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    3è journée
    3è journée

    Saint-Etienne, sa salle en béton valonnée

    jeudi 4 janvier 2007, par Joss

    Pourquoi les vampires boivent-ils du sang, vu qu’ils sont immortels ? Si je suis immortel, je n’ai ni besoin de boire et encore moins de manger. Du coup pas de problème de transit, parce que le transit qui déconne, ça peut te rendre un dimanche de compétition bien délicat. C’est pour ça qu’ils sont balèzes en sport les vampires.

     Le béton précontraint quelle belle invention !

    Mais bon, t’es pas obligé d’en mettre partout, surtout sur le sol de ta salle de sport. D’ailleurs le président stéphanois nous prévient dès le début, "ici on est à la campagne, et pour celui qui est pas jouasse on a un fourgon bleu et une rivière profonde". Ok Francis, nous on joue sur portnin wak’ pas de blème. Bon aujourd’hui on affronte Verquigneul, Souchez et Arras. Les deux derniers sont nettement à notre portée, en revanche Verquigneul n’a concédé jusqu’alors qu’une seule défaite contre Verquin 1, l’ogre de la D3, et il nous manque Ricoutator et Xavier le Samson de la bringue. Sinon l’effectif est au complet et Pierrick foule pour la quatrième fois en un an et demi sa salle fétiche où il reste invainqueur.

     Verquigneul, c'est comme Verquin mais avec gneul à la fin

    Patrick vient de finir son café, c’est bon il est prêt à dégoûter son premier p’tit jeune de la journée. En fait il se prend une méchante claque dans le premier set, parce que le p’tit jeune il est plutôt bon et ne commet pas d’erreurs, mais bon le Patrick est un diesel. Guillaume assomme son adversaire en deux petits sets sans pression. De son côté l’ami Pec-pec remporte de belle manière le deuxième set. Ce qui est épatant avec lui c’est que à la fin du premier il m’a confié "je sais comment le battre, mais pour l’instant je n’ai rien dans les jambes ni dans les bras pour le faire". Bon bin il récupère tous ses membres dans le troisième, et hop encore un p’tit jeune de dégoûté. Bin ça nous fait deux zéro tout ça, ça augure plutôt pas mal pour cette journée.

    Pierrick entre sur le central sous les acclamations du public qui a reconnu en lui son anti-héros préféré, le Pierre Richard de la compète stéphanoise. Pis ça ne manque pas, malgré une belle bataille, car en face il y a du répondant, Pierrick se fait arracher le premier set après être revenu à vingt égal. Pis le gars de Verquigneul, attention, il connaît tous les trucs, style on s’arrête à onze points, pour se reposer et tout le toutim. Le second set est moins disputé, alors que Marie donne tout ce qu’elle a face à une joueuse classée ET en jupe, qui à mon humble avis n’a rien à faire en D3. Mais ça ne suffit pas dans les deux cas et Verquigneul revient à deux partout. Pierrick force l’admiration de son public en restant sans un set dans cette salle.

    Restent les doubles blindés du V.O.C. Charlotte/Jean-Marc et Patrick/moi-même. Bon comme j’ai écrit plus haut la nana de Verquigneul est vraiment un ton nettement au dessus et Jean-Marc est en phase d’incubation grippale. C’est-à-dire que notre couple star des loisirs ne se trouve pas, en plus Charlotte est énervée par son adversaire masculin (on n’a pas réussi à lire sur les lèvres du quidam, mais je crois qu’il a dû lui parler de sa mère et de sa sœur). En même temps en face, ils jouent sans génie mais sans erreurs et c’est ce qui nous coûte un point supplémentaire. Si on veut récupérer un point, il faut que Patrick et moi fassions parler la foudre. On se prend un grand seau d’eau glacée dans la tronche en s’inclinant comme des bonnes-sœurs devant batman en se demandant de quelle congrégation il fait partie. Sept malheureux points. C’est ce qui nous fait réa-rugir dans le deuxième set, j’me froisse une corde vocale et Pec-pec saigne de l’oreille, mais ’tain on extirpe le droit d’en disputer un troisième à la rage. En face c’est les deux p’tits jeunes du début, et eux n’apprécient pas d’avoir paumé leur simple. Dans le troisième nous sommes menés et pas moyen de revenir, mais c’est à cause de ce système de points, pas possible de se reposer un peu. Du coup on perd à nouveau un double. MON double merde !

    Deux à quatre au final, c’est notre troisième défaite d’affilée en championnat, encore du jamais-vu en trois ans de compète avec les loisirs. Il a manqué un Ricou ou un Xavier pour faire la différence en simple. Bin ça va être difficile même de se maintenir dans les cinq premiers.

