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    La montée en puissance

    mercredi 17 décembre 2014, par Joss

    En l’absence notoire d’Emilie et de deux grands anciens (ils ont pour ainsi dire vu la naissance des étoiles) Jean-Marc et Jérôme, l’équipe tourne et donne une nouvelle chance à saisir à Yanis de devenir titularisé remplaçant du titulaire remplaçant en remplacement de l’autre remplaçant de l’équipe titulaire, en attendant mieux. Lucas - jusqu’au prochain oubli de date - fait son retour parmi nous : Marie, Elise, Patrick, Dominique, Anthony et Jocelyn.


    Nous arrivons à Audruicq à peu près comme la fois dernière, sauf que ce coup-ci on prend tous la même route, que dis-je, la même autoroute. Il fait plus froid que la journée d’avant, sur la salle c’est toujours marqué BADMIN en lettres énormes et le sol est toujours encore glissant. Ce qui oblige certains à commettre des actes répugnants et le mot est plus que faible. Je pense en tout cas que cet agissement innommable ne l’aidera sans doute pas - voire même obérera à coup sûr toute chance - de séduire un jour une amatrice (de badminton), fût-elle "en chien" comme se décrit si poétiquement Kevin. Mais nous nous pencherons sur ce sujet un peu plus tard.

     Audruicq défié à domicile

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    C’est marqué dessus

    Patrick joue en tant que joueur numéro 1 et nous offre enfin un match digne de ce statut. Sans trembler et en deux sets il nous offre un premier point dans cette rencontre. Oublié le paquebot rouillé, Pec Pec is back avec ses dents pointues dans son grand ciré jaune !

    Revenons maintenant à cet instant douloureux pour l’image du club. Certes le sol de la salle d’Audruicq est glissant, faute en est - me confie-t’-on - à un déferlement de brutes en short courant derrière un ballon, mais à l’abri des aléas météo, les pleutres ! Si le badminton se pouvait jouer dehors, jamais nous ne foulerions le sol protégé et accueillant d’une salle, à tout le moins le ferions-nous avec des chaussures immaculées. Ce comportement déplorable est malheureusement tout à fait comparable à celui qu’une brebis galeuse du VOC commet pour lutter contre glissades et chutes. Je ne nommerai pas l’immonde personnage, sa barbe mal entretenue le desservant suffisamment comme ça au quotidien, oui l’immonde personnage crache à même le sol avant de s’enduire la semelle de cette sécrétion diabolique devant la salle stupéfiée. La méthode est à tout le moins inélégante, mais porte ses fruits, puisque l’amateur de combi dont je tairai le nom, remporte une victoire en deux sets.

    Anthony, quant à lui, expédie son adversaire dans un premier set à sens unique, le gars a dû servir une seule fois. En revanche un relâchement coupable fait espérer une autre issue à son opposant dans le second, avant qu’Anthony ne l’achève dans les cris hystériques de la gent féminine présente dans les gradins. D’accord pas de gradins, ni de public, mais un troisième point au compteur tout de même. Anthony se révèle un formidable joueur n°3, pis propre sur lui, un bon gars à marier, une fois sur deux il vient en Merco, il écoute pas de musique sataniste, ni de rap, de temps en temps il s’autorise du Kylie Minogue, mais seulement quand il est en colère. En plus il remet les points litigieux !

    Elise se met en lice pour tenter de remporter son second simple de tous les temps en interclub. Elle construit admirablement ses points et au moment de conclure, elle se prend le volant dans la face, ou elle le claque dans le filet. Heureusement elle ne construit pas tous ses points, et elle remporte une magnifique victoire en deux sets. Les entraînements du lundi et du mercredi commencent à porter leurs fruits. Voilà nous avons notre première victoire de la saison. Je pense qu’il n’est pas utile de s’appesantir sur ma piètre performance dans le double homme où je fais souffrir le pauvre Dominique par mes erreurs tactiques, même si ce dernier me réconforte en me disant qu’il faut être deux pour perdre un double (sinon ça s’appelle un simple).

    Pendant ce temps qui me paraît pourtant super long, Marie et Lucas disposent de leurs adversaires presque sans trembler en deux sets eux aussi. Eh bien mais c’est notre première victoire cette saison !

     Saint-Etienne la puissance tactique élevée au rang d'art

    Quand on a un vivier de talents aussi considérable que celui du Volant Opale Club, on a plusieurs choix, soit multiplier les équipes en départementale, soit faire marner le titularisé remplaçant du titulaire remplaçant en remplacement de l’autre remplaçant de l’équipe titulaire avec peut d’équipes, soit pleurer amèrement en pestant sur le nombre ridicule de filles voulant se lancer dans l’aventure des interclubs. Faire marner des fois c’est drôlement bien, notamment ce jour où nous pouvons mettre en lice une des plus fortes lignes de simples depuis Ricou, Xavier et Guillaume les dredds, en plus jeune, j’ai (pas) nommé Yanis, Lucas et Anthony avec le luxe inouï qu’ils soient tous les trois non-classés. Ce qui au départ démarre comme une blague faite avec Dominique sur un coin du comptoir de la Casaque d’Or bar tabac PMU ticket gratte-gratte, se révèle être un piège tactique redoutable avec une faille néanmoins : Yanis.

