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    2è journée
    2è journée

    J’me voyais déjà en haut de l’affiche

    mercredi 29 novembre 2006, par Joss

    en dix fois plus grand que n’importe qui mon nom s’affichait. Après notre éclatante 1re journée, le chemin se trace pour une domination sans partage du V.O.C. En plus on vient de toucher la coupe qui couronne notre magnifique deuxième saison. Franchement que peut-il bien nous arriver ?

     Coach, dessine-moi une équipe

    Après son mystérieux kidnapping par les Autres, Guillaume nous revient enfin en loisirs, les entraînements du mardi s’enchaînent merveilleusement à Daunou, personne n’est blessé, ni n’a de gros bobos nulle part, les nanas se tapent des simples de folie, après avoir été incertain, Ricou est présent ce dimanche, Jean-Marc a fait l’effort de venir à l’entraînement vendredi alors qu’il était en déplacement toute la semaine, tout va super nickel donc, mais... D’abord à l’entraînement j’arrive à accrocher Guillaume en simple, qui d’habitude est à deux galaxies de mon niveau, ensuite Xavier pareil, alors qu’il est presque aussi éloigné de moi, pour finir je ne remporte quand même aucun match le vendredi alors que je mène insolemment dans quasi tous les sets. Pire, je perds 10.000 matches en double associé avec Xavier, ce qui n’est jamais arrivé jusque lors. Bon on s’en fout, en général c’est pas moi que le président de Mégara appelle pour sauver tous les hommes, c’est le capitaine Flam.

    Il faut quand même composer des équipes dignes de ce nom, et c’est d’une simplicité enfantine. Si on veut gagner à tous les coups : Patrick Ricou Guillaume en simple, Charlotte, Marie-Laure en simple et double mixte, Jean-Marc en double mixte et Patrick avec Ricou ou Guillaume ou Xavier ou Pierrick ou Jérôme ou même moi en double hommes. Ah ouais mais il y a juste un problème tout le monde veut jouer deux fois minimum. Et où est la place de l’exploit, et où est l’esprit de Coubertin (j’lui casse l’oignon, moi à Coubertin, comme dirait Proust s’il était rappeur) si je compose cette "dream team" sur toutes les rencontres ? Alors c’est vrai les doubles hommes sont faits au petit bonheur la chance, j’essaie de juste faire attention que chacun ait la chance de briller au moins sur un match dans la journée. Voilà l’unique objectif quand je compose l’équipe le samedi soir ai lieu d’aller me soûler la gueule avec ma femme et ma fille à l’Horloge face Tintelleries, café de grande classe très bien tenu, Manu si tu me lis, tu me mettras un formidable de côté (lecteur-trice, tu dois te dire : oh putain ils ont dû mangé cher les loisirs du V.O.C.).

     Fruges, Austerlitz

    Justement contre Fruges, c’est une équipe "light" que le VOC déploie. Fruges est en retard on débute par le simple dame et le simple homme numéro 2. C’est Charlotte et Guillaume qui s’y collent et plutôt bien d’ailleurs, car si Charlotte doute un poil au début de sa partie, elle maîtrise son adversaire plutôt habilement en lui faisant visiter tout le court. Guillaume balaie son adversaire. Le reste de l’équipe de Fruges arrive enfin sous les regards courroucés de Charlotte, c’est pas la fille patiente, ’faut pas croire.

    Ricou et Jérôme affrontent respectivement les numéro 1 et 3 frugien, frugois ou encore frugalien. Jérôme nous sort un match de grande classe très accroché, personne ne veut lâcher et c’est le débit mental de Jérôme qui arrache dans un cri d’enfantement le premier set. Ricou fait de l’expéditif dans le premier, mais lache le deuxième set de manière assez incompréhensible. Alors que le banc boulonnais pense que les deux simples vont se jouer en trois set, Jérôme est mené 20/17 dans le second, l’empathie VOCienne et ses sympathiques encouragements en forme de cris d’ours à qui on vient de voler le miel permet à ce dernier (Jérôme, pas l’ours) de transcender son jeu pour ne plus laisser son adversaire marquer le mondre point. Dans - quasiment - le même temps Ricou remporte son match dans un troisième set aussi expéditif que le premier. Bon la victoire est acquise, reste le point average à assurer.

