Lire aussi

  • D4, 2e journée

  • D4, 1e journée

  • Bilan du week-end

  • Accueil > Archives > 2014/2015 > D4, 3e journée

    D4, 3<sup class="typo_exposants">e</sup> journée
    D4, 3<sup class="typo_exposants">e</sup> journée

    Un nouveau palier à franchir

    vendredi 3 avril 2015, par Joss

    Le VOC aligne une de ses plus grosses équipes jamais réalisée en départemental avec trois filles et sept garçons : Marie, Emilie, Elise, Patrick, Dominique, Jean-Marc, Jérôme, Lucas, Jocelyn et le grand retour d’Edern en guest star. Nous n’avons qu’à déplorer deux défections, la trahison de Yanis (#YanisTrahison #DommageTuJouaisLeTitre) qui part dépanner la D1 et le forfait malhabile d’Anthony qui fête un anniversaire chez ses "beaux-parents". Je dis rien de plus, ne me forcez pas à être méchant.


    On se met en route à deux voitures, alors que Jérôme aurait pu prendre la sienne en sus. Il y a un de ses potes qui doit venir chez lui quasiment à l’improviste un certain Nico. Apparemment il a fait partie du club autrefois, mais personne ne voit qui c’est. Un grand gaillard à lunettes qui triturait le cul des vaches, on s’en souviendrait quand-même. Jérôme expose : - Bref il prévient la veille pour le lendemain, faudrait pas que ça devienne une habitude, du coup je laisse ma caisse, et je rentre quand je rentre. - T’es sûr ? que je réponds, parce que sur la feuille de match tu ne fais pas la dernière rencontre, tu pourrais être chez toi avant midi. - Non, non de la merde, il faut pas me prendre pour un jambon ! Ah Jérôme il ne transige pas avec la bienséance. Bref nous sommes à Fruges où nous procédons à la jonction avec Edern le barbu campagnard. Sur le papier nous jouons contre des équipes moins bien classées que nous à un ou deux points près.

     Aire dans la douleur

    Aire est à deux points derrière nous, donc la configuration alignée est une de plus fortes du jour. Lucas en joueur trois affronte un gamin. Le gamin est tellement jeune qu’à côté Lucas passerait presque pour un vieillard cacochyme [1]. Néanmoins sans faire de sentiments, ni preuve de compassion, Lucas l’exécute (le mot n’est franchement pas inapproprié) en deux sets. Edern débute le match 2 qu’il déclare vouloir en trois sets devant son adversaire médusé et un Jérôme qui regrette son intransigeance envers son pote. Tout en deux sets sinon je vais arriver à pas d’heure ! Apparemment le Nico ferait deux mètres au garrot pour un quintal et demi et serait assez à cheval sur les horaires. Après un premier set remporté dans la douleur 24-22 au bout du suspense, Edern s’avance vers le deuxième qu’il perd logiquement.

    JPEG - 515.3 ko

    Après un échauffement à la corde "Yanis staïle", Elise s’apprête à affronter sa première adversaire en simple depuis son opération. Jérôme s’arrache les poils, parce que ses cheveux, ils sont trop durs à attrapper. Ah ouais, parce que j’ai oublié de préciser le VOC D4 possède bien trois filles dans son effectif, mais Elise vient de subir une opération du cœur, Marie est tombé de face (eh oui de face et sans picoler) dans un escalier, et Emilie avait le bras dans le plâtre il y a pas un mois. Donc si on compte bien à elles trois ça nous fait un trois quart de fille, voir une fille en entier, mais une non-classée alors. Elise affronte une D4 rompue à la compétition. Le croirez-vous ?, Elise fait mieux que subir. Je ne sais pas si c’est Oscar Goldman qui a supervisé son opération, mais notre joueuse fait des coups extraordinaires, se déplace à la vitesse du son et expédie des dégagés qui mettent son adversaire en grande difficulté. Mais le charme est brusquement rompu lorsque Lucas demande le score. Elise lui répond 20-19 pour elle et son service à suivre. Et là Elise réalise son exploit. Presqu’au sommet du match, elle regarde en bas ! Et trois petits cris de souris dénutrie plus tard elle cède le premier set, et chute dans le second, parce que on a beau rigoler avec les implants bioniques, mais il faut le temps que la greffe prenne. Edern finit par gagner son match en trois sets, et on se dit qu’avec Patrick en joueur 1, la rencontre est bien partie.

    Oui mais voilà Patrick est parti ce matin à l’arrache en oubliant son bad. Pourtant il l’avait mis à charger la veille à côté de l’appareil photo numérique qui valait trois milliards, sur la petite console dans l’entrée. Comme si ça suffisait pas, il perd un verre, pas dans un bistrot au 421, non un verre de lunettes, donc il joue sans lunettes. Non, parce que franchement qu’est-ce qui est plus ridicule qu’un mec qui se balade avec des lunettes avec un seul verre ? Un mec qui joue au bad avec des lunettes avec un seul verre. Pour continuer dans le ridicule, Patrick nous sort le score éponyme 12-21 13-21, je ne me souviens pas qu’il ait pris une telle raclée depuis dix ans.

