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    D3 - la saison intégrale
    D3 - la saison intégrale

    Prêt-es pour une séance de binge-watching ?

    mercredi 19 avril 2017, par Joss

    Cette année n’est pas coutume, devant la flemme incommensurable de votre serviteur, vous n’avez pas pu suivre les rebondissements infernaux de la dernière saison de vos héros favoris. Accrochez-vous à votre canapé pour cette séance de rattrapage qui va vous faire ingurgiter pas moins de 5 journées en une fois.

     Journée 1

    D’habitude on commence par le bleu-bite du jour, en l’occurrence il s’agit d’une bleue-bite, enfin une fausse bleue-bite vu qu’il y a fort fort fort fort longtemps elle a porté haut les couleurs du club. Il y a peut-être un ou deux fort en trop. Vous avez tous reconnu Saby. Alors je continue en racontant ses deux simples, le premier remporté plus que haut la main et le deuxième non. Je gonfle à mort sur sa microscopique pointe de mauvaise humeur après la fessée que lui administre son adversaire qui reste en pull, exactement l’inverse de Madonna avec Christina Aguilera, j’enchaîne avec habileté sur le simple dame de bonhomme d’Emilie, perdu certes, mais avec la manière, à la française, faisant suite à sa superbe victoire en mixte avec moi dans la première rencontre.

    Je n’hésite pas à bâcler le compte-rendu des trois victoires consécutives d’Edern, parce qu’il oblige ses élèves à les lire à haute voix en cours et avec le ton - seulement ceux dont la voix est suave - et que je ne cautionne pas ce genre d’agissements (il oublie toujours de faire citer l’auteur !). Je ne m’étends pas non plus sur les quatre victoires des Pecqueux père et fils, préférant circonstancier leur deux défaites, surtout le set de Lucas perdu 30 à 29, merci Lucas je ne crois pas revivre un tel moment avant longtemps.

    Je ne m’étends pas davantage sur le trou d’air de notre double-homme star Dominique et Jean-Marc qui passent à côté de leur premier match, mais avec l’éclairage tout pourri (j’en reparle pas plus tard non plus), ils ont la moitié d’une excuse, puis de leur deuxième match perdu en 3 sets de fous face à un double homme composé d’un gars et d’un viking de La Tourette (appelons-le Salgnar Gölfohr pour une meilleure compréhension). En revanche dans la dernière rencontre ils nous réussissent ce qu’ils font de mieux : gagner le point qui nous permet, à Marie et moi, de merder tranquillement notre mixte, fût-ce contre des adversaires beaucoup plus forts. Heureusement pour Marie, elle est associée à Lucas dans la rencontre d’avant, ce qui lui permet de briller de mille feux (on me souffle que c’était des paillettes de la bringue de la veille).

    J’oublie de mentionner l’éclairage déficient de la salle, surtout de préciser que j’ai appuyé deux fois sur le bouton poussoir lequel devait être pressé... hum, une seule fois ? Chut !

    Tout ça pourquoi ? Sûrement pas parce que je peux préserver l’invincibilité de l’équipe en prenant mes responsabilités avec 3 volants de matchs contre Salgnar Gölfohr le viking de La Tourette, et que je les merde. Du coup ce goût de la défaite que nous avions oublié depuis une saison et demie m’est revenue, et ma foi, c’est bien amer.

    Du coup on peut se dire à la Montel, ça y est c’est fini, être champion cette année c’est mort, ils partent de trop loin avec une défaite, un nul et une victoire.

     Journée 2

    On commence par une bonne nouvelle, le forfait féminin de Saint-Etienne-au-Mont. Du coup comme le capitaine stéphanois est matois mais sympa - à Sainté, les amendes sont sanctionnées par des séries d’électro-stimulation des tétons, dit-on, après on se demande pourquoi il y a tant de membres du VOC qui migrent à l’ABS - on négocie donc tranquillou une petite victoire des familles, au pire pour leur éviter l’amende.

