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    Champions mais presque

    vendredi 15 avril 2016, par Joss

    L’ultime journée des interclubs est la journée où il ne faut pas se louper, nous sommes en tête et nous affrontons Lens qui est à un petit point derrière nous, une équipe du milieu de tableau et la lanterne rouge. Allons-nous réussir à soulever une coupe en plâtre cette année ? Resterons-nous invaincus cette saison ? Réponses à l’issue de cette journée voire de cet article si nous en venons à bout tous les deux. Sinon il y a un lien direct pour la conclusion.


    Pour ce dernier déplacement à domicile on prend les mêmes et on recommence : Juliette, Emilie, Marie, Lucas, Edern, Patrick, Dominique, Jean-Marc, Jérôme et Jocelyn sont de la fête. Marie nous a fait une bonne nuit de trois heures et je sors péniblement d’une grippe. A ce sujet si les lignes qui suivent paraissent incohérentes, c’est pas entièrement intentionnel, étant dans une sorte d’état ouateux pendant la durée de l’interclub. Par exemple, est-ce possible qu’il y ait un gamin assis à ma place à la table de marque en train de faire une punition, que malgré 12 croques seulement disponibles il en reste tout de même à la fin de la journée, ou alors qu’il existe des dés à coudre en forme de gobelets ?

     Verquigneul, le rouleau compresseur

    Etant encore convalescent je ne sais pas bien l’ordre des matches, mais dans la série "tout ce qui ne te tue pas a vraiment tort" Emilie dans le simple dame fait encore fort. Non contente de battre son adversaire elle l’humilie davantage en ne lui laissant que 6 points par set. "Si t’es pas faite pour le bad, reprend le tricot" a-t’-elle l’habitude de jeter à la face de ses partenaires d’entraînement (Elise si tu nous lis...).

    Continuons avec le double mixte, en dépit de tout ordre chronologique, parce qu’en général on embraye pas un mixte juste après un simple dame quand on n’a qu’une seule fille. Notre mixte : Marie, une bonne nuit de trois heures avec Jérôme Da Killa. Et bien le premier set est super serré, mais malheureusement perdu sur le fil. Le second c’est la fessée pour nous deux duettistes du dimanche (c’est le cas de le dire).

    Je ne vais pas trop épiloguer sur les trois simples hommes, de joueur 1 à joueur 3, Lucas, Edern et Patrick ne laissent que des miettes à leurs adversaires et pis pas des caloriques, surtout Edern qui a un peu une mentalité à la Emilie, mais dans un bas de soie. Je ne m’étale pas sur la popularité que ça lui confère au sein du badminton départemental.

    On va finir avec la première épreuve du triathlon de Jean-Marc et Dominique. Il faut savoir que ce dernier a (légèrement) fêté son demi-siècle (ça passe quand on s’amuse) la veille avec son partenaire de double. Du coup ils laissent passer un volant de premier set, histoire de suer un peu de bière en s’inclinant 21/23. Ensuite ils remportent les deux suivants ce qui leur fait trois sets à 21 points de moyenne, ce qui est plutôt sympa quand on est vétéran 12.

    Nous commençons magnifiquement la journée avec un joli 5-1 au compteur. De bon augure avant d’affronter l’ogre lensois.

     Lens, la bonne recette

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    ADRIAN !
    Ouch !

    Juliette (frappe de demi-orc, 1m80 au garrot) se prépare à affronter la pièce maîtresse de l’équipe lensoise. La lensoise est une compétitrice impitoyable, elle vient de s’essuyer les pieds sur la fille de Saint-Etienne qui a tenu la dragée haute à Emilie lors de la deuxième journée. C’est la Ivan Drago de la D4 qui vient de tuer Appolo Creed à mains nues. Et c’est là qu’on s’aperçoit que Hollywood c’est bien du flan parce que Ivan Drago s’essuie aussi les pieds sur notre brave Rocky-Juliette en deux petits sets, malgré ses "Adrian" hurlés vers Guigui.

    Patrick nous fait de l’Emilie en tant que simple 3, deux sets, moins de 10 points par set pour son adversaire malheureux. Il faut pas le faire jouer en numéro 3 l’Patrick, c’est comme agiter un surfeur réunionnais devant un requin. Edern déroule aussi en moins saignant mais deux sets et c’est tout.

    Arrive enfin le match de la saison le R6 lensois face à Lucas, Monsieur 100% de victoires, qui a gagné tous ses matchs en deux sets cette saison. Dans le premier set, pas de Lucas, sûrement parti quelque part déguisé en schtroumph pour se rouler dans la boue. Dans le second on retrouve partiellement celui qui fait sa loi dans les simples 1, mais en beaucoup trop timide. Il craque à 22/20. Quelle pitoyable gestion de la pression malgré un coaching avisé de Bastien, pense-t’-on du côté du bas de soie. Ça nous fait donc du 2-2 avant les doubles.

    C’est à ce moment-là qu’arrive l’erreur du capitaine. J’ai prévu de ne faire qu’une seule rencontre, un double mixte, vu que je suis encore convalescent. Du coup pour défendre au mieux mes maigres chances, je voulais m’aligner contre les derniers, genre. mais c’était sans compter sur Jérôme, ouais tu comprends, ma femme n’est pas encore arrivée avec les enfants (toujours cette excuse !), ils ne vont pas me voir jouer et tant qu’à sacrifier un match - le mixte lensois c’est de R6 et la tueuse - autant que ce soit toi. Du coup je m’aligne avec Marie une bonne nuit de trois heures. Nous avons existé pendant le premier tiers du premier set, et j’ai même servi un ace (oui, oui, moi le service le plus pourri de doubles de l’équipe). Après nous sombrons dans une dignité relative.

