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    Le signal

    vendredi 4 mars 2016, par Joss

    La troisième journée peut paraître contrastée sur le papier, nous devons effectivement affronter Méricourt et Arras les 11è et 7è provisoires et finir avec Vitry le 3è qui est juste derrière nous car nous sommes, nous sommes... ? Deuxièmes, merci Yanis qui s’endort au fond près du radiateur. Comme le résume Edern avec son tact et son sens de l’analyse hors pair, il est temps d’envoyer un message fort.


    Comme d’habitude lorsqu’on peaufine ses feuilles de match une semaine à l’avance, on découvre l’avant-veille voire même la veille des disponiblités nouvelles, par exemple Juliette et Jérôme. Néanmoins il est difficile de refuser l’apport exceptionnel de compétiteurs d’1m80 au garrot, dotés d’une frappe de demi-orc. Et je ne parle pas de Jérôme. En sus de mes deux contrarieurs de feuilles de match propres et imprimées qualité laser, l’équipe habituelle est au grand complet, Emilie, Marie, Edern, Patrick, Dominique, Jean-Marc et Jocelyn, juste de quoi remplir la moitié de la salle Calypso à Calais où nous nous rendons. Heureusement mes précieuses feuilles ne seront pas raturées, vu que je les oublie avec les lunettes chez moi avant de partir.

     Méricourt, sueurs froides

    Sur le papier la rencontre paraît deséquilibrée, 2è contre 11è, donc j’aligne l’équipe "le hasard fait bien les choses". On commence avec les doubles : Jérôme et Jean-Marc, Marie et Lucas. L’échauffement pas assez approfondi, les lumières dans les yeux et aussi un peu le passage au travers du match handicapent fortement le double homme et énervent Jean-Marc tout pareil. Alors que Patrick lui conseille juste d’essayer de dégager un peu plus loin, on voit le meurtre dans les yeux de Jim, si on est attentif on distingue même une décapitation à l’agrafeuse de bureau. Même Jérôme il n’ose pas moufter, et quand Jérôme ne moufte pas, c’est défaite en deux sets. Dans le même temps Marie et Lucas déroulent le match parfait, la fille en face est un petit peu tendre et Marie, des filles tendres, elle en mange trois au petit déjeuner. Hum, je me demande si je ne vais pas reformuler...

    Ça nous fait un score de parité quand débutent les simples homme 1 et 3. Patrick en numéro 1 déroule dans le premier set, comme d’habitude. En joueur 3 c’est moi face à un jeune P2 (P pour padawan je vois pas d’autre explication) et comme d’habitude je me fais malmener par le bout du nez. J’ai jusqu’à 7 points dans les dents, je remonte, mais m’incline tout de même. Le deuxième set est à l’image du premier, je suis mené tout le long, jusqu’à 17/13. Incidemment je constate que c’est pareil pour Patrick sur le terrain d’à côté 20 à 18 contre lui. Et là tu gamberges forcément, quand tu repenses aux journées précédentes où Pecpec nous a fait des craquages inexpliqués, tu dis "Pouah ! pourquoi cette composition ?, si je perds le match et si Patrick ne se ressaisit pas on va faire 3-3 (au mieux) contre les 11è au classement ! Fallait bétonner mon petit vieux !" Puis en tant que joueur tu te révoltes. Je remonte encore une fois au score, bien coaché par Lucas qui me conseille de faire jouer le gamin d’en face qui est, du reste, d’une correction et d’une politesse exceptionnelle, ce dont il faudra absolument se débarrasser pour venir à bout des vieux salopards dans mon genre. Et je gagne le droit de faire un troisième set. Dans le même temps, Patrick sauve deux volants de set et remporte son match. De mon côté je continue de me faire mener tout le troisième set, mais juste de 1 point ou deux jusqu’à 19, je remonte une fois encore, puis je hurle une première fois à 20 après un rallye épuisant et enfin à 21 quand je remporte le match. A y est c’est ma première victoire de l’année, hé, hé.

    Nous menons 3-1 avant les simple dame et simple 2 homme, Emilie et Edern. Emilie est face à la jeune tendre du mixte et Emilie, elle est pire que Marie. Ne nous repète-t’-elle pas à longueur d’entraînement : "la vie c’est comme dans AMC The walking dead, c’est tuer ou être tué, apprends à te défendre, je le ferai pas à ta place, si je te vois la tête dans une flaque d’eau, je la maintiens jusqu’à ce que tu aies la force de te dégager." ? Elle laisse cinq points sur deux sets, oui c’est pas une faute de frappe, une moyenne de 2,5 point par set à sa malheureuse adversaire. C’est limite si elle va la saluer à la fin du match. - En général je ne salue qu’à partir de 6 points minimum, nous confiera-t’-elle plus tard. Edern affronte dans le même temps un petit jeune plein d’enthousiasme qui l’accroche dans le premier set, puis s’effondre dans le second, bien usé par le travail de sape édernien, qui en fait l’un des joueurs les plus détestés du circuit.

    Nous tenons notre première victoire de la journée, plus ample qu’on l’aurait mérité. L’année dernière je pense qu’on aurait fait un nul.

