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    Les loisirs du V.O.C. en D4 Saison 2

    dimanche 20 novembre 2005, par Joss

    Alors dans la saison 2 on retrouve la plupart des héros de la saison 1, mais aussi de nouveaux personnages qui ajoutent de nouveaux rebondissements à l’intrigue. Bien entendu il y aura des surprises super surprenantes. Inutile d’essayer de percer les mystères à l’avance, le réalisateur nous a confié que le scénario est écrit le jour même ! La folie furieuse, tout ça pour vous garder rivé-e à l’écran.

     Préambule

    Bon déjà avant cette journée, le V.O.C. déplore l’absence de plusieurs acteurs majeurs de son équipe : un numéro 1, Eric "hundred percent" BONNINGUES, un numéro 2, Xavier "bear hugger" OUDIN, Cécile "flash in da eye" DUSSAUT et une incertaine Marie-Laure "la résistante" HUMBLOT. ’tain comment je vais faire pour composer une équipe digne de ce nom ? En même temps nous avons une nouvelle recrue Charlotte "rookie" VERPOORT et le noyau dur, Ricou "da exponential progress" STROMBONI, Guillaume "coup de (fusil) pompe" CONTART, Hélène "his angry girlfriend" TIZON, Jérôme "da killer" TELLIEZ, Jean-Marc "two barrels server" et moi-même Joss "da fuckin’ anglicist" KOLASA.

    On arrive sains et saufs à Montreuil à 8h30, ce qui n’est pas rien quand on monte dans la voiture d’un gars qui écoute Metallica. Bin justement en parlant de Montreuil...

     Montreuil, les filles essuient les plâtres


    Ricou est devenu numéro 1 (classé F2 et ouais !) et tient son rang de manière magnifique, style il s’excuse de n’avoir laissé que 4 points à son adversaire. Jean-Marc, à l’instar de moi-même, ne veut plus faire de simple, je l’aligne donc comme simple homme numéro 2. Un premier set tranquille lui donne une confiance surestimée, la preuve dans le deuxième, où il souffre comme un russe à Stalingrad pour finalement s’imposer au tie-break (en 1 point c’est dire s’il est mort). Ecarlate mais furieux il jure qu’on ne l’y prendra plus. Moi aussi j’ai dit ça... Jérôme nous fait un marathon match. Mais n’est pas killer pour rien, c’est la gagne, plus que sa technique qui lui fait remporter le premier set à l’arrache. Dans le second on se dit qu’il sera plus tranquille mais non. Il nous fait hurler cet homme-là. En même temps on a du frisson... Bon il s’impose et c’est bien ça l’important. Mais quel stress, mais la rage de vaincre c’est beau sur un terrain. Entre Charlotte en lice (si c’est français !). C’est sa première compète, d’accord ce n’est pas une excuse. C’est sûr elle est prise à froid par une joueuse technique, dans le premier set qu’elle laisse filer comme un eurostar vers Waterloo (la gare de). Du coup battant sa coulpe, elle écoute les conseils prodigués par son mentor Jim "two barrels" et explose dans le deuxième. Un peu comme le premier lancement d’Ariane 5 : tout va bien jusque 10 égal puis boum 3 fatals points dans les dents. Mais elle a un potentiel énorme cette bleue-bite, en plus elle écoute ce qu’on lui dit, et elle demande même des conseils ! Ricou ayant expédié son simple en moins de temps qu’il ne faut pour le taper avec deux doigts, je lui fait l’immense honneur de partager mon double homme.

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    Hélène et son fan club
    C’est bon de se sentir aimée.