     Souchez, la révolte

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    Nous nous préparons à affronter Souchez, le dernier du classement. J’inaugure une nouvelle configuration, Guillaume en joueur un, Pierrick en deux et Jérôme en trois. D’ailleurs Jérôme va aussi faire le double homme : je vais négocier pour faire jouer les simple numéro 3 en premier, les souchezois me répondent qu’ils jouent tous deux fois, je les regarde d’un air "pourquoi tu discutes, c’est pas négociable". J’vais pas m’amuser à leur expliquer pendant des heures que sous des dehors de brute sanguinaire, Jérôme est une petite chose fragile qui déteste enchaîner deux matchs dans la même rencontre ! Bref c’est lui qui ouvre le bal, et s’il nous fait quelques petites frayeurs dans le premier set qu’il remporte en se battant lors des points cruciaux, il maîtrise le second de main de maître. Il n’est jamais aux entraînements, mais il fait preuve d’une belle progression en interclub le bougre. Pendant ce temps Guillaume fait une démonstration inverse en explosant toute résistance dans le premier set, mais en étant acculé à sortir le mental dans le second. Deux zéro pour le VOC.

    Pierrick s’avance alors au ralenti, comme dans un film de la Metro, mais un récent avec des explosions et des millions de douilles sur le sol. Dans ses yeux les éclairs comme les globes de chez Nature et Découverte, tu mets le doigt dessus, ça fait un arc électrique. Armé comme du béton, avec un goût de fer dans le bouche (ouais il s’est mordu la langue), Pierrick dévoile la vraie nature du nantais qui en lui bouillonne. Ooouh ça va être un match à poigne. Finalement non, son adversaire se liquéfie comme un vulgaire T1000 dans de l’acier en fusion face à Pierrickminator. Deux sets secs, quinze points pour l’adversaire. Il ne reste pas l’éternel vaincu de la Salle de Pont de Béton, fini ce temps-là, désormais Pierrick rime avec Le Magnifique. De son côté Marie fait face à une grande gigue en jupe une fois encore. Et Marie se bat, il ne sera pas dit qu’elle échoue dès qu’une greluche en jupe se dresse devant elle ! Elle fait courir son adversaire, et vas-y que je te claque amorti, contre-amorti, dégagé, smash merdique, drive dans sa face. C’est beau comme du Audiard. Et ça marque ! Et en deux sets s’il vous plaît. Que du bonheur. Quatre à rien, enfin une victoire, reste le point average à peaufiner. Il nous faut faire parler notre culture du double.

    Alors le double homme c’est Jim et Jérôme (vu qu’il joue deux fois dans la même rencontre, exploit qui n’est pas donné à tout le monde), avec un Jim très malade, on est obligé de le porter jusqu’au terrain, parce que vu l’état de la salle son fauteuil roulant peut pas circuler sans se taper une ornière. C’est un match très disputé qui se gagne à l’arrache encore en trois sets, en fait j’ai pas le temps de voir la fin vu que je suis le partenaire de Charlotte sur le double mixte. Bin on a beau pas jouer souvent ensemble, on forme une équipe de feu et là je la tape modeste, parce que deux sets secs, seize points laissés aux adversaires dont une en jupe, je pourrais être emphatique.

    Bin ça nous fait une victoire à six à zéro, c’est bon pour le moral de toute l’équipe. A ce moment il n’y a pas un membre du VOC qui n’a pas gagné au moins un match. On est en course pour rester dans les cinq !

     Arras, le VOC s'affirme

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    Contre Arras, Patrick et Guillaume assurent les désormais "classiques" numéro 1 et numéro 2. A Patrick est opposé un briscard qui possède le même jeu que lui mais deux points en dessous de lui. C’est l’écart qu’a toujours essayé de rattrapper le valeureux arrageois. En vain. De son côté Guillaume est poursuivi par la malédiction du numéro 2 : le manque d’opposition. Il balaie son adversaire comme le vent les rues de Boulogne. C’est notre invaincu du jour, toujours vierge de défaite en simple en interclub cette saison. Deux zéros "classique".

    Jérôme est aussi encore en course pour être invaincu ce jour. Et attention malgré le déchainement des éléments naturels (soleil dans sa face, terrain gondolé et pluie sous les pieds) après une cheville touchée (je vous dis qu’il est une petite chose fragile) un changement de terrain, il nous claque du grandiose à dix neuf égal, il prend le service de son adversaire sur une faute de pied - énorme - !, et remporte le premier set dans la foulée (qu’il a douloureuse depuis sa chute). Mais voilà, l’évolution professionnelle de notre killer a raison des deux sets suivants. Jérôme est devenu acheteur, et vous croyez que ça n’a aucune incidence sur un match d’être acheteur ? Je ne vous parle pas d’un stress quelconque, non Monsieur se fait des restos quasi quotidiennement, et pis avec la fin de l’année arrivent les chocolats des fournisseurs , résultat : une surcharge pondérale impliquant une perte de condition physique. Jérôme ne sera pas le second invaincu du jour.