    Je passe outre son comportement répugnant de la première rencontre, même si je suis resté discret sur son identité, mais un gars qui se voit offrir la jouissance d’entraînements multiples dans au moins deux clubs différents en ayant une seule licence laisse dubitatif. Quand on voit le gaillard on comprend tout de suite que ce n’est pas en échange de faveurs sexuelles, alors quoi ? Peut-être en tant qu’agent infiltré ce dernier nous donnera-t’-il au choix le baiser de Judas, ou le coup de poignard de Brutus : tu quoque mi fili ? Son crachat immonde fait-il partie d’un code secret élaboré dans les plus hautes sphères des contre-mesures stéphanoises ?

    Et bien pendant qu’on réfléchit à toutes ces hypothèses Yanis torche son match en deux sets, ultra-dominateur dans le premier et nettement moins à l’aise dans le second, se permettant de nous faire trembler. Franchement une théorie du complot avec Yanis, ce barbu sympathique qui parle couramment l’anglais, qui possède un combi, qui connaît les routines douanières par cœur, qui n’hésite jamais à prendre une quinzaine d’auto-stoppeurs - quelle que soit leur nationalité - quand il se rend quatre à cinq fois par semaine au Royaume Uni, faut être tordu. Le seul truc c’est qu’il a du mal à plier les auriculaires.

    La vraie peur de la journée se déroule lors du match de Lucas face au vétéran sensible stéphanois qui m’a battu l’an dernier. Certes Lucas plie Yanis en deux sets et à peu près tout ce qui se fait de mieux en loisirs, certes il a l’habitude de jouer du vétéran en simple, mais la vague fougueuse se brise souvent face au rocher placide. Les deux adversaires font jeu égal en se partageant les deux premiers sets, mais Lucas parvient à prendre le meilleur au physique dans le troisième.

    Anthony, sans bruit, sans éclats, sans crachat par terre, poursuit sa série d’invincibilité une fois encore en deux sets. Il est certes importuné par les encouragements limites de Yanis (vas-y tue-le ! il faut le garder pour les entraînements dorénavant), mais serein et impérial il fait fi de la vulgarité tel un albatros protégé par un champ de force dans une marée noire.

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    Marie affronte le dragon, cauchemar de la gent féminine en simple, j’ai nommé Chrystèle. Elle a fait jadis partie de notre équipe, et alignait les 100% de victoire. Le Graal de Marie c’est de remporter un set face à elle. Elle n’en est pas consciente, mais c’est le tournant de la rencontre que Marie joue. Et elle le négocie admirablement bien, à aucun moment elle ne frôle le bas côté, ni se rapproche de la glissière, non Mesdames, Messieurs, elle trône au beau milieu de la chaussée, tel un semi-remorque flambant neuf, avec des flammes et des femmes à poil peintes sur un fond rouge à l’aérographe. Elle joue dans une sorte de transe mystique ce qui nous permet de pouvoir l’encourager sans qu’elle s’en aperçoive. Elle construit et conclut ses points, des fois même elle se replace correctement. Elle joue à quelques centimètres au dessus du sol. Et remporte un match magnifique et toutes les spectatrices et tous les spectateurs ont des larmes dans les yeux. Ce quatrième point nous assure la victoire et annihile toute motivation pour les joueurs des matches suivants.

    Oulà oulà, non, non, ce n’est pas une justification bancale pour deux défaites consécutives en double, d’ailleurs en justification foireuse il y a mieux : ne pas démotiver l’équipe de Saint-Etienne, nous avons besoin qu’elle gagne face aux gars qui sont encore devant nous au classement, et franchement comment se relève-t’on face à un 6-0 ? Tandis qu’un 4-2 ça laisse toute chance. C’est pourquoi Elise et moi levons volontairement le pied et Dominique et Patrick font de même avec l’autre pied, en plus Patrick retrouve son statut de paquebot à la dérive, à côté de ce pauvre Dominique qui n’en peut mais de se retrouver avec les pires partenaires de double de la journée.

    L’essentiel est accompli nous remportons une deuxième victoire et face au champion de la D6 de l’an passé.

     Conclusion

    Nous avons vécu une superbe journée grâce à une relève qui a répondu présent. C’est une heureuse nouvelle pour les vétérans qui pourront désormais se reposer sur leurs lauriers (comment ça QUELS lauriers ?). Nous pouvons passer l’hiver tranquillement, cinquièmes de la division à un petit point des premiers. Continuons d’avancer masqués, HA HA HA ! J’allais oublier de rendre hommage une fois encore au magnifique saucisson au chocolat sur lit de roses des sables dont nous a gratifié Marie. Même Anthony en a mangé.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Deux victoires.

    En détail :

    Boulogne 5/1 Audruicq
    Boulogne 4/2 Saint-Etienne
    Les scores