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    Une étoile est née.

    dimanche 29 janvier 2006, par Joss

    Sur le fil du rasoir nous dansons, déguisés en pom pom girl nous vaincrons.
    Loisir anonyme début XXIè s.

     Résumé des épisodes précédents

    Nous sommes leaders de la D4 devant Aire (à un petit point), ensuite viennent Verquin, Oignies et Leforest. Aujourd’hui nous rencontrons ces deux dernières. L’occasion pour nous de creuser le trou avec nos poursuivants, ou d’anéantir notre joli objectif. Nous rencontrons aussi Beaurains qui, au point average (que c’est laid cet anglo-terme, mais ça fait classe quand tu l’emploies en société avec un petit air affecté : - C’est vrai nous sommes numéro un, nonobstant notre point average qui est, osons le mot, tout-à-fait lamentable), est quand même le plus élevé en valeur absolue. En plus il leur manque un joueur. Nous jouons à domicile, les tout meilleurs du club et même les autres sont là, sauf Jérôme qui s’est fait mal l’avant-veille au dos, nos polos neufs sont sur nos dos, sauf Jérôme parce qu’il n’y a plus de XL, notre pom pom girl Frank "redhead" fait déjà le con, que le spectacle commence !

     Oignies, la dream team en action

    C’est un bonheur d’aligner trois purs-sangs en simple, quand tu penses que vu le niveau, Ricou notre numéro 1 habituel, invaincu cette année en interclubs, joue numéro 3 ! Patrick met deux roues de vélo à son adversaire, Eric Bonningues laisse 11 points au sien parce qu’il n’est pas à hundred percent, quant à Ricou, il décide de laisser 5 points maximum à chacun de ses opposants. A ce moment le doute plane. C’est trop facile, il y a un piège et il est en jupe. Il se referme sur Marie-Laure qui se bat merveilleusement dans le premier set, même si elle le concède. Dans le second elle s’effondre. On ne défie pas impunément une fille en jupe plus pantalon. Simultanément les doubles débutent. Je joue avec Xavier, et Charlotte s’aligne avec Jean-Marc. La force de Oignies est donc dans ses filles et dans ses doubles. Il nous manque une victoire pour remporter la rencontre. Mais Xavier dort sur le terrain dans le premier set, je suis même OBLIGÉ de courir ! Même si le score ne le reflète pas, nous sommes fébriles et ça dure super longtemps. Charlotte et Jean-Marc mettent une pilée à leurs homologues dans le premier set, et s’en prennent une dans le deuxième, une autre fille, une autre jupe. Nous entamons le second set, Xavier est réveillé, Charlotte et Jim remportent leur match, Xavier tente de me fairer croire le contraire, comme si j’ai besoin de ça pour me motiver ! Nous remportons le set et le match. Boum 5/1. Enorme. A ce moment-là, nous sommes toujours leaders. Il manque un joueur à Beaurains qui affronte Leforest, Guillaume est d’accord pour jouer avec Beaurains, mais n’étant pas à l’aise dans la peau d’un mercenaire gratuit, il concède son match en trois set tout de même. Ca augure à gauche comme diraient les romains.

     Beaurains, le coup de poignard dans la cheville

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    Eric a un impératif horaire, il doit être libéré à midi, j’vous jure ça gagne deux matches, et ça a des prétentions de star "je te fais l’honneur de jouer, mais à midi, tu comprends, il faut que je sois disponible pour ma femme qui part à 17h". Le badminton est un sacerdoce pour curés de combat, on ne le dit pas assez à l’entraînement. A 11h20 il commence son match et le remporte le temps de faire cuire un croque. Et pas brûlé le croque. Et c’est à ce moment que tout barre en testicules, Peggy débute son simple avec les mots maudits "plus vite je joue, plus vite je me barre". Le temps de marquer deux points, une mauvaise réception lui nique la cheville, elle souffre le martyr, du coup on la cache dans les vestiaires, on prétend que les gelines se cachent pour souffrir, Patrick lui met la bombe de froid en bombe, puis Marie l’emmène à l’hosto. C’est sûr elle quitte Angelier super vite. Ca calme quand même, jusqu’à présent les blessés chez les loisirs, on se foutait plutôt de leur gueule, mais là c’est pas pareil, parce qu’une Peggy qui ne te tourne pas autour comme un moustique une nuit d’été c’est du jamais-vu. En plus l’équipe perd d’une pierre deux filles.