     Arras, le retour du double

    Normalement on commence une fois encore par les doubles, mais le mixte c’est Emilie et Jérôme. Hors la famille de Jérôme, qui doit assister au triomphe paternel, n’est pas encore arrivée. Du coup on commence par le double homme et le simple féminin, dans l’ordre, Dominique, Jean-Marc et Juliette. Dominique a passé une demi-heure à l’échauffement avec Jean-Marc histoire de canaliser ses envies d’homicide avec objet contondant, c’est donc un double homme parfaitement huilé qui tombe à bras raccourcis sur la paire arrageoise. Ils font admirablement le job en ne laissant aucun espace à leurs adversaires en deux petits sets. En revanche pour Juliette, c’est une autre affaire. Il y a quatre classements d’écart en faveur de son adversaire, mais une tête de moins. Deux têtes ? Mettons une tête et demie. Et elle est en jupe, mais Juliette à la surprise générale en dégaine une aussi, ça équilibre tout de suite le match, la peur change de camp. Presque au moins dans le premier set Juliette sert magnifiquement, monte et conclut au filet. La pieuvre [1] est présente sur tous les volants. Malheureusement son adversaire n’est pas une perdrix de l’année et commence à mieux dégager, mieux placer, bref fait rugir ses quatre classements d’écart et remporte le premier set. Dans le deuxième elle continue d’appuyer là où ça fait mal (Emilie apprécie ça) et termine logiquement sur une victoire nette.

    Ensuite c’est le simple 1, Lucas la star omnisport qui s’y colle face à un gars qui court partout. Alors je vous le dis pour les nerfs, c’est usant, deux gars qui courrent partout sans jamais avoir l’air d’être crevés. Et bin vous le croirez peut-être pas, mais Lucas, il joue intelligemment. Jamais une dépense d’énergie inutile, jamais un gros smash de fond de court, jamais une amortie trop haute. Il joue juste, l’écart n’est jamais au delà de 2 points,mais toujours en sa faveur. Bref du match, je dirai pas chiant parce qu’il faut voir ce qu’ils cavalent, mais maîtrisé.

    Alors Edern tu vois, c’est le gars, il voit une feuille de match, sur un support en bois, bin il se torche avec. Il est noté joueur 3, mais il joue joueur 2, tranquille sous les yeux de son capitaine, tout juste s’il ne fait pas un doigt d’honneur en se tenant les couilles. Heureusement il a le même classement que le joueur 3. Le prix citron il est pour lui. Le travail de sape est pareil qu’avant, dès le premier set avec un léger relâchement dans le second, mais rien qui puisse faire espérer son adversaire. Du coup Patrick joue en numéro 3 et maîtrise son match de bout en bout et nous permet d’engranger quatrième point synonyme de victoire.

    Reste Emilie et Jérôme, dont la famille est au complet, face au numéro 1 arrageaois et à la fille qui a disposé de Juliette en deux sets secs. C’est la première fois que Jérôme joue avec Emilie en compétition, voire tout court, autant dire qu’on ne miserait pas un muffin fourré Nutella sur cette paire. Et on aurait tort, parce que Jérôme encore tout bouillant de honte face à sa misérable prestation en double homme donne tout ce qu’il a et Emilie fait preuve d’une belle présence et pas seulement d’esprit. Ils perdent sur le fil le premier set, mais ne se découragent pas pour autant dans le deuxième. Les gros coups de boutoirs que Jérôme assène le long du couloir ceux d’Emilie qui rabat tous les volants ont raison des arrageois dans le deuxième set. Malheureusement toute l’énergie dépensée fait défaut dans le dernier set. Là Jérôme moufte, et quand Jérôme moufte, c’est défaite en trois sets

    Néanmoins l’essentiel est acquis, la victoire dans cette rencontre offre le tremplin idéal pour la confrontation face à Vitry le troisième de la D4.

     Vitry, la pieuvre frappe comme un demi-orc

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    La composition de l’équipe, c’est ESSENTIEL, c’est pour ça qu’on aime bien changer à la dernière minute. Sous les conseils avisés de Dominique, on blinde les simples avec la même configuration que contre Arras, Patrick me remplaçant en joueur 3 et moi prenant le mixte. Nous commençons par les simples, Lucas en 1 et Patrick. L’adversaire de Lucas ne paye pas de mine, mais il joue juste, ses volants sont très bien placés et pas d’efforts inutiles, on reconnaît bien là le vétéran. Seulement ça ne suffit pas pour battre Lucas qui est monstrueux en ce moment. Le match est vraiment plaisant à voir, surtout quand Lucas le gagne en deux sets. Que je suis content d’avoir cédé à Patrick l’honneur de disputer le simple 3. Son adversaire est un gamin en pleine ascendance, puissant qui court partout. Le match est relevé, mais Patrick arrive habilement à contrer les velléités de son jeune adversaire en deux sets. En même temps il s’entraîne tout le temps avec Lucas.