    Du coup on ne la sent plus si bien cette rencontre, surtout que quand il y a une pointe de pression dans l’atmosphère autant oublier Marie et Jérôme. Ils se prennent une correction dans le premier set, genre sévère. Dans le deuxième ils se trouvent enfin, mais un peu tard. Cette leçon vaut bien une défaite en deux sets sans doute.

    Pour finir, il nous reste le double homme star Dom et Jim. C’est le double solide, référence, d’ailleurs sans cris, ni trépignements, les deux compères nous ramènent en deux sets le point qui nous assure le nul. Ces gars-là, ce sont des rocs, des pics des péninsules. Et ils préservent notre invincibilité. Finalement cette journée s’annonce plus disputée que prévue.

     Longuenesse les retrouvailles

    JPEG - 78 ko

    La capitaine de Longuenesse c’est François un jeune ancien du club, l’année dernière il était encore avec nous à booster l’équipe poussive de D2 et d’en remporter le titre. Auréolé par cette victoire, il est débauché par le Qatari Longuenesse Club, dont la première partie de saison n’est pas tout à fait à la hauteur des espoirs de ses dirigeants (on parle de plus en plus de Laurent Blanc dans les couloirs). C’est pour ça que le VOC aligne une équipe fun face à l’avant-dernier du classement à l’entame de la journée. L’équipe fun ça veut dire que je joue deux fois, et contre le simple 3, un junior non-classé. Je me dis c’est bon pour l’estime de soi, mais que nenni, le gamin fait déjà 1m85, il a du répondant en puissance, en physique et il a un revers. Bref l’enfer. Je cède dans le premier et je suis à deux doigts de jeter l’éponge dans le deuxième, quand Jean-Marc m’assène (c’est un gars qui arrête pas d’asséner, Jean-Marc) : Purée ça sert à quoi que tu t’acharnes à faire des simples à l’entraînement ? Fort de cette légitime interrogation et des encouragements de Lucas et du reste de l’équipe, j’arrache le set. Puis les coups de boutoirs sur revers payent, malgré une entame de troisième set catastrophique, je remporte le match. C’est pas passé loin, et pour l’estime de soi, j’ai failli repasser.

    Pendant ce temps Emilie se tape le gros écueil de Longuenesse : la nana classée D2. Grande, jeune, souriante, accessible, autant de qualités qui te font haïr une joueuse de bad, et m’est avis que ça a dû être le moteur du premier set, qui échappe pourtant à Emilie pour deux petits points. Dans le second le classement fait le reste. Et je suis sûr que la douleur de son poignet, qui la lance terriblement les soirs d’orage, se réveille dans les points qu’il ne faut pas perdre. C’est dur de jouer quand on revient de blessure, et cette perfusion qui entrave ses mouvements ne facilite pas non plus les choses.

    Après c’est le choc Patrick François. François n’est pas simplement un traître sympathique qui a craché sur Longuenesse pour pouvoir goûter au haut niveau au sein VOC, et revenir à son ancien club toute honte bue, non c’est aussi un poivrot de l’effort physique. Je vous explique, Patrick sans lunettes ni bad perd logiquement le premier set. Mais il retrouve finalement son bad, il était dans le deuxième set en dessous de ses surgrips Karakal. C’est ballot. Du coup François est obligé de hausser son niveau de jeu alors que Patrick le fait galoper partout pis qu’un lapin. Vous avez forcément croisé une fois dans votre vie LE poivrot. Celui qui parvient à ignorer les avertissements de son corps, franchir la barrière de la gerbe, continuer à picoler pour errer dans les mondes inexplorés de l’avant-coma. Et bien François c’est pareil, il ignore tous les avertissements de son corps. Il est près à aller jusqu’à la syncope plutôt que de laisser un set. Bon là il laisse le set et il va vomir. Dans le troisième set son corps se rappelle davantage encore à son bon souvenir et Patrick qui a flirté lui aussi avec le rouge dans le deuxième remporte son simple, non sans s’être niqué le dos dans la bataille.

    Edern vient facilement à bout de son adversaire en deux petits sets. On peut pas en dire davantage, vu la rapidité de l’Edern des cavernes. Oui Edern est à un stade de la barbe, où il ressemble plus à un de nos ancêtres, voire à un cousin de nos ancêtres qu’à un hipster écolo-terroriste.

    Elise et moi sommes associés dans le mixte face à la terrible D2 et à François qui vient de se faire humilier par un vétéran. Elise c’est la gagne à tout prix, mais je me souviens que François est un bon gars. Perdre deux matchs consécutivement contre des vétérans saperait définitivement sa confiance. Et il affronte juste après Sait-Etienne-au-Mont qui est à égalité de points avec nous. Je sais c’est mal de se livrer à de tels calculs, mais tel un Karabatic, je parie contre mon équipe. Elise se donne à 100%, elle crie tout ça, elle donne bien le change, moi je fais semblant d’être court sur les volants, d’être gêné par le service de fils de rien de François, par ses frappes de poussin, par le placement parfait et la présence de sa partenaire. Mais au final j’assume la perte du match et cette part sombre de mon être, qui fait prévaloir le résultat à la beauté du geste.