    Nous dominons admirablement notre sujet, malgré un court passage à vide (bah alors Ricou ?) dans le second (second vu qu’il n’y a pas de troisième set). Pour finir la rencontre, après moultes discussions avec les intéressés (j’ai pour principe d’écouter les gens, mais si !, ok, seulement quand je n’ai plus de salive) j’aligne Guillaume et Hélène qui sont aussi ensemble dans le civil. J’ai aussi un autre principe, ne pas aligner des couples déjà formés (en cours de formation tu peux avoir des résultats, mais quand c’est du sûr et de l’installé, tu files droit dans l’mur). Un premier set super accroché perdu à l’extrême limite 13 à 15 mesdames et messieurs, malgré un Guillaume sur tous les volants et une Hélène créative (elle a même rabattu quelques volants !). Dans le second, catastrophe, Hélène tient à Guillaume à peu près ce language : Cours un peu, je t’ai déjà vu meilleur que ça. Guillaume déjà écarlate vu qu’il nous fait une version moderne de l’essuie-glace voit encore plus rouge, c’est l’engueulade, les non-dits au sein du couple ressurgissent boum : 1-15. Mais messe est dite. Nous remportons notre première rencontre de l’année.

     Lestrem et le simple maudit

    haut de l’articleAuréolés de cette magnifique victoire, nous rencontrons Lestrem (prononcez létrèm, sinon, c’est aussi ballot que de dire samère en parlant de Samer). Eric déroule encore un match sans accrocs, une petite frayeur dans le premier set, mais rien de grave, il assure le second et apporte un nouveau point au V.O.C. Ensuite c’est au tour de Guillaume "Cours un peu, je t’ai déjà vu meilleur que ça" de se défouler sur son pauvre adversaire qui ne lui met que 4 malheureux points par set. A ce moment-là Jérôme se pointe vers moi, - je ferais bien mon simple contre eux, z’ont l’air tendre. - oui mais non Jérôme, c’est moi qui fait le joueur trois. Pour un coup qu’on tombe sur une équipe qui n’a pas l’air dans son assiette en simple masculin exactement comme moi, je ne vais pas laisser passer la chance.

    Petit interlude
    Il y a une dizaine d’année, un petit garçon de 10 ans est perdu par ses parents dans une tempête lors de leurs vacances en Indonésie. Le petit Loïc, frappé d’amnésie est recueilli dans une lamasserie indonésienne (si il y a des lamasseries en Indonésie et au rythme où ça va il y en aura bientôt plus qu’au Tibet) qui pratique le badminton de combat. Dix heures de pratique quotidienne avec trois volants, un plume, un plastique, un acier trempé font de notre rescapé une machine à tuer du badminton martial. Au début du second millénaire, lors d’une tournée sportive organisée par la fédération indonésienne le jeune champion Taufik HIDAYAT rencontre Loïc lors d’une démonstration amicale. Loïc ne laisse pas une chance à son adversaire et le ridiculise en trois sets 7-0 / 7-0 / 7-1, à l’époque on jouait en trois sets gagnants de sept points. Taufik et la fédération indonésienne, humiliés mettent le jeune Loïc au secret et lui interdisent de toucher jamais une raquette. Pour effacer davantage l’affront, elle se bat contre les matchs de trois sets gagnants et rétablit les deux sets gagnants de quinze points. En 2004 le Tsunami permet, dans la confusion générale, à Loïc de recouvrer la liberté, le choc de la tempête réveille de douloureux souvenirs, mais lui rend la mémoire, il s’appelle Loïc LEFIEF et il habite à Lestrem. Traumatisé par les traitements subis il ne veut plus toucher une raquette de badminton, mais grâce à la persévérance et l’amour de son entourage, il se remet tout doucement à y croire, ses progrès sont évidemment fulgurants et c’est alors que son club décide de l’inscrire en D4 départementale.
    Je joue donc contre un jeune inconnu Loïc LEFIEF, déjà à l’échauffement je sens que ça va être difficile la qualité de ses revers ne laisse aucun doute sur la fessée que je vais ramasser. Pour faire court j’ai mis 13 points en deux sets malgré les encouragements énormes du banc boulonnais et la puissance sonores de mes hurlements. On ne m’enlèvera pas de l’idée que ce jeune homme a un passé bien fourni de badminton. C’est au tour d’Hélène de prendre une peignée, elle s’en acquitte d’ailleurs fort bien devant une adversaire en jupe. Guillaume et Jean-Marc ne font pas dans la dentelle et nous ajoutent un point de plus dans l’escarcelle, avec un magnifique plongeon de Guillaume pour inscrire le quinzième point. A Bercy avec une moto-cross, on appelle ça un "superman". Arrive le mixte à risque (répétez trois fois de suite très vite mixte à risque, c’est chaud, excellent exercice de diction) Marie-Laure incertaine la veille encore et Jérôme (pourquoi je lui ai pas filé mon simple ?). Ouais parce que Marie-Laure va faire la bellotte à Calais et se blesse à moitié une semaine avant l’interclub. En plus le sol est glissant et ça fait longtemps qu’on a plus eu de vrai blessé en interclub. Le résultat c’est que la peur fait déjouer notre mixte dans le premier set malgré une défense homérique de Jérôme, ensuite l’orgueuil d’appartenir à une équipe de haut vol réveille nos deux tourteaux (non, tourtereaux) et ils sont à deux doigts d’empocher le second set. Ceci étant un match nul ça nous fait toujours un point d’engrangé.