    Ensuite arrive Edern face à Stéphane (pour info c’était l’arbitre en rouge de la veille en Nationale 3 et je l’avais battu en 2013 super difficilement quand il jouait pour Beaurains, lors du premier interclub de Yanis qui nous avait rapporté que des défaites, ha ha). Hé bien le vétéran de Vitry se défend plutôt pas mal dans le premier set, mais le travail de sape d’Edern, qui en fait, n’oublions pas, l’un des joueurs les plus détestés du circuit, ne lui laisse aucune chance dans le second. Nous avons trois points dans notre escarcelle alors que le premier set est déjà bien entamé dans le double homme.

    Dominique et Jean-Marc sont à la manœuvre, et le match est tout à fait disputé. On sent que les points peuvent être parfois finis plus tôt, mais Dominique ne veut pas s’épuiser à smasher dans le premier set. Nous le remportons tout en maîtrise. Dans le second c’est pareil, Dominique ne veut toujours pas s’épuiser à smasher, sauf une fois où ça n’a pas marché, du coup il préfère l’usure avec des défenses parfois incroyables, heureusement Jim est là pour faire le ménage. Avant que Juliette entre en lice nous avons les quatre points qui nous assurent une nouvelle victoire. Il s’agirait d’envoyer un message fort maintenant.

    Pas moins de quatre classements séparent les deux filles en faveur de son adversaire, mais une tête de moins. Deux têtes ? Mettons une tête et demie. De toute manière il n’y a que Dominique qui la regarde dans les yeux sans lever la tête... Bref nul dans l’équipe ne s’illusionne sur la victoire, surtout pas Edern (qui en fait un des joueurs les plus détestés du club). C’est un duel de cogneuses et ça cogner Juliette elle aime bien, c’est vazy que je t’envoie le plus loin possible derrière et qu’après je t’envoie encore le plus loin possible derrière, je serai contente que quand ton bras pendra sur le côté, inerte avec si possible un muscle explosé dedans. Et quand Emilie m’annonce 21 à 18 dans le premier set je n’y crois pas : - Juliette 18 points contre une D9, waho. - Non, non c’est Juliette qui remporte le set ! - WAH-O ! Dans le deuxième notre pieuvre a le tentacule moins vif, mais ça continue à envoyer du lourd, Juliette sert merveilleusement, mais ça ne suffit pas à remporter le set. Dans le troisième on assiste à un effondrement. 7-0 fanny paye un coup au bar, 11-1 fanny paye un deuxième coup au bar, c’est énorme, c’est Juliette qui brise la belle mécanique de Vitry. Son adversaire est écarlate, elle n’en peut mais, et Juliette en profite sans se précipiter. Elle remporte son premier match en trois sets de toute sa vie, elle danse comme Ali devant le corps inanimé de Foreman, Juliette bomaye crie la foule en délire. L’artésienne devait jouer aussi le mixte, mais trop usée elle se fait remplacer.

    Du coup Marie et moi entrons en lice. Aussi incroyable que ça puisse paraître, au bout de 11 ans d’interclubs ensemble, on commence un peu à avoir genre des automatismes. Et contre des gens moins bien classés que nous, on est même capable de gagner parfois. Malgré mes services un peu pourris, et grâce à notre science conjointe du placement nous remportons le premier set. Lors du changement de terrain mon adversaire me salue même d’un "bien joué", moi qui suis tellement peu habitué aux compliments, je réponds : - mais le match n’est pas terminé, c’est que le premier set. Comment ruiner un début de bonnes relations inter-équipes. Dans le second, on déroule tranquillement, Marie tient la baraque sur les points importants et je peux frapper comme une mule l’esprit serein. Et quand je frappe comme une mule l’esprit serein, c’est victoire en deux sets. Incroyable une deuxième victoire consécutive à mettre à mon actif !

    Nous remportons la rencontre 6-0 contre le troisième, c’est simplement incroyable et inattendu quand même. C’est le message fort que voulait faire passer Edern qui en fait l’un des joueurs les plus détestés de cette compétition.

     Pour conclure

    Avant la dernière journée de championnat, nous pointons à la première place provisoire en ayant écarté successivement tous nos rivaux directs. Si ça c’est pas un parcours de futur champion, c’est un parcours de roi des couillons. Nous sommes encore capables de réaliser les deux, quoique j’ai de plus en plus de doutes, parce que les joueuses-eurs sont de plus en plus solides et motivé-es, avec notamment trois filles complémentaires. La dernière journée nous opposera à Lens le leader jusqu’à aujourd’hui, chez nous à Boulogne. Au passage je glisse un grand merci à François qui a eu la grande délicatesse de ne pas être présent avec Longuenesse la première journée contre nous (comme par hasard), et faire un gros résultat la troisième, en obtenant le nul contre Lens (comme de bien entendu). Au V.O.C. on l’appelle l’infiltré ou bien encore Donnie Brasco. C’est genre un code que seuls les initiés peuvet décrypter - clin d’œil, clin d’œil [2] -

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Trois victoires.

    En détail :

    Boulogne 5/1 Méricourt
    Les scores
    Boulogne 4/2 Arras
    Les scores
    Boulogne 6/0 Vitry
    Les scores

    [1Tous droits réservés Matthieu

    [2à la Yanis