    Pour corser l’affaire Xavier affronte un mercenaire de Lestrem, un certain Loïc LEFIEF. Attention Xavier est tout même une machine de guerre, mais ces derniers temps il ressemble plus à une grande épave bourrée d’amiante partie se faire dézinguer par des indiens qu’à un fier vaisseau fendant les eaux. D’ailleurs l’entame de match le confirme, malgré une allonge de 5 mètres en vertical (ok, ok, sur la pointe des pieds), il se fait déborder dans le premier set et prend l’eau au commencement du deuxième. Mais l’aura bienveillante de notre vieux mentor Patrick Peq-Peq, le protège d’une défaite humiliante en deux sets. Perclus de douleurs, fusillé dans sa chair comme dans son mental, par un Loïc avide de sang, notre géant s’affaisse à l’entame du troisième. Aveuglé par la sueur qui lui colle les paupières, Xavier exacerbe la perception de ses autres sens, sauf l’ouïe parce que les volants de Loïc, ils claquent. Il fait appel à toute l’énergie de ce monde, pour effectuer un Genki Dama qui seul peut terrasser son adversaire. Le problème c’est que cette technique prend du temps, heureusement il peut compter sur Patrick pour faire diversion. Patrick a une façon de te regarder jouer sans parler, qui mettrait mal à l’aise un merle dans un cerisier. Il remporte à l’énergie son match, le problème du Genki Dama, c’est que ton aura devient rouge, et manque de bol l’aura de Xavier se claque direct sur son épiderme. Ca fait longtemps qu’on a vu Xavier dans cet état, d’ailleurs il se barre fissa (j’vous jure on a des stars !). Guillaume exécute son match et son adversaire en deux sets. En l’absence de Marie-Laure et de Peggy, Charlotte accepte le défi de les remplacer au pied levé, et un double mixte inédit se met en place avec Pierrick. C’est son premier match de la journée, et il est remporté par cette nouvelle paire sans coup férir. Le double homme lui aussi est inédit : Kevin, the silent assassin, et Jimmy two barrels. Dans le premier set ils ont du mal à se trouver, malgré le gain d’icelui, et dans le second, ils démontrent une fois encore la qualité des doubles en loisirs. Très sportivement Mélanie, la capitaine de Beaurains remet son simple en jeu. Une fois encore Charlotte ne décline pas l’invitation. Et alors que c’est le coup de feu à la préparation des croques (j’ai bien fait de les beurrer la veille), Charlotte commence par regretter son choix vu la purge qu’elle prend dans le premier set. Cependant son adversaire ne joue pas en jupe, du coup Charlotte reprend pied dans le deuxième set et éclate magnifiquement dans le dernier set qu’elle remporte avec la manière. Indubitablement, on tient quelque chose avec les filles cette année. Nous sommes encore en tête, il faut finir en beauté la dernière rencontre.

     L'arbre qui cache Leforest

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    L’ultime rencontre de la journée est l’écueuil à éviter à tout prix : une équipe de jeunes en devenir. C’est le genre d’équipe pénible, infatigable, et dont tu sais que chaque joueur, vu leur progression, te sera inaccessible dans six mois. Là-dessus il faut adopter la technique du boa constrictor, t’approcher lentement l’air de rien, choper ta proie avant qu’elle ne file et t’enrouler autour d’elle, anneau après anneau jusqu’à lui briser les côtes et provoquer lentement son asphyxie finale. En même temps, j’aligne deux grosses cylindrées Patrick et Eric "hundred percent" Bonningues. Patrick se fait bousculer dans le premier set, mais des restes de rage de vaincre coulent encore dans ses veines, surtout lorsque son jeune adversaire le provoque malgré lui avec un cri de hargne vers 8 égal. Patrick décide de laisser à huit points dans chaque set. Quant à Eric il affronte le joueur qui a battu Guillaume quand il était mercenaire à Beaurains. Donc de la grosse calibrée. Eric remporte le premier set difficilement, et laisse filer le deuxième. En fait ils jouent pareillement, tout en placement fins, amortis subtils, pas du tout mon style, sauf que le joueur adverse place quelques frappes de bûcheron (normal quand on vient de Leforest bouarf arf arf). Pierrick entame le troisième simple face à un cogneur (ne dit-on pas ne va pas à Leforest sans ta cognée ? Pffrrrttt). De haute lutte, il remporte le premier set, alors que Eric laisse le gain du match après un troisième set acharné, mais de son propre aveu le manque de condition et d’entraînement lui ont coûté sa première défaite en interclubs sous les couleurs du VOC. Pierrick, à force de remettre les services faux de son adversaire se fait sanctionner à son tour dans le deuxième set. L’issue de la rencontre devient très incertaine alors que l’arme fatale V s’apprête à entrer dans la mêlée. Charlotte, à l’orée de son quatrième match consécutif, a quand même besoin d’être rassurée, en général c’est à ce moment qu’on sort son pipeau (- tu sais elle a perdu son premier match, en oubliant opportunément qu’elle a remporté l’autre en deux sets secs, non, non, elle est largement prenable). Et de fait, pendant que Pierrick s’évertue à remporter son match, notre jeune padawan, nullement impressionnée par la taille de son adversaire (une grande tige, mais c’est la loi de Leforest oh, oh, oh !), remplit la première partie de sa mission. C’est à ce moment que, galvanisé par la foule, Pierrick arrache un nouveau point pour Boulogne dans un final époustouflant, et signe ainsi sa première victoire en simple en compétition. Surtout il nous permet de rester en course pour la victoire. Juste après cette furie, sans quasiment un bruit, Charlotte continue d’entrer dans l’histoire de la D4 boulonnaise, un lui apportant un nouveau point.