     Beaurains 2 et la contreverse du service de Jim

    haut de l’articleJean-Marc a envie de bouffer du lion et il veut s’aligner sur les deux derniers doubles de la journée. Je m’arrange donc avec Edith la capitaine de Beaurains 2 une connaissance de la saison 1. De même l’adversaire beaurinois de Guillaume l’année dernière met un point d’honneur à le rencontrer à nouveau. Ouais parce que Guillaume l’année dernière, il a eu un coup de pompe, mais chut ça le vexe.

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    Jean-Marc et sa padawan
    De ton service doit naître l’illusion.

    Ce sont Jean-Marc et sa jeune padawan Charlotte qui entament les hostilités. C’est sûr, il est des moments où je suis espiègle, voire moqueur, et quand j’ai vu Charlotte réclamer des conseils au service à Jean-Marc, j’ai ri en silence (si je peux le faire comme boire sans glouglouter, mais on a moins de plaisir). Tout le monde sait que les services de Jean-Marc sont faux, mais si on lui retire ça il ne vient plus au club, alors... Ceci étant Charlotte applique habilement les conseils de Jimbo en servant juste, quand à ce dernier, il déroule quelques aces qui ne sont pas sans intriguer quelques joueurs beaurinois qui m’en font la remarque. Pourquoi Jim "two barrels gun" : parce que sa raquette passe deux fois autour du volant, comme s’il avait un flingue à deux barillets. MAIS NON MA RAQUETTE NE PASSE PAS DEVANT ET DERRIÈRE LE VOLANT éructe-t’il à la face de ses contradicteurs beaurinois, et de nous faire une belle démo qui convainc les boulonnais. Puis vient la revanche de Guillaume, elle se profile à l’horizon dans le premier set, mais s’évanouit dans le second, en plus son adversaire, qui n’est autre que le contradicteur de Jean-Marc, n’arrête pas de le chambrer. Il y a des gens qui ne savent pas se tenir. Arrive le tour de Jérôme, je sens qu’il a confiance en lui :
    - On peut faire jouer Eric tout de suite, mon gosse a cessé de brailler du coup, bon, autant engranger un max de victoires et euh..., et c’est pour ça que je l’aligne immédiatement. Il nous perd un premier set laborieux, avec 30.000 excuses : le sol qui glisse, le sol plein de flotte, le comptage des points, et pourquoi son adversaire ne serait-il pas un joueur rescapé indonésien pendant qu’on y est ? Mais son entreprise de déstablisation de l’adversaire porte ses fruits dans le deuxième set qu’il remporte au courage. Seulement voilà, dans le troisième, il retourne dans le coin de terrain maudit qui glisse, plein de flotte et où on ne voit rien. Mais là c’est drôle il n’y a plus rien qui le gêne, il nous ramène de ces volants incroyables amortis, contre-amortis et finit par être plus mordant sur ses attaques pour remporter une nouvelle victoire en simple. Comme la sagesse populaire le dit dans un de ses milles dictons contradictoires, mieux vaut être plaigneu que vanteu. Ricou commence son simple. Après une longs atermoiements (- t’y vas c’est sûr ? - Oui.), Marie-Laure dispute un simple après une semaine d’arrêt complet dans un caisson hyperbare alimentée par les transfusions sanguines de coureurs transalpins en haute altitude.
    - Et Ricou ? Ah bah c’est déjà fini...
    - Combien de points pour son adversaire ?
    - Un.
    - Quand on est poli on dit "comment".
    - C’est pas "hein ?" mais "un !", un point.
    - Bah dis donc quand même. Et Marie ? C’est fini aussi ? Six points ? Pfuii, ça lui a fait du bien l’caisson, un peu pâlotte quand même, ouais mais c’était l’caisson de Mickaël.
    Deux points supplémentaires dans la carnasse nous assurent la victoire, remporter le double, c’est pour le point average. Et puis pour faire le spectacle, du coup je chauffe mes cordes vocales, et Jim répète mentalement les gestes au service, un passage devant le volant, un passage derrière. On fait tellement le spectacle qu’on est menés pendant tout le set. A dix/quatorze je me rappelle que j’ai tout de même un rang à tenir, et Jimmy sert à nouveau devant derrière (mais non je déconne, il ne sert pas devant derrière Jean-Marc, il sait bien que c’est interdit), enfin on recolle au score et mieux encore on remporte le set sur le fil. Le second est tout aussi disputé sauf que nous menons, et nous au V.O.C., on mène de bout en bout. Tiens je casse quand même le cordage de ma raquette du coup avec celle de Ricou je frappe comme une brute vu que c’est pas la mienne. Ca me fait penser que je vais avoir du mal à m’entraîner ces prochaines séances.