    Marie-Laure et Jean-Marc viennent facilement à bout de leurs homologues, reste le double homme composé de Patrick et de votre serviteur. On déroule relativement aisément la premier set, mais on se fait endormir aussi rapidement le second. Le troisième est à l’image du premier set, on se trouve carrément mieux (moi déjà à la base, je me trouve bien) et nous remportons notre première rencontre six à rien. C’est énorme, on va tout plier aujourd’hui !

     Aire-sur-la-Lys, Trafalgar

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    L’année dernière, nous avions remporté la rencontre face à Aire sur le fil. Une équipe remaniée nous fait face (en gros c’est plein de p’tits jeunes). Patrick affronte un gamin qui pourrait être son arrière petit fils, d’ailleurs dans le premier set, c’est ce que lui démontre son vis-à-vis. Mais Patrick est un diesel qui a besoin de chauffer, comme il le prouve dans les deux sets suivants remportés au physique (si c’est pas honteux à son âge de faire encore valoir son physique !). A quelques secondes près, Ricou entame lui aussi son match et alors qu’il est à un point de remporter son match, la salle se retourne contre lui (il faut bien ça pour empêcher Ricouminator d’aller au bout) en le faisant lâchement glisser, il se déchire un truc sous la cuisse. Abandon. Nous n’en sommes pas conscients alors, mais il s’agit bien du tournant de la journée.

    Penchons-nous un peu sur le cas de Xavier, nous ne reviendrons pas ad eternam, sur sa déplorable attitude capillaire de rescapé de woodstock, mais sur son incroyable capacité à dire tout et son contraire. "Tu peux me mettre n’importe où je m’en fous" déclarait-il volontiers vendredi. Bon dont acte, je l’ai mis n’importe où, sauf en simple. Mais voilà la vedette veut claquer ses frappes de bûcheron en solitaire. Du coup je bouleverse pour la cinquantième fois la feuille de match (à force je vais passer pour un dégueulasse à ratures merde !), tout ça pour que Môssieur se prenne une fessée dans le premier set, par un p’tit jeune (qui aurait pu, soit dit en passant, être l’arrière petit fils de Patrick). Certes la salle est glissante et les terrains beaucoup plus petits que chez nous autres, d’ailleurs, c’est pour ça que ça n’a gêné que nous (il y a eu une cabale anti-VOC chez les autres clubs depuis notre titre en D4, l’année dernière). Heureusement, il donne un peu de fil à retordre dans le second set, mais ça ne suffit pas à le remporter. Nous sommes menés au score, pour la première fois de la journée.

    Marie tombe contre une fille en jupe, et en général, c’est pas bon pour elle. Aaaah si Marie n’avait pas de trous de concentration !, bien des guibolles trembleraient dans leur jupe tendue. Malgré une défense épique, Marie cède en deux sets qui auraient mérité trois. Trois points à un, au mieux, nous ne pouvons qu’accrocher le nul. Il reste deux doubles, Guillaume et Pierrick, et notre extra-ordinaire mixte Charlotte Jean-Marc qui ont tellement d’automatismes qu’il jouent dans le noir contre des chauves-souris, seulement guidés par le son du volant. C’est spectaculaire de les voir évoluer quand on possède des lunettes de vision nocturne. Mais ces félons de Montreuillois, plein du ressentiment de leur défaite de la journée précédente, le savent et exposent notre double leader face au soleil. Notre pauvre couple chope mal au crâne tellement ils plissent les yeux et la paire d’Aire n’a aucun mal à empocher le premier set. Heureusement ils tournent dans le deuxième. Mais voilà le ressort est cassé, et malgré une résistance honorable, le vaisseau amiral s’abîme en mer de Montreuil. Quatre à un, ça fait lourd, lorsque Guigui et Pierrick tentent de relever le gant. Contrairement à notre mixte, c’est pas le soleil qui les gênent, étant donné qu’ils ne voient carrément pas le jour face à un double très bien rodé.