    Charlotte, quant à elle, affronte une grosse frappeuse / placeuse, mais pas coureuse. Du coup on assiste à une vraie opposition des genres, et dans le premier set, son intelligence de jeu permet à la pensionnaire du VOC de le remporter. Mais sa bêtise de jeu prend le dessus dans le deuxième, râââh peut-on perdre ce set à dix neuf points quand on a le gain du premier ? Mais le physique - qui a dit avantageux ? - de Charlotte (c’est elle la fille des loisirs qui court dans le civil) fait le reste dans le troisième, et le visage de son adversaire se confond dans un décor de coron, parce qu’il est rouge, mais alors même fort brique le rouge.

    Je devais normalement jouer avec Pierrick le double homme - et ce n’était pas pour lui déplaire, m’a-t’-il avoué ce coquin ! -, mais Jean-Marc au plus mal, dégoulinant de fièvre, m’assure qu’il ne peut pas assurer un double mixte de peur de courir - les gonzesses c’est toutes des feignasses me glisse-t’il discrètement à l’oreille -, du coup le double homme je vais le faire avec toi Jean-Marc. Et dans le premier set on explose tout, je dois servir deux fois dans le set, Jim fait une démonstration au service. Enorme. Dans le deuxième nous sommes menés de bout en bout et râââââh comment peut-on perdre ce set à vingt égal quand on a le gain du premier ? Dans l’ultime set nous sommes encore (mal)menés jusqu’au changement de terrain. Là nous prenons le service et nous ne lachons plus jusqu’à la victoire. Quatre à un, les deux points sont dans la poche !

    Du coup, la tension tombe pour le double mixte, d’ailleurs ce sont une Marie et un Pierrick laborieux qui évoluent sur le Suzanne Lenglen de Saint Etienne (le court où on n’a pas le soleil dans la tronche). Du coup il laissent échapper le premier set au ralenti. Tout le monde espère qu’il vont lacher le deuxième plus vite, mais non, ils ont de la fierté les petits et ils nous remportent le deuxième. Au début du dernier set ils nous font des frayeurs, si c’est juste pour nous pourrir une heure de plus cet après-midi, la blague n’est pas drôle, mais non, ils insufflent une nouvelle énergie à ce match et le remportent. Merci pour le point average !

     En conclusion

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    Nous sommes encore "dedans", mais il a fallu se battre. Même si nous pouvons légitimement nourrir des regrets (quoique, il y a quelqu’un qui sait ce que ça bouffe des regrets ?) face à Verquigneul, nous avons su tenir notre rang (pourtant ça glisse comme une anguille) face à des adversaires, certes vaillants, mais à notre portée. Maintenant pour que la postérité se penche à nouveau sur le lit parapluie des loisirs (il y a de moins en moins de berceaux), il va falloir aller chercher l’exploit contre les deux Verquin. Ca ne pourra pas avoir le goût d’une finale comme l’an passé, puisque nous ne sommes pas invaincus, mais si l’effectif est au complet, nous avons de quoi faire frémir ces écuries !

     Voyons ce que donnent les chiffres

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    Deux victoires, une défaite.

    Boulogne 2/4 Verquigneul
    Boulogne 6/0 Souchez
    Boulogne 5/1 Arras

    En détail (les victoires du VOC sont en gras) :

    Boulogne SCORE Verquigneul
    Patrick PECQUEUX 10/21 - 21/15 - 21/16
    Guillaume CONTART 21/10 - 21/13
    Pierrick MARY 20/22 - 16/21
    Marie-Laure HUMBLOT 12/21 - 4/21
    Charlotte V./Jean-Marc M.  17/21 - 17/21
    Patrick P./Jocelyn K. 7/21 - 25/23 - 14/21
    Boulogne SCORE Souchez
    Guillaume CONTART 21/10 - 22/20
    Pierrick Mary 21/7 - 21/8
    Jérôme TELLIEZ 21/17 - 21/10
    Marie-Laure HUMBLOT 21/14 - 21/18
    Charlotte V./Jocelyn K. 21/8 - 21/8
    Jean-Marc M./Jérôme T. 21/15 - 10/21 - 21/13
    Boulogne SCORE Arras
    Patrick PECQUEUX 21/18 - 21/19
    Guillaume CONTART 21/5 - 21/13
    Jérôme TELLIEZ 21/19 - 12/21 - 11/21
    Charlotte VERPOORT 21/16 - 19/21 - 21/10
    Marie-Laure H./Pierrick M. 17/21 - 21/16 - 21/17
    Jean-Marc M./Jocelyn K. 21/7 - 20/22 - 21/12