     Pour conclure

    Malgré une équipe réduite, nous commençons fort, en tout cas plus fort que l’année dernière, ce qui est pile notre objectif. Les automatismes de fin de saison dernière fonctionnent à merveille, mettre le dawa, rigoler comme des cons-nes, s’encourager mutuellement, et engranger des points de manière conviviale. Encore trois petites journées comme ça et c’est la fin de la saison (c’est pas évident de trouver une phrase définitive qui clôt un discours creux, j’suis pas énarque, moi hein).

    haut de l’article

     Voyons ce que donnent les chiffres

    2 victoires 1 nul.

    Boulogne 4/2 Montreuil
    Boulogne 3/3 Lestrem 2
    Boulogne 5/1 Beaurains 2

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne 2 SCORE Montreuil
    Eric STROMBONI 15/3 - 15/1 Stéphane MARETTE
    Jean-Marc MAUCCI 15/4 - 15/14 Pascal VENNIN
    Jérôme TELLIEZ 17/14 - 15/13 Nicolas LAMARRE
    Charlotte VERPOORT 4/11 - 13/11 Virginie LEFRANÇOIS
    Hélène T./Guillaume C. 13/15 - 1/15 Virginie L./Stéphane M. 
    Eric S./Jocelyn K. 15/3 - 15/9 Pascal V./Sylvain W.
    Boulogne 2 SCORE Lestrem 2
    Eric STROMBONI 15/9 - 15/0 Dominique DUBEAUREPAIRE
    Guillaume CONTART 15/4 - 15/4 Vincent BRUNEL
    Jocelyn KOLASA 6/15 - 7/15 Loïc LEFIEF
    Hélène TIZON 2/11 - 1/11 Sandra DOUBLET
    Marie-Laure H./Jérôme T. 5/15 - 13/15 Sandra D./Grégory C.
    Guillaume C./Jean-Marc M. 15/6 - 15/6 Vincent B./Olivier B.
    Boulogne 2 SCORE Beaurains 2
    Eric STROMBONI 15/0 - 15/1 Olivier HAULBERT
    Guillaume CONTART 10/15 - 9/15 Cédric MOLLET
    Jérôme TELLIEZ 10/15 - 15/10 - 15/10 Jean-Louis TURLOTTE
    Marie-Laure HUMBLOT 11/5 - 11/1 Edith DEVILLERS
    Charlotte V./Jean-Marc M. 15/5 - 17/5 Edith D./Olivier H.
    Jean-Marc M./Jocelyn K. 17/14 - 15/12 Cédric M./Jean-Louis T.

     Les photos

    haut de l’articleYeppeee, elles sont là. Magnifiques une fois encore ! Bravo Jean-Marc.