    Vous connaissez tous Steel Baroud l’aventurier des neuf mers trois quart ? Et bien si Steel Baroud avait des ascendants normands à la cervelle grillée au chouchen, il s’appellerait Gaby. Gaby c’est le gars qui ne se déplace jamais sans son énnnoorme gourde en métal brossé de un litre et demi, des fois on ne sait même pas d’où il peut la sortir, mais c’est mafflu à emboucher. Bref une recrue de choix. Il fait le boulot en joueur 3 il remporte tous ses simples de la journée.

    En l’absence de Jean-Marc, je prends le relais du double homme avec Dominique et après des débuts difficiles avec un volant de match contre nous, nous remportons tout de même notre match face à Saint-Etienne, une défaite face à Calais notre bête noire et encore une victoire décisive en trois sets face à Audruicq.

    Patrick c’est pas son jour, non seulement il nous donne des conseils foireux en double homme il passe à travers ses deux simples contre Sainté et Calais, mais heureusement il se rattrape contre Audruicq. Le trou d’air du dimanche, c’est ballot, en Nationale, il n’aurait pas de problème le Patrick.

    Quant à Lucas c’est l’inverse, deux victoires et une défaite contre un pire joueur. Dans une saison il y a toujours un pire joueur. Un gars qui crie (oui mais non pas moi) au mauvais moment, juste après un point super facile, un gars de mauvaise foi (oui mais non pas Jérôme), un gars qui s’emporte pour rien (oui mais non pas moi), un gars infect avec sa partenaire. Bon et bin Lucas il perd contre ce pire joueur, en simple. Parce que en double associé avec Marie, il lui met la misère -, justifiée celle-là. D’ailleurs c’est leur seconde victoire de la journée après celle brillantissime contre Calais à l’issue d’un troisième set dantesque gagné sur le fil 22/20.

    Sabynator nous permet enfin de surmonter l’écueil calaisien. Calais est une équipe sympathique et difficile à jouer. Ils ont des filles qui nous ont toujours barré la victoire. Souvent nous partageons les points avec eux, de bonne grâce à chaque fois, attention. Mais enfin Saby nous offre une victoire décisive en éparpillant de la calaisienne et puis de l’adruicquoise dans la foulée.

    Nous signons cette journée avec trois victoires, ce qui nous fait remonter à la troisième place provisoire, eh oui baste ! mon bon Pat Montel, une remontée genre inespérée...

     Journée 3

    Elle ne commence pas sous les meilleurs auspices, vu que c’est notre double homme qui commence. Le matin le Jean-Marc est tout chafouin surtout quand on perd dans le double homme contre Longuenesse. Ensuite ça va mieux vu que Dominique et lui enchaînent deux victoires d’affilée contre Oignies, puis Grenay.

    En plus Longuenesse même puntion que Sainté avec une fille en moins. Il n’empêche que Steel Baroud doit s’employer pour battre son adversaire en simple 3. Ensuite Gaby déroule ses deux autres simples. Le gars bi (Gaby ha ha !) il vient avec un livre en interclubs quoi, un gros en plus. Mais sérieux il veut nous faire passer pour qui ? Il s’est pris un avertoche direct, exclu pour le reste de la saison.

    Alors le joueur 1, Lucas, il lamine. Toute la sainte journée. A-t’-il seulement sué ? Il aurait pu prendre une corde à sauter et frimer à la Yanis, mais bon il a la modestie dans le sang.

    Aaah Patrick il nous signe l’exploit du jour : se prendre un gros 3/21 dans un set. A son âge avancé il a encore des premières fois, c’est beau. Mis à part cette défaite en trois sets tout de même, il remporte le reste de ses matchs.

    Quant à Emilie, elle met une fessée à la fille de Grenay. Elle passe à côté de s’en prendre une à son tour face à la fille de Oignies, qui plane deux classements au dessus d’elle, 22/20 dans le second, ça méritait un troisième set.