    JPEG - 432 ko

    Jérôme et Jean-Marc auraient pu gagner en deux sets, mais à force d’asséner on en met dans le filet. Pis en même temps le fumet délicieux des en-cas que Dominique déballe doit les déconcentrer. Comme il n’y a pas de fumet sans feu, Jim et Jérôme assènent à fond dans le troisième set et nous assurent la victoire dans le match et dans la rencontre.

    Cette victoire sur le fil nous remet sur les bons rails et ça fait toujours plaisir de rencontrer François en short sur un terrain de bad. L’avenir me donne raison vu que Longuenesse remporte sa confrontation face à Sainté.

     Fruges défié à domicile

    Jérôme nous quitte pour aller rejoindre son pote. Ah non, il a pas pris sa voiture. Tu vois bien quelle importance ce gars-là attache à l’amitié quand même. Loin des yeux, loin du cœur. Fruges est juste un point derrière nous et il est temps qu’on le mette sur les i. C’est l’équipe type qui est alignée (sans moi dedans ça fait plus sérieux), en commençant par le double homme inamovible Jim et Dom et le mixte qui déchire, Marie et Lucas.

    Nos rocs, nos pics nos péninsules sont égaux à eux-mêmes et balayent toute vélléité d’opposition de la part de leurs adversaires. Ce n’est plus un double, c’est un rouleau compresseur. Encore une victoire en deux sets pour nos deux ténors. Pas besoin d’hurler pour avoir une voix qui porte, à bon entendeur !

    On retrouve enfin notre Marie boule de vice, renarde des surfaces qui plante des contre-amorties ravageuses et Lucas la brute qui frappe tout ce qui franchit le cap Marie-Lauresque. Seulement il nous font des sueurs froides ces deux-là, et il faut toute l’expérience de Marie la bleue (pas parce qu’elle débute, plus eu égard à la teinte de sa peau par endroits), toute la fougue de Lucas le fébrile et tous les cris d’encouragement de toute l’équipe pour que le match bascule enfin en notre faveur dans le troisième set 24 à 22. Enorme. Presqu’autant que la combinaison cannelets meringues dans un tupperware de Marie.

    Bonne nouvelle, Patrick sent à nouveau son dos ! Mauvaise nouvelle, il lui fait horriblement mal. Edern prend logiquement la place de joueur numéro 1 et cartonne de nouveau un cadet en deux sets. Oulà ça tourne à la punition pour Fruges, surtout avec Lucas qui a senti le sang. Tel un Tyrex face à une brebis attachée à un piquet, Lucas s’acharne sur son pauvre adversaire avec la sauvagerie primitive du super prédateur. Et la laine ensanglantée vole dans tous les sens, les bêlements apeurés de sa victime n’y changent rien Lucas ne lui laisse que 11 points répartis sur les deux sets. Et hop une victoire assurée.

    Emilie hérite d’une D3. On ne peut pas se la couler douce tout le temps. Ceux qui s’attendaient à une boucherie en sont pour leur frais, car Emilie se défend plutôt pas mal, on a graissé les roues de sa perfusion aussi. Les deux sets sont suffisamment disputés pour ne pas avoir à fuir sous les huées de la foule.

    Comme Dominique vient juste de fêter son anniversaire, son cadeau, c’est un joli simple numéro 2. Teigneux va souvent de pair avec petit, tout le monde connaît un petit teigneux, moi-même par exemple je su... connais un petit teigneux. Eh bien l’adversaire de Dominique est un grand teigneux. Pis comme il sont rares, les grands teigneux, ils sont encore plus teigneux. Bref, le gars ne lâche pas le moindre point, pourtant Dominique en face fait bonne figure, mais le teigneux de haute taille ne voulait pas repartir sans son point en deux sets. En même temps Edern et moi l’avions repéré, et ne nous sentions pas la force de franchir l’obstacle.

    Et malgré tout nous voilà avec une victoire décisive dans notre escarcelle.

    Pour conclure

    Comme dirait Dominique, nous sommes toujours invaincus cette saison et plus que jamais en course pour le titre. Au classement provisoire, nous pointons même en tête. La dernière journée sera véritablement décisive. Nous affronterons alors dans une bataille féroce et forcément épique, les deux seules équipes qui peuvent nous barrer la route du titre presque suprême. Vraiment le truc de l’année à ne pas manquer, surtout si on a déjà joué pour cette équipe #TuSerasOùYanis.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Un nul, deux victoires.

    En détail :

    Boulogne 3/3 Aire
    Boulogne 4/2 Longuenesse
    Boulogne 4/2 Fruges
    Les scores

    [1faudra pécho le dictionnaire pour ceux qui connaissent pas le mot, pour les autres je peux savoir pourquoi vous avez cliqué là ?