est pas un grand dadais raisonnable, il vouvoie personne non plus, en revanche il aime bien aussi écraser les gueules à terre à grand coup de Dr Martens.

    Marie se fait aussi écraser le minois à terre en deux sets secs, par un char d’assaut en jupe et tatouage au mollet. Au dessus du mollet, ça passe encore, genre papillons tout ça, mais en dessous, c’est hyper mauvais signe, surtout quand ça représente une tête de mort empalée sur une raquette à pointe. Marie devait encore être toute retournée après sa tentative d’humour sur un point stéphanois, où elle apprend que le stéphanois est un être sensible, mais sûrement pas à son humour, voire même à l’humour tout court.

    C’est de la bouillie de Marie qui dégouline encore de la mâchoire de notre adversaire lorsqu’elle s’aligne juste après avec le grand dadais contre Elise et moi. Autant dire que nous ne faisons illusion qu’à la fin du premier set en marquant quelques points d’affilée, mais Elise étant rassasiée de victoires et moi en plein doute, on se fait exploser dans le second, avec le vouvoiement, le Monsieur et l’écrasage de gueule à la Dr Martens.

    Avouons-le : ça sent le sapin, au mieux on peut espérer le nul quand Jérôme s’avance sur le terrain du double homme décisif avec pour partenaire... Kevin. Alors je vais remettre une couche sur Kevin (obligé) en précisant que par un accès de bonté exceptionnel je lui ai raqué un peu plus tôt dans la journée un croque-monsieur. Eh bien le croirez-vous ?, ce malfaisant le gerbe dans les toilettes peu avant de jouer ! Il ne respecte rien, j’vous dis ! Et le match démarre extrêmement mal par la concession du premier set. Si vous avez la chance d’avoir lu le Domaine des Dieux, magnifique BD d’Astérix, il y a un moment où Obélix fait peur à un couple de romain, l’œil fou, la bave aux lèvres, la bouche grande ouverte. C’est à peu près l’attitude que Jérôme adopte pour motiver Kevin. Et ça marche ! Jérôme possède suffisamment d’estime de soi pour partager avec un régiment de dépressifs, alors la paire improbable fonctionne enfin et remporte son match.

    Ce point est très précieux puisqu’il nous garantit le nul. Trois égal, c’est notre premier et unique match nul de la saison, ce qui nous permet d’être vice-champions.

     Pour conclure

    Nous finissons donc deuxièmes sur douze équipes. Une épopée énorme se termine, ça fait bien longtemps que l’équipe d’ex-loisirs n’a terminé si haut dans le classement, en ne déplorant que deux petites défaites, et encore sur absence et manque de chance incroyable. La saison concentrée sur trois mois est à mon avis une excellente chose. Je remercie tous les joueuses et les joueurs - même Kevin je le remercie - d’avoir participé à ce grand moment. Quant à moi je suis fier d’avoir pu faire progresser au classement un nombre incroyable de joueurs non-classés grâce à mon éphémère classement D3 et mes défaites de la saison.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Deux victoires un nul.

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 6/0 Billy-Berclau
    Patrick 21-9 19-21 21-11
    Dominique 17-21 21-14 21-17
    Kevin LECOINTE 21-10 21-18
    Elise 21-16 20-22 21-13
    Marie/Lucas 21-9 21-17
    Jérôme/Jocelyn 21-14 21-6
    Boulogne 4/2 Arras
    Jocelyn 21-7 12-21 19-21
    Lucas 21-11 21-7
    Kevin 21-16 21-18
    Marie 21-10 15-21 17-21
    Elise/Dominique 21-17 21-10
    Patrick/Jérôme 12-21 21-17 21-18
    Boulogne 3/3 Souchez
    Patrick 21-11 21-17
    Dominique 17-21 11-21
    Lucas 21-8 21-10
    Marie 5-21 9-21
    Elise/Jocelyn 13-21 9-21
    Kevin/Jérôme 17-21 21-15 21-16