    Marie a des fortunes diverses, avec moi elle prend un 7/0-fanny-paye-un-coup-au-bar et une belle grosse défaite en deux petits sets et avec Lucas elle survole les débats, bon survoler est peut-être un peu fort, mais gagner en deux sets, c’est pas volé.

    A la conclusion de cette troisième journée, nous engrangeons trois nouvelles victoires et nous nous hissons à la première place en compagnie de Beaurains 2. Patrick Montel n’en peut plus de s’égosiller.

     Journée 4

    Steel Baroud écarté pour infraction aux bonnes mœurs du badiste avec son exhibition indécente de gros livre, et Lucas pour cause de stage, il nous faut puiser dans notre réserve étonnante de talents divers en la personne de deux nouveaux bleus-bites. Martin, pas Martin matin, ni Martin malin, plutôt Martin qui s’aime bien et Yohann qui t’aime bien. Yohann c’est le genre bûcheron barbu qui fait des câlins constricteurs, quand il a fini, bin t’es mort étouffé par les débris de tes côtes dans les poumons. Tous les deux gagnent leurs simples, 3 matches pour Martin en deux sets et 2 pour Yohann en simple 3. Il y a pas à tortiller, ils ont assuré au pied levé.

    Surtout que notre deuxième rencontre de la journée nous oppose à Beaurains, il s’agit donc d’un match à 6 points entre les deux leaders.

    Marie dans son unique simple de la journée est opposée à une D9 donc à peu près trois classements au dessus d’elle et toute sa science du coup vicieux, du bras roulé et de la feinte d’épuisement ne peut mais face à son adversaire. Du coup, Elise et moi, nous prenons cher en mixte, d’ailleurs prendre cher en mixte est mon credo, non seulement de la journée, vu que contre Beaurains 2 je prends cher avec Marie-Laure cette fois, mais aussi de la saison entière.

    Heureusement Patrick assure le simple 1 et que Dominique et Jean-Marc, après avoir douté un petit moment dans le premier set s’imposent avec autorité dans le second. Nous remportons donc notre première rencontre, dans le même temps Beaurains 2 fait de même.

    Le double homme de Beaurains fait déjouer le notre, Jean-Marc et Dominique n’arrivent pas à trouver la faille, mais ils tombent dans le ravin. Elise malgré un beau combat dans le premier set, perdu d’un cheveu, abdique piteusement dans le second, oui piteusement mesdames messieurs, quant à Marie et moi, c’est pareil, mais je l’ai dit plus haut, personne ne suit, c’est quand même triste.

    Reste Patrick qui nous fait le trou d’air du dimanche au plus mauvais moment. cette défaite ne nous permet pas de partager les points. Sinon ça serait un match nul, eh il y a quelqu’un qui suit ou bien ?

    Du coup pour la dernière rencontre face à Beaurains 3, nous sursautons d’orgueil en monopolisant trois terrains (on se fait un peu engueuler aussi, mais là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir). Du coup en rage, j’arrive à expédier mon adversaire, Patrick fait de même, Martin aussi, et Elise entame un match marathon.

    Jean-Marc et Dominique nous assurent le victoire en remportant le double sans presque trembler, Elise après avoir concédé le premier set, met toutes ses forces dans le deuxième qu’elle remporte après une bataille féroce 25/23. Dans le troisième c’est à qui craquera la première. Pas de chance, c’est Elise, qui s’effondre complètement dans la foulée. Mais quel combat ! C’est la première fois que je vois Elise aussi acharnée.

    Pour Yohann et Marie, c’est une défaite en mixte, mais c’est normal, il n’y a que Lucas qui peut jouer avec Marie.

    Bref Montel reprend des pastilles pour la gorge en se disant "là on revient pas", deux victoires, mais une défaite face au leader, la saison est fichue, un nouveau strapontin de deuxième nous tend les bras.