    C’est au tour de Franck notre bleu-bite du jour de s’aligner en compagnie de Peq-Peq. Manque de bol, en face, c’est le numéro 1 et le numéro 2 de Leforest. A peine arrêtée, voilà qu’elle remet ça pour son cinquième match à la file, Charlotte n’a pas besoin de s’échauffer, elle partage son double avec Guillaume, je ne vous précise plus qui c’est maintenant que tout le monde sait qu’il a des problèmes gastriques quand la tension monte trop fort. Vous ne le saviez pas ? Charitablement je me permet de vous rafraichir la mémoire, ici et . Franck est beaucoup plus à l’aise dans ses oripeaux de pom pom girl que dans la peau d’un joueur, même de basse extraction. si on compte Patrick, ils ont réussi à mettre un demi-point chacun dans le premier set. Du coup ça décontracte les gars d’en face, et ce qui permet à Franck de luire faiblement dans le second set (honnêtement je ne peux pas dire briller). Non, non bravo Franck, mais tu ne reviendras pas en 4e journée. Mais j’déconne, j’taime bin gamin ! Quant à Guillaume et Charlotte, même s’ils sont accrochés dans ce match, ils le gèrent admirablement et nous permettent de remporter la victoire dans cette rencontre. Vous comprenez maintenant l’arme fatale V ? Cinq matches, cinq victoires et rappelez-le vous au début de la saison, personne ne la connaissait. Juste faire gaffe au côté obscur de la force, parce que des padawans qui basculent ça c’est déjà vu.

     Pour conclure

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    C’est de plus en plus énorme, nous augmentons notre point average de manière significative, nous signons notre deuxième journée consécutive avec trois victoires, mais derrière ces chiffres, il y a l’émergence d’une nouvelle génération de loisirs de combat qui émerveille les yeux fatigués d’un ex-compétiteur (vous aurez bien évidemment reconnu Patrick dans cette description). Maintenant il nous reste à vaincre Verquin et Croisilles à Leforest, afin d’exhaler le parfum ineffable du champion de D4 (en général ça se rapproche de la sueur d’ours qui se néglige).

     Voyons ce que donnent les chiffres

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    3 victoires.

    Boulogne 5/1 Oignies
    Boulogne 6/0 Beaurains 3
    Boulogne 4/2 Leforest 3

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne SCORE Oignies
    Patrick PECQUEUX 15/0 - 15/0
    Eric BONNINGUES 15/6 - 15/5
    Eric STROMBONI 15/3 - 15/2
    Marie-Laure HUMBLOT 9/11 - 0/11
    Charlotte V./Jean-Marc M. 15/1 - 5/15 - 15/2
    Xavier O./Jocelyn K. 15/8 - 15/5
    Boulogne SCORE Beaurains 3
    Eric STROMBONI 15/3 - 15/0
    Xavier OUDIN 10/15 - 15/13 - 15/10
    Guillaume CONTART 15/4 - 15/1
    Charlotte VERPOORT 1/11 - 11/6 - 11/0
    Charlotte V./Pierrick M. 15/5 - 15/7
    Kevin L./Jean-Marc M. 15/13 - 15/8
    Boulogne SCORE Leforest 3
    Patrick PECQUEUX 15/8 - 15/8
    Eric BONNINGUES 15/11 - 4/15 - 13/15
    Pierrick MARY 15/7 - 2/15 - 15/9
    Charlotte VERPOORT 11/6 - 11/5
    Charlotte V./Guillaume C. 15/9 - 15/10
    Frank T./Patrick P. 1/15 - 9/15

     Les photos

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    Si vous ne voulez pas avoir votre photo sur le site faites le savoir en adressant un mél à Joss.


    Cocasse : vous vous souvenez à la toute fin de la journée, quand j’essayais péniblement de regrouper mon bordel, Frank nous a fait un joli numéro de cascadeur. Bin il s’est niqué la clavicule ce nigaud. Encore un qui a bien fait de prendre un certificat médical de compétiteur. Et tout ça sans jouer !