    Cinq à un on n’a jamais pris une dégelée pareille, c’est aussi notre première défaite depuis 2 ans. Bon là c’est sûr on a des adversaires en face, pas des victimes.

     Lestrem, Waterloo

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    L’année précédente un terrible Loïc Lefief nous fit perdre un point, heureusement il n’est pas là ce jour. Patrick s’aligne contre un joueur affûté comme la faux de la camarde, je sais qu’il va souffrir, mais physiquement son adversaire parait friable à tous. Patrick mène le bal de bon en bout dans le premier set, mais se fait rattrapper à la fin et le laisse à son adversaire. Bon on le connaît tous notre bon diesel. En même temps Guillaume nous gratifie d’un excellent premier set face à un adversaire qui ne lâche rien. Le deuxième set de Pec-Pec est à l’aune du premier, notre bon diesel mène de bout en bout et le remporte logiquement. Le troisième est merveilleusement entamé, Patrick mène jusque huit point d’avance, alors que Guillaume force son jeu dans son deuxième set, commet des fautes grosses comme lui ce qui l’oblige à entamer un troisième set. Pendant ce temps le numéro 1 de Lestrem grignote doucement l’avance boulonnaise, c’est un combat incroyable. Le cobra noir face à la mangouste. Le régime alimentaire de la mangouste, c’est le cobra, MAIS il suffit d’une seule morsure du cobra pour que la mangouste passe du repas au trépas. La seule manière : essayer de choper le cobra derrière la tête, être toujours en mouvement autour de l’adversaire et attaquer sans cesse. Dans une détente formidable le cobra plante ses cochets dans la carotide de Pec-Pec la mangouste. Enorme coup dur pour le VOC, la première défaite en interclub de notre exemple à tous, celui dont on connait le jeu par cœur, mais qui nous empêche de le contrer, l’homme qui a mis en mot la "zone de divorce" en double, celui qui nous a montré ce qu’était le "shadow", celui qui dit "c’est parttttiiiii" toutes les dix minutes. Du coup ça casse les pattes à tout le monde, heureusement Guillaume nous déroule un troisième set parfait et permet au VOC de revenir à hauteur de Lestrem.

    Pierrick est notre joueur numéro 3, malheureusement les numéros 3 de Lestrem sont terribles. Il se fait éparpiller sur tout le terrain façon puzzle. Après il me demandera encore "pourquoi je ne joue qu’une seule fois moi ?". Non sérieusement en face c’est une pointure, comme je ne vais pas tarder à le découvrir d’ailleurs. Marie ne peut pas jouer, elle a mal au bras. "- Bin si je peux jouer, mais je ne fais pas de dégagés", bin pourquoi pas Marie, surtout que les dégagés dans le bad, c’est vraiment superflu, qui s’en sert d’ailleurs ? Heureusement c’est du gavage, parce que Marie nous régale en faisant courir son adversaire partout, mais étant donné que Marie décide que son adversaire, une guêpe qui l’assomme à grands coups de dard (j’me demande si l’image est parlante, est plus forte qu’elle, elle perd son match malgré une bien belle opposition.

    Bon en fait, c’est un bus touristique de Lestremois qui s’est perdu en indonésie il y a bien des années, et on a deux représentants en face, Xavier et moi, celui que Guillaume vient de battre, et celui qui vient de manger notre bon Pierrick. Malgré une superbe entame de match (le hurlement que je pousse après un ace...), nous sommes vite rattrappés et avalés sans même être mâchés. Des placements par toujours ad-hoc, et des adversaires qui se connaissent par cœur, j’suis sûr qu’il pourraient s’entraîner dans le noir avec Charlotte et Jean-Marc. Bref notre double concède le point de la défaite.