     Journée 5

    L’ultime journée se déroule à Saint-Etienne-au-Mont avec déjà un forfait en poche, celui de Lestrem. Gaby Baroud étant désormais grillé pour le bad (on a reçu des enveloppes avec une balle dedans et ce mot "sui ki li dé gro livs fo pu ki remette lé pié dan une sal de spore") et Martin n’ayant plus besoin de points pour passer D9, je rappelle Edern. Et Yohann ? Ah oui merde c’est vrai Yohann...

    Ce bon Edern va éparpiller les espoirs de ses adversaires en simple et en deux sets certes, mais aussi en double mixte associé avec Emilie et en trois sets. On a droit à toutes les positions avec Edern. Emilie se bat comme une lionne pour remporter son simple dame dans la rencontre précédente, alors qu’elle sèche l’entraînement depuis près d’un mois et demi ! La rentrée sportive c’est du 100% pour nos deux revenants.

    Quant à mézigue je surfe sur la vibe de la journée précédente. Étant un véritable boulet en mixte, je reste sur les simples 3 que je remporte dans les deux rencontres en deux sets, en signant un exploit incroyable d’enchaîner trois victoires de rang, pratiquement du jamais-vu.

    Le double homme le plus régulier de la saison, Dominique et Jean-Marc pour ne pas les citer, récite une fois encore ses gammes et remporte ses deux matchs en deux sets, j’irai jusqu’à dire paisiblement. En revanche Marie souffre en simple et perd ses deux sets de peu en se battant jusqu’au bout. Associée à Pecqueux père, le mixte fait presque bonne figure, mais pas de troisième set non plus. De toute manière, Marie c’est la taulière, ça fait 11 ans qu’on la supporte en interclubs (en fait, on la supporte pas elle a horreur de ça) et manque de bol le seul gars avec qui elle peut jouer est absent les deux dernières journées. Ah on me souffle dans l’oreillette qu’elle va faire un mixte avec lui au Déboulonné... Ça va envoyer du lourd !

    Patrick en simple 1 nous fait une dernière journée à l’aune de sa saison, un match gagné rapidement en deux sets suivi d’un calvaire hyper crevant en trois sets qu’il finit par perdre par manque de lucidité, ce qui est énorme de sa part.

    Du coup nous ajoutons trois victoires à notre escarcelle déjà bien pourvue, espérant un faux pas du leader Beaurains 2. Patrick Montel va sûrement nous hurler à l’oreille qu’il n’a jamais vu ça.

     Fin du suspense (de brebis)

    BOUYAAAAAA WE DID IT (Fichtre, nous en sommes venus à bout), Beaurains 2 chute trois fois lors de la dernière journée. Nous sommes (de toutes les peurs) donc champions de la D3, la plus grosse division dans laquelle nous avons évolué depuis 11 ans, après 3 saisons passées aux places du couillon (2è, 3è etc.) ! La chance - je veux bien entendu parler de la réussite du champion - nous sourit enfin !

    Pour ma dernière saison, c’est une satisfaction énorme, mais je tiens évidemment à remercier tous les membres de cet équipe formidable, ceux qui ont fait la saison complète, ceux qui ont fait une pige ou deux, celui qui lit des gros bouquins (iva crevé sa geulan san dan le canivo), celles qui sont écarlates dans l’effort, ceux qui sont silencieux, ceux qui gueulent (comment ça celui qui gueule ?), celui qui invente des règles (il a presque participé cette année, et c’est aussi un taulier de l’équipe, Jérôme si tu nous lis : merci), celle qui attend un heureux événement, ceux qui gagnent, ceux qui perdent des fois, mais de peu et même ceux qui perdent de beaucoup. Bref merci pour cette super saison !

    We are the champions, my friend-end....

    Le classement final sur Badnet
    Les résultats par journée sur Badnet


    Pour ceux qui seraient déroutés par mes références à Pat Montel, ce petit visionnage ne peut pas faire de mal :