    Tous les espoirs du titre reposent alors sur les épaules de Dominique et Jean-Marc. Et un grand coup de froid s’abat sur la salle Degand à la fin du premier set concédé par notre double homme. Dans le deuxième set, nos deux rois de la pression (en 50 s’il-vous-plaît) renversent la vapeur. Enfin le troisième est mené de bout en bout tout en maîtrise. La deuxième étape du triathlon est bouclée.

    Nous sommes donc toujours en course pour la plus haute marche du podium et toujours invaincus comme dirait Dominique.

     Loos, la lanterne rouge

    Pour jouer la sûreté face au dernier de la D4, l’équipe type est alignée.

    Edern joue encore le simple 2 face à un adversaire qui souffre de quelque chose. Edern a le respect des gens qui souffrent, c’est pour ça qu’il laisse 19 points à son adversaire dans le premier set. Puis dans le second, Edern trouve que ça va bien cinq minutes et abrège ses souffrances en lui en laissant 6. "La popularité je m’en bats les steaks" répète-t’-il à l’envi en dévorant - sans les mains - sa pièce de bœuf crue tous les matins. Quant à Patrick il nous fait du super régulier deux sets sérieux, pas trop d’angoisse, sans dégoûter l’adversaire. Du carré comme on aimerait en voir plus souvent.

    Juliette est opposée à une gamine pleine d’avenir. Et Juliette fait le job au début du premier, mais ne parvient pas à trouver la faille. Et qui dit gamine pleine d’avenir, dit aussi physique increvable. Juliette concède le match. mais bon se disent tous les observateurs, c’est pas grave. Tous ? Non, un vétéran résiste à l’optimisme ambiant.

    Puis vient le mixte Emilie et Jérôme. Sa petite famille est arrivée en force, les enfants sont devant leur punition (certain même au sens propre). Alors en face il y a la fille qui est bonne et un gars nettement moins. En mixte c’est "tape la fille", ce que font consciencieusement notre double, sauf que là les volants reviennent et méchamment. Le premier set est donné à l’adversaire. Dans le second, c’est très serré jusqu’au bout, mais la lucidité fait défaut à 23/21. Loos revient à égalité.

    Bon c’est pas grave voilà Lucas qui arrive, notre Monsieur 99% de victoires en face d’un brutal. Le gars n’est pas mauvais, et il a un smash terrible. Du coup Lucas le met en orbite, sûrement pour tester sa défense. Son adversaire n’en demande pas tant et le crucifie dans le premier set.

    On va faire un nul prophétise gravement Dominique.

    Heureusement Lucas renverse complètement la vapeur dans le deuxième set qu’il remporte facilement. D’aaaaccord, c’était une tactique pour fatiguer son adversaire... Le problème c’est que dans le troisième l’adversaire il est pas fatigué (IL N’EST PAS FA-TI-GUÉ !) et Lucas se retrouve perdu comme il y a deux ans, où la tactique pour le battre était de lui smasher droit dessus. Retour vers le futur, et PAF ! Lucas encaisse sa deuxième défaite d’affilée, et le titre s’envole...

    Il nous reste l’unique espoir de finir invaincus avec notre paire bien mature (tu aimes les matures ? Viens rejoindre Jim & Dom dans leur hammam privé à 10 minutes du centre ville). C’est le dernier match de la saison et de la journée et les bougres décident de faire durer le plaisir (tu aimes faire durer le plaisir ? Viens rejoindre Jim & Dom dans leur hammam privé à 10 minutes du centre ville). Bref ils concèdent classiquement le premier set, mais ils sont menés voire malmenés dans le deuxième. Et là, le drame. Leurs adversaires obtiennent un volant de match. La seule défaite que nous déplorerions sera-t’-elle dûe à la lanterne rouge du championnat ? Un autre grand coup de froid s’abat sur la salle. Mazette ils sauvent le volant de match ! Puis après trois autres points crispants, ils obtiennent le droit de faire un troisième set ! Je peux vous dire qu’on a hurlé (enfin moi j’ai hurlé). Dans le troisième la tension baisse, leurs adversaires savent qu’ils ont laissé passer leur chance et tranquillement Dominique et Jean-Marc remportent leur troisième match en trois sets de la journée. Le triathlon se termine bien.

    Le nul est un poil décevant parce que c’est contre le dernier, mais Loos s’est vraiment très bien battue et d’ailleurs son bas classement nous a étonné. Nous avons su préserver notre invincibilité cette saison, et ça c’est beau.

     Pour conclure

    Nous finissons donc seule équipe invaincue de la D4, à égalité de points avec le premier. Mais pas champions au sens strict, vu que ce qui départage les ex-æquo c’est le nombre de victoires, et nous en avons une de moins. L’amertume pourrait nous gagner, néanmoins tout l’effectif a tourné de manière harmonieuse, soit dix personnes quasiment toutes les journées. Alors c’est une délicieuse amertume qui nous gagne, celle d’une bière triple, ou d’un café chaud au petit matin (une bière triple au petit matin je ne vous dit que ça...), sachant que tout le groupe s’est décarcassé pour gagner au moins un match ou deux cette saison, qui devient ainsi une des plus belles de la D4.

     Voyons ce que donnent les chiffres

    Une victoire, deux nuls.

    En détail :

    Boulogne 5/1 Verquigneul
    Les scores
    Boulogne 3/3 Lens
    Les scores
    Boulogne 3/3 Loos
    Les scores