    Arrive un couple inédit Charlotte et Jérôme. La sylphide et le tueur. En face : la guêpe et le cobra noir. Le sang de Patrick a beau sécher sur les crochets du cobra, les morsures de la mangouste ont laissé des traces. Et Charlotte et Jérôme frappent où ça fait mal, le premier set est plié avec un score sans appel. Mais la paire venimeuse frappe aussi fort dans le deuxième set. S’entame alors un troisième set d’une intensité rare, Jérôme fait claquer ses smashes dans le silence d’une salle peu à peu abandonnée, aux flonflons du thé dansant, Charlotte virevolte au filet, gènempêchant les attaques adverses. Mais Lestrem ne lâche pas et le poison du cobra et de la guêpe frappe une nouvelle fois pour terrasser nos valeureux guerriers. A noter une énorme performance de Charlotte et Jérôme qui n’ont pas l’habitude de jouer ensemble.

    Cinq à un, une fois encore, mais l’ampleur de cette défaite est moins justifiée que contre Aire. Le partage des points aurait été plus logique, mais logique et sport n’ont jamais fait un couple heureux avec de la marmaille qui crie dans tous les sens.

     Pour finir

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    Tous les membres de l’équipe ont perdu (ou abandonné) au moins une fois au cours de cette journée. Ça aussi, c’est inédit. Cette saison notre objectif est de finir dans les quatre/cinq premiers. Naïvement, je pensais qu’on aurait un aperçu de notre niveau en D3 à l’issue des confrontations face à Verquin, mais on l’a eu beaucoup plus vite. Il y a une sacrée opposition cette année. L’amertume dans le sport, c’est comme dans la bière, si il y en a pas, c’est imbuvable. Et là nous étions en train de devenir un peu trop imbuvables, à mépriser nos adversaires comme des inspecteurs des finances qui se lancent en politique. Mais quoi ! Mesdames et Messieurs, le jour n’est pas loin où nous nous écriererons avec la larme à l’œil et des trémolos dans la voix : Boulogne ! Boulogne outragée ! Boulogne brisée ! Boulogne martyrisée ! mais Boulogne libérée ! libérée par elle-même, et par sa volonté de fer dans un gant de plomb.

     Voyons ce que donnent les chiffres

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    Une victoire, deux défaites.

    Boulogne 6/0 Fruges
    Boulogne 1/5 Aire-s/Lys
    Boulogne 1/5 Lestrem

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne SCORE Fruges
    Eric STROMBONI 21/13 - 18/21 - 21/8
    Guillaume CONTART 21/7 - 21/5
    Jérôme TELLIEZ 21/19 - 22/20
    Charlotte VERPOORT 21/15 - 21/15
    Marie-Laure H./Jean-Marc M. 21/9 - 21/15
    Patrick P./Jocelyn K. 21/15 - 10/21 - 21/13
    Boulogne SCORE Aire-s/Lys
    Patrick PECQUEUX 13/21 - 21/15 - 21/15
    Eric STROMBONI 20/15 - Abandon
    Xavier OUDIN 14/21 - 20/22
    Marie-Laure HUMBLOT 17/21 - 14/21
    Charlotte V./Jean-Marc M.  15/21 - 18/21
    Guillaume C./Pierrick M.  21/12 - 21/10
    Boulogne SCORE Lestrem
    Patrick PECQUEUX 19/21 - 21/17 - 19/21
    Guillaume CONTART 21/14 - 18/21 - 21/14
    Pierrick MARY 8/21 - 13/21
    Marie-Laure HUMBLOT 12/21 - 13/21
    Charlotte V./Jérôme T. 21/12 - 12/21 - 19/21
    Xavier O./Jocelyn K. 14/21 - 15/21